\ OLUME. IL.
ABONNEMENTS :
Canada et Etats Unis -
Union Postale -
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en
LA LIBERT
Directeur: HECTOR HEROUX
De t à Papaut le Mu ‘
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LE ru { Op: il i Pie VII { x de eruce”
lUIX de cro } e de Pie IX exp 3 par la lutte TR
i pu lan Mauiso Savoke doi irres mtiennent
! Le feat de Léon XIIT fou usément
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urcle [ pit 10 le le Pie X., Mais “religio
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XIIT et de Pie X, apri \ défaite éclatant lu modernisme ?
Î vu | pontifes annonçarent si peu un
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D) r'avag dout | ent irvenir, et des dé
en Malu avait d \ii mA [l et C4 nl
é] es d f le nvaté t ivait lp) od illuient
(fl [ } point l'Eg Hit à terre 1. np ] ments qu |
A: ie étaie il intissement lus à la guerre, On
ivait à tort supposé qu mulnit parler de la désertion des autels
Il songeait à de vastes provinces le Ja chrétienté devenues une vaste
uliture anonvime, où s'ouvraient 4 fosses un peu partout, si
héme on avait la te ns | le ouvrit Pie » < comprit atuix tout
derniers jours de sn vie ju'avait signifié Malachie:; il donna
exemple ca urir À ceux qui allaient mourir.”
trimestre
| vel honneur : i= \ phai s. An moins
l levoi roll / Pres { Dati vi op H n'avait
l'E 1 ith jiit fra (| le | gieinp L Î n'a
tation de s'attaquer ment à nous plutôt
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l Il Va ie] taubo (nn l 1 ©! o Nous,
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Î { ous havolls is til bal iinentf s sur les
\ 0 lu Congri les Métholdistes, nous 'e \von ‘ul
\o ons Ineên | ': | lan fl 1 surlet ("est
‘une autre ul que 1 e naissn les plaintes
il { ur Î Méthodist
\ quelqu [EL \ rep Î y à put paraitre fort
F est qu'hab et ne fait ter le \ ) Tee
F roit frapper fort en reproduisant des 4 des extraits
l'un article paru dans la ( le Paris, cot | s pertes de
Lo & holiqu aux Etats-Uni { tait, l le savions I
1 en ax s parlé ie avant qui l {a la «
irt "L ji [EL ft ni ) u alions pertes notlus
liqu 1 ke uses, Au gruud dépluisn in grand il
da F l’r« s devo véaftiru ju | |
{ ii le | 5 itho!l s perl il Eglise r'prenassent
lux in CE | œlt | Ï l pré “to net 0 l'empir
l irs rs et r< s, de ce que la vie religieuse leur
\ppa \ formalité « là erficialit vucun d
es miatifs que met € Congrès des Méthodistes ne fut
facteur dans « le i Catholia 1
{ \ le / P CS hihi 2101] HE) l
| ulage”, sinu par tu léploraïent ces pertes
impossibilité matérielle 1 I tact, en relations, avec |
êtres, ax l'Eglise, on pa soleine ins des régions protes-
antes où par un trop grand « unement des centres de vi re|
rh ou encore el surtout pau nat TELL ki 1rètres parlant la
inmgüe de |
U Ù vftir rotestai et êti considét
tu { 1 port fréq enter le Lempie Et cest
cela jue dénoncait le Congres Méthodiste, Un ithol que le cett
trempe ne se peut imaginer, Xe point fréquenter Tégl nous
ignorons ce que c'est. Et aujourd'hui, où l'on constate l'accroisse-
ment de l'indifférence religieuse chez les protestants, nous pouvons
afGrmer que loin de décroître, la vie religieuse dans PEglise Ca
tholique ne se fait q is intensi \ l'occasion de ka mort de
Sa Sainteté Pie X, la plupart éci ins protestants qui ont ap-
précié son pontiticat 0 ot \ éritiquant sa tique re
ligieuse--l'intensité de la ‘ le l'Eglise Catholique, Et
à cela, 11 v a une rais f quoi qu'il en d
Free Press, C'est qu'aujo onnme hier et con lemain, nous
n'allons point à | entendre énoncer une doetrine que n
récevroms €@{ rejelerons » lon notre faut \isie, Nos 1! lées ou absences
d'idées, ÆEt si “pour de grandes communautés humaines, la vie re
ligieuse devient de plus en plus une formalité et une s iperficia lits"
comme le notait le Congrès des Méthodistes, tel n'est point le cas
des “communautés” catholiques. Pour elles, la vie religieuse est le |
grand objet de leur vie, une norme sur laquelle se doit régler leurs
=WINNIPEG, MARDI, 10 NOVEMBRE 1914
DIEU ET MON DROIT
“WEST CANAL
> CO. LTD."
619 die: M. ot
Garry 4264-4265
levoir q imande s et qu s \t EF le rev était ancré nu co du Français vingt« nq ansfrie formule et y ajouter selon
SOUSCPAI TE | pris e l'inspiration du coeur,
“uit à jam ‘ mnande « | Xe ste pas, mA chère amie
é |
hi ’ ( di des principaux nés. religieut mé. | I. sans but aux yeux des Japonai | qu'il n'est pus pen le lontemps
î rartant 1 f juomtation des ég dar st iruits |: \ il | L'id l'un € hpire colonial hantait les considére! quel à PAS DONC PE
: à * | j ' à \ : > pre so fr unce, à plhice des
É ti s p stants is son de r 1 ; 1 ta Chine s'offrait one Un champ propice
tu À } * dos: à : à EE à iomines francnises, en ce moment,
ée nb a fois t-11 l lit l r à «lise 1 | t pi de promess >]! \ilemagne intervenait conJonntement sa | .
ét ! | | 1 ! fi: r vee la Ru t ln Frar 4 > DETTE | vas QUF se sentir emne de pitié el
At } re d'x had fois | v à un off jeux ? FATE 1 laiss et [l tin pour en _ecartel te Japon “ait pour x prôte à 1 ipon lre wvec tonte In gré
() "1 | | l ombien de fois «4 juan 0) server sa propre piace Et fut pus long avant que Guillau hére 1 posstole au cri de détres-
i | 1 peut sage % point dk ommun àlme IT s'offr ‘ sion de m 1 dent à la curée chinoise, Pré dont l'écho vient jusqu'à notts,
tous? €" | j ts d’ rrogation q s spécie k ltextant le massacre de deux inaires allemands catholiques en [en nos paisibles ca um pagnes ?
t ad « t s églises de villes et aui con des ivre et | Chine « 1 m-intéervention de In France, protectrice des eatholi Vous vous demanderez peut
t rép Ï \ à l'église qu'u fois PR | ques, l'Allemagne ordonna à sa flotte de lébarquer en 1S97 dans la [ etre, cepe dant, de quelle manière
! lé ! nbre d'éghiss aux Etats-Unis vstèmetbaie de Kino-Tehéou, Un mois 4 mi plus tard, la Chine cédait | “OU Dvez rendre votre con
' } " : ‘ours © ace 6 antique, enr :
berhft Drop + ñt a #4 ac l; à ! \ilemagne, pour quatre-vingt-dix-nenf ans tte baie que cours efh ce et pratique, « ur, JA
: hi TA NOTE | suppose qu'après avoir fait la re
l [1 MHVOITRAIL depuis Hip de re sl ’ er ve”
| j à l'al j e vue de vos tiroirs et mis de côté
Aux / J' Lait \ x n'autot oint 1 | FUt un Te a ain Ù 1pon. Et - comprend quand pour l'oeuvre qui déjà vous est
ul es À compai ) le leur église à « s ésrlises | VONRS. ŒUVIHE: APETACE: Ne. forteresse allemande, bâtie en cette {éhère, un certain nonibre d'objets
rotéstante lp) ni te on émoIx Fa RU aie, serait pour les intérêts japonais et leur expansion naturelle. qui ne vous servaient plus et qui
tat obtenu ne serait po D nous tne source de dés on lrop faible pour protester, le Japon dissimula son mécontentement [seront si utiles bas, vous voulez
et attendit son heure. encore employer une partie des
Et l'Allemagre s'instaMa: maënifi juement et fortement, il fant longs loisirs que vous crée l'an
‘avouer, Dans petit territoire de 117 miiles carrés, le gouver- ei 8 eg 2 de vos doigts
nement du kaiser dépensa deux cent millions de piastres pour met- pour Ai x in France, x
) e : hr . Eh bien! permettez à nne vieil-
re en oeuvre et en état de défense sa nouvelle colonie. Il n'épur- 4 da:
, à * | tre il L'ù tale qui connait a vie char
Da rien pour aménager at ix les réts allemands di :
DANSE. à M Fo sat A . Fe pe NS NE ct" mante de la campagne, pour en
| “ovince de Chan- dun climat salubre, avi , $ * joui
meme | l province ‘ rt À oung, NU « AU alu re, avant une popula avoir joui lougtemps, de vous
+ F pa - L + ; tion robuste et laborieuse de 26 millions, d'admirables gisements de donner quelques petites indien
Le proces 1 Réglement 17 jue le sénateur Belcourt vient de } ille | 49 At ‘A : da «
| + I , ; . hi TRES | lifférent iouitle et dé métaux et constituant une magnifh jue position strate- [tions dont vous ferez peut-etre
eva] LEO ler ÆNnux 1e1 se le cadre sImpie ere 0 TE , DE .
| pe [ue Le dire: Art Ot de Dé à gique en face de Pékin. votre profit, Tout d'abord, fuu-
É mINISSION es F s séparées awa et !le eparte- : F x = : À ler à " ‘A:
dE We à nr ‘4 Me ; y its à . rue Le Japon veilluit, En 1905, il triomphait de ln Russie et se {drait parler à vas amies de l'Aide
ment EE LE LGF 1 { il )'OVIT + ntario, Yo Se als ) J : 2 : . : 0 : * h ñ Cyr “ Û 0
nent l : 1C4 à \i “ l È à ya | ait “éder Port-Arthur Un peu plus tard. s'annexait la Co it la him s mettre toute votre
Son 4athpieni di aTtis l JIUS 1 ne cliarte » pronieme l )11111- s .: ’ . d VU * n ,
il { | x Hi} à { € pre ve l 0 Peu à peu la champ d influence de 1 Allemagne se trouvait jolie eioquence, sl Con van ante
evisme fans Ontario, le droit des Canadiens f ais à tue leur vi, ve) ‘ ‘ quand vous le voulez, à les émou-
4 ï RE eue à » QUreN Japon mérdional et des terres devenues japonaises ou : sq
RTL SOÏ)E If une de “ommunication et d'instruction dans Îles | lu déventit Forin hp “a tthui à Corée voir en faveur des pauvres nin-
4 { voi e 11 evenir: Formose, PForta\rthur, lt orce, * :
écoles bliieu et soutenues de leurg denière, | à He Brie mans françaises qui souffrent,
M inateur Belcourt a démontré « lé: droit naturel ne ‘th 4 2, . [non seulement de savoir leurs
2 pt rar se ] area Sri te be Dr L'Allemagne se trouvant en guerre avec l'Angleterre, il était purs exposés aux bulles et aux obus
saine pédagogie eondamnent règlement 17. Cest une violation! facile an Japon de trouver dans ses ‘traités avec l'Anglererre des {munis encore de songer qu'ils ont
SAN j* Stats T2 . F ” nunrira | j , po : “ : , Ë à
le l'Acte de Amérique Britannique du Nord. Proserire la langue notifs d'invention dans le conflit. Une quinzaine après la déelara- | froid dans les tranchées profon-
frança les écol l'Ontario est aussi nbsm e peu Justifiable | {ion de la guerre, le Japon sommait l'Allemagne de retirer des eaux [des où des jours durant, ils doi-
] DOTE . ] Sat s le ovins |: : . + + 4 , PUR ” , »
que le serail proscrire Ja les écoles de la provi | [Inpouaises et chinoises tous ses navires de guerre où de les désarmer, [vent demeurer: en faveur des
PA - ‘ rio £é ts sn » À k là da aEié é L s « à 2 1 À £
Q Si Ontai égnlement. M. B: [étant donné qu'il les considérait comme une menace pour la paix. Lt et des ME te qui » ren
‘ 4 à l'annun vrÉinio PA istori oc » . ‘ * LU 0 *oeur" © 3 à 0
ourt a à \ lappu irguments histoi ques, del Evidemment dans le but d'aceculer l'Allemagne à la uuerre, jh Jui [RENTE &, rés € inquiétude . en
{droit naturel et juridiques onjoignait de lui remet as CEE \ NS pensant à “celui” qui ne revien-
] ‘ nJorgnalt i qui remettre ‘sans conditions, sans h om pe nsation drn peut-être pas, et qui sourent
. "e l'aucune sorte” le protectorat allemand dé Kiao-Tchéou “avec tout elles-mêmes du froid et de‘ la
Nous connaîtrons assez prochainement Ja décision du juge| l'outillage qui sy trouvait, faim. dans leurs fovers désertés
|Lennox, Si l'on en peut juger par son attitude au procès et le ton Se soumettre à un tel ultimatum était impossible, Les armes [et dévastés. ,
[de ses remarque à M, 1 sénateur Belcourt, il «4 t certain qu'il levuient décider du difféfent, On en connaît maintenant le dé- En pensant à toutes ces misères
|prononcera contre Îles prétentions de nos*compatriotes. nouement, de là-bas, vous vous concerterez
| M. le juge Lennox n'entend pas que nous parlions français. Tl . * ensemble, vos amies et vous, pour
[ngtesonnait wuicun droit à notre langue: il est, seulement assez | Libre en Asie, n'avant qu'à faire la police du Pacifique, Je |établir de petits cercles de travail
| gentil tolérunt pour nous permettre de l'apprendre de nos mères Japon interviendra-t- AE irope en y envoyant des troupes éx- [pour da France. Deux out trois
et de le parler dans nos et entre nous. Au-delà, nenni.!péditionnaires? "On se pose déjà cette question. 1 est hors de “inner par Pace seront agré-
“On ne vous défend pas, di interrompant M. le sénateur Bel- {doute qu'un contingent de deux cent ou trois cent mille soldats sp ei aa age mg l : sd
| : , À É . : à d : e . À et chez L coter, € =
court, invoquant notre droit naturel à parler le français, de vous! japonais, lancé contre les troupes du Kaiser, amènerait plus tôt In AE Ass ne ul
ef AREA Ce Das dieu NE dE fs ilfin | lité Mis le J x til à Là | 1 vardant, des bas bien chauds nveé
servir de votre langue, arle ‘ançais dans In rue, chez ns, S 1 tés, Minis le Japon sv croit- 4 à € J . : 1 â
il ? ot } 1 : in mail { 11 e 9) 1pon Sy croit-1 lent f s est k point de la luine du pays, qui ne coûte
ela vous plait: nous (au nom cle parle juge ?) series PORT Sil ne Fest pas, le fera-t-1l sans promesse d'être dédommagé de pas cher, où des “crémones”, on
linent que vous n'avez pas à parler francais à l'école: le frs ançais n'A frais / des gilets, où des mitaines. Vous
{pas de droit à l'école," En ui concerne l'Extrême-Orient, auquel se limitent les ac- | verrez qu'au bout de peu de
l | l Ô l , de
De même que M. le juge Lennox ne croit pas aux droits juri-cords existants du Japon et de l'Angleterre, le Japon s'engage à | temps la somme d'ouvrage ainsi
diques du français, 11 croit pas plus au droit naturel qu'il'a d'être aider l'Angleterre en cas d'un soulèvement musulman aux Indes fo- [faite sera up pre inble, et vous au-
enseigné et parlé dans les écoles bâties et soutenues des deniers def ménté par la Turquie. Quant à la Chine, il entend en respecter | leZ la intime d avoir
population française, Le droit naturel, M. le juge Lennox en{lintégrité. Une intervention japonaise en Europe, écrivait der- “ego une action méritoire en
. : x 1 | ‘s + : : : i h S,
fait Hi. Jl n'a rien à voir avec cette vieille breloque. “Le gouver-[nièrement un diplomate japonais, ne serait possible que par un É ’ bios ell
4 # Re M À M pe RE " dr. sur 1 ; lle .
nement a le droit de violer la loi naturelle, si le pouvoir lui en afnouvel accord. Bien que l'envoi, disait-il, d'un corps expédition- HO CRTUR QUI: QUAUS : | ARS
16 : les | 3 ffi Ï 1 Eur résente en soi iucoup de difficultés d'ordre po confectionné, chacune de vous
Or donns av € & auto bes nr » luoe Æniit * | e 61] ÿ ‘obe, ) ése e © st} )e{ COR e € Le nn » d
te «conne pal 91s AGOptee Na ne es nm ER : LÉ NS |] d Lis mettra son nom avec son homma-
} 11 4 » cho nrolior. : , à n LA - tique © V0 | La a ‘ a » srdore n ‘(nt 6 y »
N NiB sin! ‘k. m Von Bu ow. ll le chancelier allemand qui qua tique el tecnmique, le, apon n ‘ onsidère pas comme à JS UN hi we personnel, vous emballerez de
fuit de “chiffon de panier traité garantissant la neutralité le ipossrole \ mesure que se prolonge la guerre, une telle inter- tout ensemble et l'adresserez
la Belgique n'auraient mieux trouvé vention se fait de plus en plns probable et possible, ainsi: “Gemn. Trudeau et Cie.
Cela ne se ferait point sans compensation: ce diplomate japo- pour le Comité France-Améric que
M. le juge Lennox se pronon°era contre nos “oMmpatriotes, cela AIS 10 lis clairement entendre, “Naturellement, dit il, le » 1 uote rip TP: rue
se déduit nécessairement de son attitt durant les dernières plai- [cours qu'apporterait son gouvernement entraînerait des compensa- [Sant-Jacques, Ta Ces mes
Bu + s à POSE 0 sieurs se chargent de faire parve-
doiries, Mais qu'on ne croit pas que la lutte se termine ra là, Nos - er De ne Ÿ
| y s ù , Ù din scrifer. se enfi É go ee Loir votre don en France, Vous en-
onoitr lécidés, ‘et fermem à | a encor Le Japon n'entend pas sacrifier ses enfants et ses ressources ;
compatriotes sont ilés, et fermement, à savoir si V a encor : fu verrez ce paquet franco par la
si “4 SEX s À < A AN (12 ave ‘’britanniotié Dulpour les beaux veux de ses alliés, Û s
une justice pour les minorité inëme en pas ritanmi que, ui . poste, où, après vous étre enten-
jugement du juge Lennox, ils en appelleront à la Cour Suprôme, | een es due avec les autres personnes
Si la Cour Suprèéme se prononçait contre eux—ce;qui serait éton- ñ à j de votre localité qui ont des en-
nant, car’ on y sait les droits juridiques du français, le sens profond Li sens À tous les hommes va- |iois à faire pour le même objet,
: : : : *: ‘ 2 | es ont t quitter écipi 1- . p .
le notre constitution, car on y connaît et l'impuartialité et le respect Li quitter ] +: UM par express, en port dû (collect).
lu droit naturei—on en appelleruit au Conseil Privé ment, en pleine activité, les tra- Maintenant, ma chère mie,
dal sésbcstust cd) ans vide x | vaux des champs où de l'industrie llaissezamoi vous dire qu'en fai-
LA * . [Yi LE n < p+
\ pour s'en aller au ‘front des! sant diligence vous doublerez la
Et si là même nos compatriotes se voyaient déniés ieurs droits lceñtaines de milliers d'étrangers, | sleur de votre bonne action, car
\ lutte se poursuivrait inlassablement, At ‘au triomphe final {principalement venus de Ja mal. {l'hiver approche là-bas comme
nous garantit notre passé historique, parce que hommes fiers et dé | heureuse et héroïque Belgique, selici, et la situation est pressante,
| j Ma chè |sont réfugiés en France où y ont Hâtez-vous donc d'accomplir
Mau chere amie, TA » » Q 42
; Lété apportés blessés, Or cette si- | jacte de généreuse charité ar
Ce titre précieux d'amie est |tuation à créé, on le comprend,de je souvenir embellira votre vie.
pour vous, gentille lectrice quilgrands et pressants besoins dans |otte vie que vous trouvez peut
| } voulez bien arrêter votre regard {des familles sans nombre de Tà-{ôtre un peu monotone parce qu'el-
à ces lignes, Vous le méritez. j'en |bas, Des van - autorisées, entré [le est désoeuvrée, Et comme un
suis sûre, et vous le mériterez autres celle de Mgr Amette, ar-|hienfait n'en jamais perdu, même
APTE SEEN eux encore at: quand vous |chevêèque dé Paris, ont crié vers pour qui le donne, cé premier pas
: . , Jaurez compris que c'est à votre nous cette grande misère et ont dans la voie des oeuvres sociales
Après un siège de trois mois par la flotte japonaise, assistée leoeur que je veux sat et que ce | fait appel, de côté-ci de l'Océan, |$ous fera peut-être connaître le
l'un escadron anglais dont on ignore la force et de troupes anglai- | petit coeur, que je devine pitoya-|à la générosité des Cannadiens |,noven longtemps cherché de dé-
| ses et japonaises, ln forteresse allemande de Fsing Tao, jetée, sur le [ble et généreux, se sera ouvert | français que tant de liens unissent penser utilement l'activité le vo-
flanc de la Chine, à un prix fabuleux, comme l'assise du futur do-[tout grand à la pensée que j'y à la vieille France. tre esprit et le dévonement de vo-
: : Écdèsor À sd . 2 à . dei . ÿ
maine commercial et colonial de l'Allemagne en Asie et comme une |Veux Jeter, Un comité féminin s'est consti- [tre coeur.
limenace continuelle à l'expansion japonaise, a dû capituler Au Vous avez sans doute, ma char-|tué qui recueille des dons en na- C'atherien,
moins temporairement-—éfinitivement, si l'Allemagne est vainçue |Hinte NE LP pes re pds des rot 3 nes qe» P.S,--Pour toute information
. Û ' : , d'à : ue s a a.lresse par la voie des | femmes et des eue: ile de étuil s " ir sur
en Europe—c'est l'expulsion de l'Allemagne de l'Asie et Ja ruine de |'Ie Nous a mITess “dl ; C de aps ml # 1 hs » Poor 3 L sx 4 en VE à au sujet
ë " p : ‘ ‘ ourhauix. à nous toutes anua-|chez-nous., pour leurs soeurs le à û 6, VOUS À
beaux espoirs financiers. Actuellement, c'est la voie libre à la flotte [7mau : k Rp TS ce | e l'Aide à la France, % JUR pol
; j | Li: le l'Océan Paëifiqu liennes frangaises, Ve Comité! France, vez Ccrire au siège dé l'oeuvre:
aponaise qui n'aura plus qu'à faire la police de céan Pacifique "ÉCRArEA «4:46 à x à : é :
top oneI n 1h | 1 ge: Li | 1 | France-Amérique,l'Aide à Ja! On demande à chacune de nous |“Comité France-Amérique, (sec-
»! : à ‘hasser »! es capturi t U 6 1& 4% : # = « , ues crol- " acts À ni + LP . . # . . de
FRS PP 7e POpt AUS OH GUN COINS PES ANS PS 1 France, Section féminine, C'est d'envoyer là-bas quelque vête- [tion féminine), chambre #4, TIm-
surs Allemands qui ont échappé à la flotte anglaise et déciment la le ce sujet que je désire vous en- ent, méme usagé pourvu qu'il fmeuble Dulath, rue Notre-Dame,
17 n as . n 1 à . m1 » . ie F4 | 4
marine marchande anglaise dans ces parages, tretentr. soit propre, des couvertures chau-! Moritréal,
M Au cas où vous n'auriez pas inides. lors même qu'elles ne sont PSI ADD PE er RE
Lu chute de Tsing Tao est la revanche longtemps ajournée du [les communiqués publiés dans les! point belles (ôn peut en faire avec
Jupon des échecs de sa politique d'expansion en Asie, Depuis dix- journaux, voici tout d'abord, ré- plusieurs morceaux de vieilles! Malheur à qui se trompe tard!
Le s : ag Pt Le ire pébinie Sa solnant-on. lil VE " ù
neuf ans, il n'en cherchait que l'occasion. Il avait compris qu'en umé en quelques lignes, ce dont couvertures costs solidement en- [il ne se détrompera pus, £ é
“4 : : s y y : il s'agit : semble), des ‘tricots, ete, A cha- Quand l'esprit est rentré dans
1895 la Russie mtervint pour qui ne profitat point de sa ieto1re e ue envoi, on est priée de joindre
“ . ’ ps : . . “ 7 a » x | QUE € 1, Oh es D | a
sur la Chine. L'empire russe devait nécessniremént s'opposer à Vous sayez, ma bonne amie, que | 4 : L 4.9.9
: . : \ France! si chère à tous nos!vne petite carte portant son nom sd é# à ‘1 4: |
tout rival en Asie, Le Japon avait compris l'intervention de la . 1 cette mention, selon le cas: “A [une vérité dont il était sorti, 1! ne
, liée à ke 1 le la fidélité : Miances| Coeurs, est en te moment, bien | e me dd ue agde À quitte plus
Lex liée i ssie et pour laquelle elite à »s ait: > à bre fr: ais » à sn. A
bases Pa re bi le escale rés li Ponge ALES victoire semble étre promi-|une mère française, une mère Ca
est une tradition. Mais | n avait point compris intervention dé, à ses armes. horriblement é- | nadienne-frar pe ou A une 1:
l'Allemagne, ni alliée à la Russie, ni intéressée en Asie, le plus se prouvée. Cinq millions de Fran-|jeune fille frañçuise, une jeunel Il est encore plus facile de se
vautant d'être l'amie du Japon. Depuis ce moment, le rêve de Ja cuis ont été ruiués par la guerre: fille canadienne-francaise tromper sur le vrai que sur le
revanche s'enfonçca dans le cerveau du Japondis comme un autreldef villes (les villages entiers ontt Il va saus dire qu'on peut va-lbeau,
: *
0 | ‘
LA LIBERTE
nee de ee ee ne
SupérorTé Du Souoar Francais
Comment le général Joffre sauva l’armée
anglaise
l* correspondant spécial dutactique à appliquer aux grandss
ew York Globe”, que l'on con- armées, envis igeant le cas où des
me nn expert dans l'art [millions d'hommes seraient . aux
écrit de Londres, don-! prises. Aucun soklat anglais de
opinion sur Le soldat |notre génération n'a jamais été à
omparé au soldat fran- méme de manier une armé de
mis. Dans les parties essentielles,
ete est par
un critique militaire anglais fort
[Re d'accord
imdoltiotéé Lis ble
supériornté incomestanie
soldat français tout rendant
honneur au courage dont font
preuve les groupes du corps expé-
ocunron corroborée
tombent sur
du
connu.
L
en
ditionaire anglais.
france 115,
“L'armée lit le cor-
plus de 25,000 hommes, Le manie-
ment d'une vaste armée est un
mystère pour eux.
“Or il arriva que général
French, au lieu de coordonner ss
actions à celle du général Jof-
fre, essava, à la tête de ses 80,000
COTIATTIE a. de car ler sorti indépen-
dance, La conséquence naturelle
est qu'il tomba dans un piège, Ses
1
1e
respondant du “Globe”, est en vé-| propres aviateurs n'avaient pas
rité une démocratie nationale, | été capables de signaler l'ennemi.
Toutes les classes de ln société s'v | Joffre n'avait aucun! renseigne-
coudoient dans le rang. Dans une
ment à fournir à French, parce
même escounde, j'ai trouvé un|que celui-ci ne se trouait pas où
banquier, un avocat, un hommelil auruit dû être, Aussitôt que
d'affaire et un rentier, Ceci dé-| Joffre s'aperçut du danger que
peint bien ce qu'est cette armée
sortie de la circonscription univer
le, [n'y a done pas à s'étonner
l'une intel-
11 Ref
si Une felle armée est «
1
ligence supérieure à celles qui ne
ont formées que de soldats de
profession,
“L'élan du soldat français est
une chose admise partout; mais
les critiques militaires ont préten-
du qu'il ne résisterait pas, de
sanug-froid, à un feu violent,
#*A cela je réponds: I} a prouvé
que cette opinion était erronée.
Pendant des jours de suite il est
: dans ses tranchées, quelque
soit la violence du feu. Le pour-
centage des pertes françaises en
i et blessés est beaucoup plus
élevé que celui des pertes anglai-
es
et nest pas très éloigné de ce-
lui des pertes allemandes,
“Les Français ont été vexés que
À 120,000 hom-
mesmes aient eu la prétention de
diriger la campagne dans laquelle
l'armée de leurs alliés comptent
près de 3% millions d'hommes.
“Ts disent qu'on ne connaît
pas toute la vérité au sujet de la
retraite de Mons, au cours de l-
quelle les pertes anglaises furent
si élevées, On suit que, dans son
rapport sur cette affaire, le géné-
ral French se plaignit à deux re-
prises différentes de n'avoir pas
été soutenu par les troupes d'un
certain général français qui avait
prétendu que “ses chevaux étaient
fatigués”.
“Mais ce qu'il faut savoir, c'est
que le général Joffre avuit, et a
encore, le commandement suprè-
me : qu'il avait dressé, de main de
waitre, un remarquable plan de
catupagne: que, depuis des années,
les états-majors français et alle-
mands se sont voués à l'étude de la
L'XPLOIT D'UN
CHASSEUR
|
Il tue quarante Allemands et
en fait plusieurs prison-
niers
Nord de la France, 4. Des Ak
lemands s'amusaient pendant la
nuit à chanter des chansons à cin-
quante mètres à peine des retran-
chements français, ce qui rendait
furieux les soldats français,
-]ls ne nous laisseront
dormir, avec leurs
dit un des Français.
Finalement, un petit
s'écria :
pas
hurlements!
chasseur
Je vais les faire taire !
El saisit un fusil et s'élança du
côté des Allemands sans qu'on
puisse le retenir,
Après un moment de silence,
on entendit des coups de feu se
succédant rapidement, puis les
cris des Allemands accompagnés
d'un feu nourri,
Les coups de feu continuaient,
accompagnés de cris poussés en
français, comme si un officier a-
vait dirigé une attaque; puis, d'u-
On ne peut espérer que l'enfant
souffrant des vers sera en bonne
santé, car les vers détruisent In
santé en troublant les intestins et
causent la faiblesse, Les Poudres
de Miller contre les vers les ex-
ulseront et rendront la santé à
‘enfant par leur action efficace.
Tous les inconvénients résultant
de la présence des vers disparai-
tront avec ces poudres et la erois-
sance normale de l'enfant sera as-
surée.
courait French, du fait qu'il n'é-
tait plus sur sa ligne générale, ii
l'en avertit, Le combat ent lieu,
les Anglais furent sérieusement
battus, et French appela à l'aide,
“Mais à ce moment. le géné-
ral Joffre ne pouvait pas envoyer
au %cours de l'armée anglais?
Cela aurait nécessité ‘le change-
ment de tout le plan de campa-
wne. Pour sauver les 80,000 An-
glais, il aurait fallu sacrifier 80.-
000 Français et tellernent défor-
mer la ligne de défense que les
auraient pu être
graves, Joffre fut donc forcé de
laisser le général French se tirer
seul d'affaire, ce qui fut fait avec
plus de bravoure que de bonne
tnetique, Par exemple: Le général
le Lisle donna l'ordre:à la cavale-
rie de charger l'infanterie alle-
mande: quand ils arrivèrent à 400
ètres de l'ennemi, le 9e lancier
t le 1Se hussard S'empétrèrent
lans des fils de fer dont l'existen-
æ n'était pas connue, et subirent
les pertes sévères,
“La retraite anglaise fut pres-
qu'une déroute, comme le prouve
le fait que le nombre des man-
quants fut dix fois plus grand
que celui des tués et blessés, Ce-
pendant, aussitôt que cela Jui fut
possible, Joffre envoya des trou-
pes au secours des forces anglai-
ses et, en fait, interposa une divi-
sion entre elles et les Allemands
lancés à leur poursuite, Cette di-
vision fut, pour ainsi dire taillée
et pièces, mais elle sauva les An-
Elle leur donna le temps
de se reformer et de continuer
leur retraite en bon ordre,
“Ainsi elles sont restées une
unité importante dans la ligne de
bataille, alors qu'il est difficile de
dire ce qu'il en serait advenu si
conséquences
glais.
ne voix gutturale, quelqu'un s'é- !allemands ont été
cria :
Arrêtez |
rendons,
Quelques minutes après, le pe-
tit chasseur réapparaissuit, ame-
nant plusieurs Allemands désar-
més, Il dit alors à ses camarades :
—Vous pouvez occuper la tran-
chée, car Je n'y ai laissé que des
cadavres pour la défendre,
arrêtez! nous nous
Les Français s'avancèrent et
trouvèrent quarante ‘Allemands
morts dans une tranchée qui a-
vaient été tués par le petit chas-
sur du bout de la tranchée où il
s'était glissé sans être aperçu. On
remarqua même qu'une seule balle
avait tué plusieurs Allemands.
Quand le reste des Allemands
fut rendu, il leur ordonna de
ranger leurs armes en faisceau en
dehors de la tranchée,
Le dernier soldat qui sortit fut
un officier qui, voyant le Fran-
çais seul, essaya de saisir son re-
volver, mais le Français lui en-
fonça sa baïonnette dans la tête.
Le chasseur auteur de cet ex-
ploit a obtenu de l'avancement et
|A reçu la médaille militaire que le
général Manoury lui épingla lui-
même en lui disant :
| (C'est ja récompense d'un ac-
te plein d'audace, im d'exciter
l'émulation de toute l'armée !
s2
ED
UN REGIMENT
ANGLAIS QUI
L'ECHAFPPE BELLE
Un train cuirassé met 10,000
Allemands en déroute
Londres, 4—Le correspondant
du “Daily Mail” dans le nord-est
de la France, télégraphiant same-
di dernier, raconte de la’ façon
suivante comment 10.000 soldats
|
Lt ne les avait pas secourues.”
| Plus loin, l’auteur de cette étu-
|de, déclare que ses observations
{l'ont amené à la conclusion que
les Français sont dirigés avec à, wo
l'habileté que les Anglais.
“L'armée française fonctionne
lcomme une énorme machine, sans
erreur de calcul. Chaque mouve:
ment est exécuté d'après le plan
tracé, sans bruit ni précipitation,
et sans excitement—ce qui est
contraire à l'idée préconçue que
nous avons des Français.—Par
‘ontre un camp anglais donne l'i-
dée d'un mélodrame. Officiers et
porteurs de dépêches y galopent
(sans cesse, cravachent leurs che-
vaux, et agissant comme S'ils si-
mulent une scène guerrière sur les
planches d'un théâtre, Cela peut
réussir lorsqu'il s'agit d'une armée
de 10,000 hommes, mais avec uné
|“nmense armée, cela mène au
chaos.
“Un officier français s'abrite
comme ses hommes: il a conscien-
ce que sa vie a de la valeur; au
contraire, les officiers anglais ai-
{ment à aller et venir derrière les
rangs en donnant leurs ordres: ils
font preuve d'un courage superbe,
mais stupide,
OUD,000 de Français en campagne.
L'importance des forces anglaises
est simplement dans la proportion
|de 150,000 à 3,000,000."
“Leur conduite est magnifique,
mais ce n'est pas de la guerre, 1x
preuve en est dans les pertes dis-
proportionnées en officiers que
subit l'armée anglaise.
“Le soldat anglais, comme son
camarade français, est plein d'’en-
train et son moral est parfait:
il aime le combat et, quand il est
bien dirigé il fait un bon soldat,
S'il Jui manque l'initiative du
Francais, pr tontre il combat
derrière un abri mieux qu'aucur
iutre soldat. S'il est moins intel-
Eigent que le Francais, il n’en est
pas moins lon tireur et se sert
brillamment &e la baïonnette,
“Le patriotisme inspire le sol-
dat français qui donne sa vie
presque gaiement sans regret,
puisque cest pour son pays. In-
telligent, peut-être trop malin à
l'initiative individuelle, aussi
brave que le plus brave, tel est le
soldat si 4
“A Londres on est porté à croi-
re que le corps expéditionnaire
anglais forme la charpente des
urmées alliées. Deux hautes per-
sonnalités anglaises à qui j'a de-
mandé leur avis à ce sujet, m'ont
fait la réponse identique suivan-
te :
“Il y a 150.000 Anglais et 3.-
complètement
mis en déroute par pn train blin-
| dé :
“Les Allemands avaient pres-
que entouré un régiment anglais
qui avait combattu avec acharne-
ment bien qu'un grand nombre
de soldats aient été mis hors de
combat. |
“Tout à coup, un train blindé
vint fermer la ligne de chemin de
fer que les Anglais occupaient.
De droite et de gauche, le train,
grâce aux mitrailleuses, fit pleu-
voir un feu nourri sur l'ennemi,
fauchant littéralement les Alle-
mands, jusqu'à ce que la ligne ne
| forma plus de chaque côté qu'ur
monceau de cadavres, Ce qui res-
tait des Allemands prit la fuite et
à
fut poursuivi par les Anglais.”
DE Er LE PE
TROIS AVIONS AL-
LEMANDS ABATTUS
A SOUAIN
Paris. 6.—Le général Galliéni
passait en revue le service d’avia-
tion du camp retranché de Paris
quand on l'avertit par téléphone,
(de Coulommiers, qu'un avion al-
lemand ayant survolé les lignes
françaises se dirigeait sur la capi-
tale.
Les aviateurs français partirent
immédiatement à sa rencontre.
L'avion allemand, les ayant aper-
cus, fit demi-tour et regagna les
lignes allemandes.
Le général Galliéni s'est décla-
ré enchanté de la facon dont le
ærvice d'aviation était dirigé et
a adressé ses félicitations aux a-
viateurs qui, par leur incessante
vigilance, empêchent les avions
ennemis de lancer des bombes sur
Paris
Trois avions ennemis ont été
descendus hier dans la région de
Souain.
D
sance enre eu
LES ALLIES AVANCENT
SUR TOUTE LA LIGNE
Entre la mer du Nord et l'Oise les attaques allemandes
faiblissent, — Au centre st dans les Vosges les alliés
font de notables progres.
Paris, 3.—Le communiqué off-
ciel suivant a été publié.
“Entre la mer du Nord et l'Oi-
s les attagnes des Allemands ont
été aujourd'hui moins violentes
qu'hier.
“En Belgique nous avons fait
des progrès au sud de Dixmude et
au sud de Gheluwé, et nous avons
maintenu tontes nos autres posi-
tons.
“Dans la région de l'Aisne une
violente attaque allemande entre
Braye-en-Laonnoiïis et Vailly a
complètement échoué."
LEE |
Paris, 3.—Le communiqué offi-
‘iel suivant a été publié:
“A notre aile gauche, les Alle-
mands ont continué hier leur of-
fensive, avec la même violence, en
Belgique et dans le Nord de In
France. particulièrement entre
Dixmude et ln Lys Dans cette
région, en dépit des attaques et
des contre-attaques allemandes.
nous avons fait de légers progrès
sur tout le front, excepté au vil-
lage de Messines, dont les alliés
ont de nouveau perdu une partie.
“L'ennemi a entrepris un mou-
vement important contre la ban-
lieue d'Arras. Ce mouvement se
termina par un insuccès,
“Il en fut de même à Lihons et
au Quesnoy-en-Santerre,
“Au centre, dans la région de
l'Aisne, nous avons fait de légers
progrès dans la direction de Tra-
ev-le-Val, au nord da Ja forût
d'Aigue, ainsi que sur Ja rive
droite de l'Aisne, entre cette forêt
et Soissons.
“En amont de Vailly une atta-
que, dirigée contre celles de nos
troupes qui occupent les hauteurs
de la rive droite de l'Aisne, ne
réussit pas plus que plusieurs au-
tres attaques de nuit lancées sur
les hauteurs du Chemin des Da-
mes.
“Dans la région de Reims, en-
tre FArgonne et la Meuse, et sur
les hauts de Meuse, on a remar-
qué une recrudescence de l'activi-
té de l'artillerie lourde de l’enne-
mi. Le bombardement effectué
par ces gros canons-n'a cependant
produit aucun résultat apprécia-
ble,
“A notre aile droite, un mouve-
ment offensif de reconnaissance,
tenté par l'ennemi sur Nomény, a
té repoussé,
“Dans les Vosges; en plus du
fait que nous avons recapturé les
hauteurs qui dominent Côte
Sainte-Marie, nous avons fait des
progrès dans la région de Ban de
Sapt, où nous occupons les posi-
tions d’où les batteries ennemies
bombarduient Saint-Dié.”
“+ ss
Londres, 3.—12 correspondant
du “Times” dans le nord de ln
France, télégraphie que les alliés
ont pénétré au nord et à l'est de
Lille, qui, dit-il, “a certainement
été évacué par l'ennemi, et il v a
de bonnes raisons de croire que
les alliés ont occupé la ville”,
+ + *%
Londres, 3.—Le correspondant
du “Times”, dans le Nord de la
France, en résumant la situation
dit que les alliés s'approchent
tous les jours plus près d'Ostende
qui n’est plus occupé que par un
nombre négligeable d'Allemands,.
Il ajoute que si les alliés sont vic-
torieux sur l'Yser, ils s'empare-
vont d'Ostende sans rencontrer de
résistance,
Plusieurs correspondants du
“Daily Mail”, télégraphiant de
différents points du front dans
le nord de la France, disent que
les alliés remportent des succès
continuels, et qu'ils ont atteint
Leffinghe, à 6 kilomètres d'Os-
tende, Ils annoncent que l'attaque
allemande se produit principale-
ment dans la direction de Lef-
finghe et Slype.
=.
Londres, 3.—Le “Daily (Chro-
uicle” publie la dépêche suivante
de son correspondant de Paris:
En comparant Ja situation, tel-
le qu'elle était au ler octobre, à
rm RE
QUAND VOS YEUX DEMAN-
DENT DES SOINS
Usez du Murine Eye Medecine.
Rien qui pique. — On est bien, —
Agit rapidement. Essayez le
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cago, Il.
LA VA 4
|
|
|
|
Fe di ner enter agente nee aie à rte
“elle qui CcxISte à ler novembre,
on s'aperçoit qu'il y a un mois le
point le plus important de la lut-
te se trouvait à 100 kilomètres de
Paris, alors qu'aujourd'hui il en
est à 250 kilomètres. La situation
est, en vérité, bien meilleure qu'il
y a huit jours, moment où, il n'y
a plus aucune raison de le nier, la
ituation des alliés était critique.
..
Washington, 3.—D'après une
dépêche adressée un gouverne-
ment américain par le consul gé-
néral des Etats-Unis en Belgique,
M. Johnson, qui l'envoya à Sluis.
Hollande, par un Ja
ville de Gand est complètement
isolée,
Le consul général ajoute qu'il a
lonné l’ordre au consulat d'Os-
tende de fermer ses bureaux et de
se rendre à Gand où il s tronve
en sûreté mais sans communiea-
tion avec l'extérieur,
A Washington les autorités of-
ficielles en déduisent que les com-
bats, le long des côtes, ont été si
violents que tous les Américains
se sont retirés vers l'intérieur,
..
Rotterdam, 3.—Des renseigne-
ments, provenant des villages de
la côte, disent que les duels d'ar-
tillerie, qui ont eu lien entre les
grosses pièces allemandss et la
flotte anglo-française, ont démoli
la plupart de ces villages Westen-
de, Westkerke et Middelkerke
sont en ruines,
Les Allemands n'ont pas renou-
velé leurs tentatives de marcher
sur Calais, et, selon toute appa-
rence, ont abandonné ce mouve-
ment.
messager,
Amsterdam, 3.—Le correspon-
dant du “Handelsblad” à Sluis.
télégraphie ce qui suit:
“Toutes les tentatives faites par
les Allemands de percer la ligne
des alliés entre Nieuport et Dix-
munde ont échoué,
“Malgré les plus grands sacri-
fices, les Allemands n'ont pas ré-
ussi à gagner du terrain de l'au-
tre côté du canal,
“De nombreux soldats alle-
mands fatigués de la guerre, con-
tinuent à passer la frontière près
de Sluis. Ils déclarent qu'il n’est
plus question de bataille, et que
la guerre est devenue une vérita-
ble boucherie.”?
+ + *
Londres, 3-Une forte canon-
uade a eu lieu au large de Fore-
land et a été entendue à Douvres
cet après-midi,
Douze obus furent tirés, se suc-
cédant rapidement.
A Deal, la répercussion fit
trembler les fenêtres, On pouvait
‘percevoir un contre-torpilleur
anglais au large du bane de sable
de Goodwin.
UN COMBAT |
NAVAL DANS
LE PACIFIQUE
Le croiseur anglais ‘“Mon:-
mouth” est coulé et le
“Good-Hope” est consi-
déré comme perdu
Valparaiso (Chili), 4.—Les na-
vires de guerre allemands “Gnei-
senau”, ‘Scharnhorst”, “#Nuru-
berge”, “Leipsig” et “Dresden
ont attaqué aujourd'hui la flotte
anglaise au large de Coronel
(Chili). Le croiseur anglais
“Good-Hope” a subi d'importants
dégâts et, comme l'incendie y fai-
sait rage, on suppose qu'il est per-
du. Le croiseur anglais ‘“Glas-
gow”, très abimé, s'est réfugié
dans le port de Coronel, où il est
bloqué.
Les croiseurs allemands “Scharn-
hort”, “Nurnberg” et ‘“Gneise-
nau’”, indemnes, ont jeté l'anere
‘ans le port de Valparaiso, au-
jourd'hui à midi.
Les eroisæurs anglais, sous le
commandement de l'amiral Cra-
dock, étaient depuis plusieurs se-
maines, à la recherche des navires
allemands qui ont détruit de nom-
breux bateaux de commerce,
Le “Monmouth” est un croi:
seur de 9,800 tones qui dute de
1599 et a un équipage de 655 hom-
ui bat pa-
mes.
Le “Good-Hope’”, «
villon de l'amiral Cradock, dépia-
ce 14,100 tonnes et son équipage
“ombpte 900 hommes, Ce croiseur
a été construit il y a 13 ans.
Le croiseur léger “Glasgow”
date de 1909, a un déplacement
de 4,820 tonnes et 376 hommes
d'équipage.
de
Wi
Londres, 4.—Le sous-marin an-
inipe
ep, Man.
ter sans avoir pu remplir leur
ælais “D-5” a été coulé ce matin | tâche.
—————_——_———. _…—…—…—…—…—…—…—…—…"—…"…"…"—"—"—"—"—…"…"”" …"—"—" — —… "_—… —" _… —… _— _… … _—. … _ _—…. … … …" " … — — ————— — —…—… …— —… .…" .…" …— ….….… ….. . …" —_ — .…. … _…" _—…"—— .…_—_—….… _… …"…" "—….——— _———————…—…————_)—__—_—__—_——_—_—__—— —__—
a
hi L à
D rte domannamaimenen manmaniniidiemdéeneer Le ni th ©
a ln première
€
va
re dans la mer
la Nord par une torpille, pla
par un croiseur allemand qui
devant anglais,
Deux officiers et deux hommes
14 ”
de l'équipage ont été sauvés.
}
sou
coc
fu
=
:
n
{ un croiseur
retiré le dernier na jeté rlusieurs
torpilles, et le sous-marin “D-5"
a été coulé par l'une d'elles.”
Le courage des alliés malgré
eur g1 nmde fatigue et les effort
[surbiunains qu'ils doivent accom
plir ci jue jou: ete remarque
Des hataillons de marins frar
1
Üette information est contenue |çais, formés des réservistés de la
dans un rapport de l'amirauté pu- | flott ont couverts de gloi
t il [dan ie terridte Charge 4 à
, _. lbaionnett effectue pre de Ja ou
Londre Le rapport ajoute lie, qui à contribué pour beaucoup
qu'une esadre allemande a tirélà forcer les Allemands à battre
sur la canonnière anglaise “Hal- [en retraite.
cyan”, qui eflectuait des re on- | serait
naissances, et qu'un matelot a été lr
blessé, Um
“Plusieurs tentatives d'engage- |! D t t
ment ont eu lieu, ajoute le rap- | epar emen
ovort, à Ja suite desquelles les na- |
vires allemands ont dû se retirer | des patrons
n toute hâte, et bien que proté- ||
gés par de petits croiseurs, on nn
pu les contraindre à accepter au-
eun engagement. Ë
“Le croiseur allemand qui s'est
À 222 2———
TOUJOURS LES
MEMES MENSONGES
Ce n’est pas la Turquie, mais
la Russie qui a commence
les hostilités
Berlin (via Amsterdam et Lon-
lres), 3.—“I1 nécessaire 4e
faire savoir que ce n'est pas ln
Turquie qui a déclaré la guerre,
muis la Russie, dit le “Lokal An-
zeiger” en commentant la situa-
“ion russo-turque.
“L'attaque de Théodosia par la
Turquie a £t6 ln conséquence na-
turelle de l'outrageuse attaque de
l'intégrité turque par la Russie.
La rupture de la paix est l'oeuvre
de la Russie.”
Le “Tageliche Rundchau” dit
que l'action de la Turquie était
attendue depuis longtemps par de
monde entier, à la suite des ef-
ironteries anglo-françaises contre
la Porte,
“La Turquie, ajoute le jourmal,
doit être complimentée sur son
honorable décision, Nous ne re-
cherchions pas d'alliés, mais nous
accordons le plus cordial accueil
à ceux qui prennent notre parti et
qui savent reconnaître où exis-
tent les meilleurs avantages."
Le “Tageblatt” dit que le pre-
mier coup frappé pur la flotte
turque dans la mer Noire sera dur
à la Russie qui, à la fin du siècle
dernier, avait menacé de s'empa-
rer de l'Arménie et avait deman-
dé à l'Allemagne de l'aider.
est
“Le second coup de la flotte
turque, espère-t-on, sern porté
centre l'Angleterre qui, depuis
longtemps, cherchait à affuiblir
la Turquie.”
UN BEAU TAIT D’ARMES
4
Chargeant àpied avec leurs
lances, deux régiments de
dragons s'emparent d’un
village
Paris, 3.— L'avis semi-officiel sui-
vant à été publié cet après-midi:
“Au cours d’une de nos atta-
ques, dans la journée d'avant-
hier, l'infanterie ennemie, sup-
portée par l'artillerie, était soli-
dement établie dans un village.
Deux régiments de dragons ayant
mis pied à terre, chargèrent, la
lance à la main, et s'emparèrent
du village, dans lequel l'ennemi
abandonna plus de 200 morts et
209 blessés,”
à 422 D ———— —
LES SUCCES
DES ALLIES
Les fusiliers marins français
se couvrent de gloire
Paris, 3,—Les officiers qui re-
viennent du front, racontent que
les vialents engagements qui se
sont livrés tous ces jours-ci, sur
l'extrême gauche des alliés, près
de la côte, ainsi que dans le voi-
sinage d'Ypres et d'Arras, ont été
pour les alliés une série de succès.
Partout, disent-ils, les troupes
belges, françaises et anglaises, ont
résisté aux attaques des colonnes
allemandes et ont répondu par
des contre-attaques si violeñtes,
que cela a permis aux alliés d'a-
vancer de plusien pius et de cco-
pérer ainsi à la réoccupation pro-
chaine de la Belgique,
On reste étonné, déclarent ces
officiers, de voir la manière dont
les Allemands lancent de temps à
autre, des masses d'hommes sur
les positions des alliés,
Chez ces derniers, l'opinion do-
minante est que les Allemands
sont résolus à percer nos lignes.
coûte que coûte, Mais les sacrifices
héroïques qu'ils ont accomplis
ont été inutiles, car après avoir
rempli le rôle de bélier humain,
ils se sont vus contraints de re-
460” ALAN |
| + À +
feare [||]
{ LA / 1, ,
| 4 1
Mn 1 ||
Ce joli petit costume comprend
un dessons en un morceau avec
lequel les manches ne font qu'un,
Sur le devant la tunique est rn-
imassée aux épaules et assez ample
à la taille où se trouve une cein-
ture, La sous-jupe est du même
tissu que Ja blouse et en trois mor-
ceaux. Généralement on emploie
deux tissus différents pour ce cos-
tume mais cela n'est pas nécessai-
r'e,
Le patron No 6.894 est pour
mesures de buste de 34 à 4 pou-
ces. La grandeur moyenne de-
mande pour la tunique et la blou-
se de dessus 3 verges d'un tissu de
H pouces, pour la jupe et dou-
blure et le dessous 214 verges
d'un tissu de 36 pouces de large,
pour la sous-jupe et les manches
L%s verge dun tissu de #4 pouces,
‘ À
Ce patron peut être obtenu en
(EP ge 44
| LEL ]
L L |
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Cl
. *
' €
!
CAP 44 fe
FR QC A
Le gilet peut être du
pes
où différend,
Le patron de jupe No 6,876 est
envoyant dix sous au bureau de
ce journal,
| À
[1
LL]
ion
687%
Joli patron'de jupe pour costu-
me de marche et de sortie, La tail-
le peut être ou haute ou régulière
et se trouve un peu ramassée au
haut en arrière, Êlle ferme sur le
devant, On peut employer des tis-
sus tels que la serge, le chéviot, le
“corduroy” et autres identiques.
même genre
pour mesures de taille de 22 à 32
pouces, La grandeur moyenne de-
mande 2% verges d'un tissu de
36, #4 où 54 pouces,
Ce patron peut être obtenu en
envoyant dix sous au bureau de
ce journal,
NOTRE COUPON.
Département des
atro La Libert
B, P, 3151 ° ” s
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HAT “sou Of Lure “Poetus A sine rem anennnniten LA LIBERTE me nement 3
RECULADE. ALLEMANDE ENBELGIQUE LES ALL
Les troupes du kaiser ont définitivement abandonné la
rive gauche de l'Yser et battent précipitamment en
retraite abandonnant leurs blessés
| Contre l'osthme st le celarrhe,
(C'est un des principaux mérites
de l'Huike Electrique du doctenié
| Thomks qu'elle vent pour l'usage
+ * W linterne comine pour lusige exter-
La Turquie fait des excuses à l'Angleterre pour le bom- |, Coux qui soutfrent de l'asthine
bardement des ports russes de la mer Noire
let. du emtarrhe se rendront compte
ficiore et 15.000 solMats, et avoms
, [que l'emploi de l'Huile Elect
Ils abandonnent près de l’Yser une quantité considéra- [que leur donnera un soulagement
ble de matériel de guerre. Les rançais régagnent Londres. 4--Le grand-viziritretf ses t pes « e territoire | inré lim. Beancoup cle es à
, I lelin officiel !baiaillons d'infanterie. 6 batts le terrain perdu au nord-est de Soissons juré n° fnit des excuses pour lesiéevptien. ruse paf Sr 1 ren gare
rer l'artillerie avec ZM) canons Es lrcoenits événements sont “+ [Æes | , de CREUSE
! iv siGoat ion et 26 cévadrons ivnlerie régrés- pers |passés dans læ mer Noire Londies. 4 VL'ne dépêche en- [out témoigne
à ” * Mais Fes a} 50 ré P il | offi-'sans doute nilusion a opér | “læ texte de la te d'excuses ; vo: | her de Pétpoerade dit LOT mette
" 4 ts de ca ! Ur su +! tions-qui ont êéu lien hier, dit : lintqne na pas éte publié cet!is journaux am “ 1 les |
{ té, nou vo , 1H) ‘ 1 }- reutre . st n cornbat violent, un sni- | pré - midi Pendant tonte la rorsenutrs 2%, ce! et Breslun !t LE Î 11 russe à dl pui
4 “1 " Mu Ï nrièn ‘ 4 - ! urion de Vail: ‘ble avoir pour but de couvrir les | journée on avait Îa st entendre Let À torp leurs turcs ont bomba . à
: cucl i ous fait une conire-{inouvements d'importants corps}qne l'Angleterre retardait le on-|dé hier matin la ce te voisine el "En bruéqne chatgement à ét
N € } front ; Pétrograde, de d : jatia ét repris la ferme - dede trouves dans la direëtion In | me neement des ‘hostilités, nns IS que des docks et "1 té depuis ‘“hièr sur le front
| epiira kurres ont | Me{z, la région de Four-de-Pa: en, à deu aujourd'hui le Jong de l'espoir de recevoir, ‘am dernier | la Les battes}As In ntale où l'enne
ans van réan IT à. ! ; | ts , ] «7 Hubert et Ja région de l'Yser noments, d ex ses" de ln Porr s = 1 ri Û luranit ces dernivts temps
l \ il le Lens e 1 t \rgurne, où nous avons repous-| ‘Les Allemands, accro pagnés| Malgré le peu. de ‘eonfance ‘qu'on [ont | tehait presque partout sur ln
tre” la Not et T'Anere Inns ' | | tinques nlemandes et ga- lie Cañons et de fourgons de mn-fait dans cet espoir. l'absence de Les navires de guerre précités! défonsive na commencé à se retirer
\rg \ 1 forêt d'A V£ nu quelque terrain." aitions, ont quitté Bruges, se di-|lécluration de grierre officielle [ont disparu le es côtes de |1 tanins points, Cette retraite a
F4 + s *,a vigeant sûr Courtrai Fmontrait que, maloré le pessimis “imée dans In on de l'est lé révipitée sur l'aile gauche die
M je E i ME re por Paris 5e communiqué of Les nvinteurs des ailes man. [re le Ta presse à laise, le der-|1près avoir causé lomimages | l'enneim AL ‘eat releté 1 ag le
. ‘ ET dt té tant point de ionciu les roinmes suivant n été pub , rent L AUCOUP d'activité, Onfnier mot neétait pas lit isignifiants, lient sur Braln t L. K &
‘1 ) Le muletin. offre pull: tiotre ce Eu “A notre aile gauche, l'ennemt | rapporte qu'une bombe, tombée à * . +9 Les batteries russes, de Cons: [troupes ont pris Bakalarjeve
DITATEC 1 avoir complètement Thielt, a tué trois officiers d'état- Washington, 4--Un message itinople ont forcé le “Goeben’ | sS'emparnant dl grande y none
; Pr ri ‘y | ! Pet 1, donné la x guuvhe de | major allemands. Île l'ambaseadeur Morgenthanu.|à cesser le bombardement de ceite | d'arnu munitions Fa
| Pr FRERES lp dé | 4 | , g'* 4 e f . un Dixmude, Des r “Après avoir violemment atta [daté de samedi soir et: retardé | pla " forte de In mer Noire, en |: m.p Ù ue. , COMPARUN
i 3 £ ñ S 1 x AR + ugE" dy 1° d il cg: à “ut a ct !
he ‘ : à cogne Prod DPTNE É , nid Pt nt des!nnissances faites, par des corps l'AIué ke: \ngl is K long de l'Yser, | ans 14 transmission, dit que les! ob] gen à se rerlirer, La Vera [a vil aies
pi ' 45 à rl À 4 Ca de tronpes des alliés, sur les ron- Le gros de l'armée al eman fait |ininistres de l'agriculture et d |rudiograbl ue placée sur le riva- ! SARL FAC PENSE RUN #4 db
A ae / street 8 tes qui traversent les régions évidemment un effort désespéré | l'intérieur tures ont demandé à! HN TES SP. Mess iwltule, | \ AT GE à
A ke PV: .-. uonñdées ont réussi sans rencüi ! pour briser les lignes francais | l'ambassadeur de Russie avant |" in8ben 4 sans è eur retra precipit r \
pegs mn ] 7..Une dépêche de Bor-|trer grande opposition, à reprén: [plus an sud. et marches sur C [son départ, par lintermédrairs | “"Endonmagé Reto he à Cons: | frontière
Hits 1 e Havas di que le dre possession des points le nc lite Fun diplomate neutre, à quels! :2n1meapre po répAaratrons | wrrières-gardes ont été dl
X retipo LE Chérif parc! sage de lnrivière. ee er termes Jun Knssie consentirnit À 4 > éw6es de Kolo et de Pzredhorz
! | ! LL - LE ' R £
a Eve M pr l'opposition: en “Au sud de Dixmude et dus Le correspondant. du “Daily [maintenir Ja paix, et si les exe | Loncin 8 dLn communi a | Dai \ tnt du vembre
r il el * je es .Sympathi | la direct on de Gil luwe, notre a Mail” à Calais télégraphie: |avs hui donnergient saitisfa tion, H Mi enFoyio aux Duisstnees le 1» {nor ivons repans: Autri
bee ur, ; nt bien conuues, | vance à été particulièrement ser “L'agele avancé des lignes al | ( anbassa leur russe répondit jiriple entente par fa Purquie, re- Lehiens au delà de Kielce, 1e que
lus pleces Œartit président Poin- |sible. |liées, que le krônprinz de Bavie- [qu'il avait recu dés instruéçions|lative à Pincident de ln mer Noi- {nos troupes ont ovcupte faisant
is} - D r x à Es l des | D ns 1 région « nord de la re et le grand-duc ile Wurtem Ep ASS CORSENtNopEe, eh £ à À te ke pr «id ds : we , k : ue 4 g a 5 Ve
! Que ntinné sd | { sur | Lys, mal re les a° ques déter [! ræront CSSAYS l'écraser entre que si touts es off 1ers HIER | UV à té n ps le ñ a ji pond [1 traitieus n. PEL pa É CRE F ;
. ] : 4 pie. ininées de l'ennemi. notre front a [leurs armées, continne à enfoncer | étaient .renvores de l'armée et d lexplic ao \ donnee He\rA fair [avons remporté une VICTOITt L
x s l'AVAPe! condamnation & {été partout maintenu où rétabli à [sa painte menacañte au coeur mè-lln mariné turaue et s'il recéviit{connaître les giianties promises {si uw les Autrichiens sur tout
M C3 6 . ia fin de la journée ne des lignes allemandes, à l'es [de nonvelles jnstruetions de Pé- {par la Turquie et les réparations [le fro de Kiel e à San lomir.
Z Cp Ù dr à no olen nid" 1e ES d'Ypres. ét a, en Bu dé capte, KroRra ie, 11 revlendrait. [ait elle s'offre à pas 5 pour ki 4 L ‘ennemi na 66 repoussé rapides
Lt à A ne Londres, 7.-—-L'Angleterre ,loar les Allemands dans les envi- | fait échouer leur marche sur Cr- | ". à Fo jh auxquelles elle s'est 1; Rh Ÿ Se ia se A CEE
TEE ; n * j PA Ka l'artil. lannonci 1 ‘ment aujou>- | nat \ri «entre Lihons ét con eh p | su LS La Fe hicha [ "FES pr Se Lei que AR
« et dé liant “d'hut:qu «ait l'ile delire Le Quesno en-Santerre, ont| Dans le cours des trois der- turque Has trs Lis mé © RE — be SUR 4, ut
“Entre la réfiou d'Arras et|Chypre. d Méditerranée, |"omplètement échoué, 1 paye Lie da Les Alemands. PAU ANA ANT dr ; og té l ; | Kielre, nous avonk fait prison-
Es ee PT | Cobe 1l le grande va- |. “Au centre, duns la région de|qui s'étaient avancés jusqu'à 23 da ont été conlés dans te golfe le SUCCES RUSSES pe ta ; aitie dernière, 200 of-
Mat ins 14 1rpéS tt avancé | CUT: G mme louée par |PAisne, nous avons fait des pro-|kilomètres d'Ostende, ont été for- |Tchesme, Asie Minenre, À 70 ki- | D: A «
A l'est de Vaillv, celles de nos
| futé. it FANS bre ‘de’ ci y
< 4 . di mmasen )Y1S un CTI nonmrrt e canon
se4si0N 130 lepuis-des années. sant des pertes estimées entre &3.. [ne | [1 DA me ADR ES d A
À id PET Éd BR FLN ‘| troupes qui occupaient des posi-|000 et 50,000 honimes.” Une escadre franvo-anglaise pé- | : let de mitriillenses Pendant Vis
‘Au centre. l'attaque lancée par Y elle A ivernee par un} » | ee j F os tent En Russie et en Pologne, les | nuit du #% novembre, les Autri-
\ pale vauhs 3 0. | Anglais et Son commerce contrôlé |tH10ns sur les pentes du plateau] nétra dans le golfe de Tehesme ce Nr
LE nanus & à rive long Y ‘ ; *
7 - NS ésalemet ir lee Anglais qui se trouve a nord des villages!
\ HE Mt Na Ve L vent par les Angla d 5
ui nott t bbligés écder Il x été offisiellement annoncé | tt VUE CR
v. ous Ava bligés à céder ' à ; ù liorcées de se retirer dans la val- LES.
ï auteurs au nord de cette vit laitjonrd'hui qu'en raison des actes | ; :
» ‘ po {liée qui se trouve à l'est de cette
# pas continré er. thostiles commis par la Turqnie. 4 ‘ -
vd par |: ; + : PA ul L
de ntim | à Be ‘rmière Jocahté, En amont, nous!
l'. Mire-nttaque de notre part |: "tt le guerre existait entre fa ” ‘ it: Î
| (AEUNT 1 ll Evans MES Dltene [AVONS maIntentt nos. positions sur
Ho bermis de réoceuper une urque et rAngieterre, le ivi |
) la rive droite de la rivière,
tie du terrain perdu. | PISE SE NE ES | “Pendant toute
matin. à Ja recherche de ces deux| forces allemandes battent |‘ie1s 01! DE plimieure Re ©
navires qui furent trouvés et con: en retraite Éponhté rhe FT pe PR iv
lés, Ni l'un ni l'autre n'étaient de! DAIUOR OU TETE CS N'
crande valeur. 7 ve Isont bien instutlées dans ln ré-
& gion de Nisko et de Rudmik.
“T1 n'y a rien à signuler sur le
este du fronts”
— 0" 0D5-2——
Bordeaux, eue 00 gouverne: | Paris, 6.Le communiqué offi-
ment français a publié la note! cie] publié dit:
shivante au sujet de l'attitude del “En Russie et duns In Prusse
orientale, les Allmands se tien-
la journée
Du IS la rég on de Reims. HI | .
mnule une violente anonnade. | LA TURQUIE ET LA |d'hier, une violente eanonnade a ha France déclare officielle-|
[fait rage entre Reims et In Men-
la Turquie:
“A plusieurs reprises le ‘gou-
o « ; nent sur la défensive et les Rus- LE COMBAT NAVAL DU
} vernement français &'pris note delses, à certains points d êr PACIFIQUE
N ntas 16 le le. hear L » « 1 : in du front, Li ‘
Les RER Per KT 7e ; sa” | TRIPLE ENTENTE #6: ainsi que sur les Hauts de ment la guerre vegrettables violations de neutrn- y
inaunds- duns cette région, sur 6 | \
| Meuse,
tont de sérieux progrès, En Po-
da C À À RES
auteurs du Chemin-des-Dames Eur ° “+ es ‘té commises par ki Turquie | logne, les troupes russes ont oc- Valparaiso, ° 7.--On ‘'apprénd
Er tes NS “ai E Para chiens, faits dar Paris, 8=-La K léfiniti vrincipulement dans Ja conduite Fée Syndek, Lusk et Bosproza I ke roiseur anglais ‘Glasgow’
LOS FORTE ot aris, », si “ance ? Ô - si CET EYE ? Lise ü, ue le crotseur anis {
] Re va M t les Allemands ans ln forêt url 1 France à définiti |jes antorités militaires et navales fi £
"Enti (CRT TE I A vis
an MISE AE Feb tot IS | sans rencontrer de résistance 8%-
VER, Les ambassadeurs de Tur-}de l'Argonne, ont 6i6 tenus en €-fAément déclaré la guerre à ls
\ réeion de la oevre, fil ]
in
4
‘le . « . " A 1. 2 . . os « x ù ,
ET Tur tant dire Igrès à l'est de Ja forêt de l'Aigne. !cés de céder S kilomètres, subiætlomètres au sud-ouest de Smyr
SU res hauteurs dé Par- ln Turq utant dire pos- grue. | 1
RCE PAR Alors x | y et le transport “Otranto! se sont
SE GR À | rhee Turquie. La Rüssie. dit-on, a pé- + gb tn rec ge pol Es A Poutest de Kielre, les AI- échappés après le combat naval
ine action importante ne s'est quie à Londres recoiveni “\ Mis avons çontinié à fairelrétré en Arménie ‘avec quatre ME ofbribre h tniithrés ète À “à de Au OR Fes qui a ét" lieu. dimanche’an/1ntge
| ( É ! Ê HER : p PTIT } 5 à 1 n1 SACOWA dreve e Abu hili di CD:
1 \ té, ul leurs passeports lis progrès Kg Es pin de |°rps Mat 2 et. al Commence à Langmentant, L'envoi d° Allemagne | Autrichi vx qu! w été none) des co - sd M - Rs
not} le groite, dans k Pont-à-Mousson. attaquer les Tures sur un front |,n 1 urquie d'armes et de muni- | Let Klotes: Dod Ce surrne à dde Mn ee
\ Lorrai ln'y de ee oite s'est ayant de 150 à 200 kilomètres de SR nés ai jui snEest (le Kielee, occupent la |sans fil, émis par le “Glasgow?,
en 4 une, 11 A notre aile droite H & tt \ A LION tions et la récention faite aux légion se trouvant au nord delai chorthait à de mettre en co:
en à sigua Dati, List pee produit quelques engage ments.| AE Le * Vs croiseurs * Brest” et s'Goeben | Sandomir. Des -engngements ont x A pe bo à “Goo Hope”,
+. Rd tea Turquie en favorable s à nos armes, le long | docs spas à.—Une dépéche ont à bon droit alarmé le gpuver- lou lieu à Rozwadoff et Nisko, vil. Ce dernier n'a pas répondu. On
iren -G-—be-correspondant {si l'on en croit l'agence, vas, g [de la Seille, [officielle du ministère des affaires nement francis, Îles situfcs sur ln Snn et ont été ri jue le “Good-Hope”. et le
( Al NET AURAS Lt | passeports. qu # #* = * fran de en F rance, ù confirmé “y pins de cela, les Turcs om. | favorables aux Ruxe 4, qui conti lsMonmoutk: ont été per lire corps
uraphie que le bruit du canon tone 4t6 1 nis ce matin à Bor Le Havre, %.--Le bulletin of4 EL ni à. l'ambassade del sis provoéntion, commis des ac-|nuent de traverser la rivière, L'6- et biens
D « lu distinctement à | doaux. el suivant a été publié par l'é FE rRnee le rapport du touverne- tes de guerre sur ls ports rnsses | tat-major général allemand a été" On ad aueun renseignement
Gal s t là une uulica " tal major belwe : se 1e set pin dorer sai LA Un En conséquence, le gouvernement [transféré à C'zenstochoka près del our Je fuité et gestes dei croi-
! faisn revoir que les A : “L'ennemi s'est retiré vers l'Est, | Vs +. EUNRe CHER. QRCrE la éranenis, ngissuñt d'accord avec|ln frontière de Side. sourx allemands “Leipzig” et
"ap A TN PPS ! Lie | Winistèt les labandonnana ses morts et ses bles- [FT .S et la Turquie, ais ln Russie et l'Angleterre, dispos! Berlin, 6, radiogramime recu à |“Bremen’!
front de Bruges à Tluielt, à 25 ki- la ffan trangères, à remis tn- |sés | € dessous, texte de la dépêche: |; ergire que 1à responsabilité de [ln station de Savville, L, L-—On Te
où äüsgud-est de jourd'hu s. passeports à TFewfik ! “Nos troupes s maintiennent | Les actes hostiles, Commis pal lops neres incombait aux officiers la fuit savoir, à Vienne. QUE TEL PAT RE mu énade eh bb na de ect
hr pacha, ambassadeur de Turquie, sur les positions qu'elles ont oc- la Hotte turque, commandée Pal allemands, qui £heréhaïent à u-l forces autrichiennes en Pologne,
re ++ { let r quittera Londres 4 |enpées hier. des officiers allemands, avant survpet l'autorité des chefs otto- [après avoir tenu les Kusses en 6
Lontires.!t Le pondant [ain matin. | “Nos avant-gardes, qui se sont entraine la mort de deux Fran-lunns a pronosé à In Subiimelchee sur In Lysagora, ont conti- W. F À BARKER
“Chronicle”, et télégraphiant L'ambassnd l'Amérique selawancées vers FYser, ont trouvé | Us et causé de sé ENS 16 LS AUX Porte de séparer la politique otto- [nué de se retirer sur les positions É
ovd de la France, dit: | préna end e, de|partont des signes de retraite | AVIres, Havant pas été suivi du | mwrié de ‘celle dé Berliii en ven- [qu'elles avaient choisies auparn- -lEntrepreneur de
“Nieuport à eus beaucoup à | l'amtbnesade turque. Le premier | précipitée.” À ADS des officiers allemands dE voyant les officiers allemanis. | vant. -| po mpes funèbres
nuitfrir dû bombardement des al rétaire de l'ambassade uméri JE USSR de VA Tee de mer, ce:qui “Ce renvoi na‘pas eu lien | Il n'y a vien de changé dans ln et embaumeur
Dés et des Afémands; il fut per-{euaine, M. Erwin Laughlin, a ren Washington, 5.-Les dépêche sura dégagé la responsabilité de Esétitnde de 14 Turonie présente! situation en Galicie, catholique
et rénhetrhisféisen-un jour. [du visite aujourd'hui à Lambases. |rectes Bke : &* l'anbasale- te la l'urquie. le gouvernement de La &s mêmes inconvénients que srl Les Autrichiens se sont et pa - À
La \ille est éncriines: : plus !deur turc pour disenter les détails |Franee njontent les’deux détrils ee: est obligé de considé- état de guerre existait, puisque | rés d'une grande quantité de pro- [Dans un district
Personne ny restes on ue rencontre [lu transtert suivants au communiqué officiel Ba ur, D * : 4 P: es po de Leg alliés sont obligés de détacher | visions et fournitures provenant résidentiel
< monceaus de ! HÉE Cot de Tewfk pacha s'est refusé à publié à Parts: h °C Bear Chr CM France &t loin ebrihine portion de lenrs for- | des Serbes Qui, se trouvant dans Ch lle mortuai-
ra AE fournir anenun détail. | | KA Ta “suite: du ‘rebul:-des À He il RPqUEeI k ces polir se garder contre des ag-!|le district de Maeva. ont buttu en ape :
KMS +. haïids-au-aud de: Dixkiudés nos! “En conséquence, - Fambnsen: lercscions turques, re privée
048 0—— —
À lo N .. . * “
z : EN À ù né teur de France à Cons e
Londr 6. ne. dépêche troupes, vers la fin de la journée, ce à C'oOutantinops
0 le pers tté F, k ‘ d PSN EU ñ Coin Broadway & Donaïd.
l'Amsterdum à l'agence Reuter UN APPEL AUX ARMES ont pris l'offensive, it le personnel ont quitté “cette !chors qie es ambassadenre Pétrograde, 6.:2Le nés dé
comm) -
retinite précipitamment,
“il est résulté de vet” état ve
“D'uyires attaques, faites par | ville, de mêmié que les consuls de! frañdais Anodais ét russe à Cons | qué-officiel suivant venant de: l'é- | Frans. 24 7e mL.
\ és Allemands eur In rive droite l'empire ottoman ont quitté Bor autinople ont demandé leur pas | «
ROLL ne € _COrrespo Jar L un de l'Yser, près de Bourg et di | deaux aujourd'hui." f #eporté et oft quitté 14 Turquie. M "41e 0 — ”
À = : $ ié h + A se à tbe ” Le gouvernement belge fait | Comin, ont échoué.” | ) onstantinople, ner Une dépê- “Ees iittirêts français + Par .
Dec Lo rrdapher EDS LAS Le Du "= |che officielle fait savoir que L'un que ont été laissés entré les maine -
etihilol is En e s PP x | Paris, 5.—Les Allemands ont des navires de guerre anglais le l'ambassadeur des Etats-Unis | PA
NE CN Tr Re Chien de 18 à 30 ans rer ou À ME + hp et tent, prb. les ve ve à été ls en Palestine sen es Statues. è der
t Hruves ile Dombarder Keïms avec violen- |atte Jar OU obus ovenarit |Cnar cit " i
Le PLU fraiñs, remplis de ve | |ce, si pm < M une Mg en- ls fort se mn a Dior Gous une Rs ER at où - d a Orfévreries st Orne-
+ SORT ondres, 9. In nouvel appel!|vorée de Bordeaux au “Temps”. !|explosiog à bord. A LA s € ‘UES fs ; ei Ci TM E
FE SAUT Nue pd PTS PT a 4té hdtensé à tous les Beltes et | à Lette ; , F. Aster. 8.—Le *"Vossisehé shrant que lès Müsiimans com- Chemins de ments d'Eglises, {
“Les Allemands, à Bruges, at [ét contenu dans une proclama- | Un des combats suprêmes de | #titung” à publié uñe dépêche def prengent par een le Rae | A Bancs et |
tendiinhé du des alliée tion officielle que le gouverne-|cette guerre a en. lieu dimanche | Sofia (Bulgarie). disant quesles | commise pat Ja Turquie en remet a utels, .
“Tous les ponts-levis sont Jevés [nent belge a publié à Londres. | dernier, dit le correspondant du “Toiseurs turcs avaient bombardé “ant entre les ruine de l'AUema r MS LA W: Ameublements
Rs "onit fil nuit” En parlant des milliers de Bel “Daily Mal” dans le nord de laffvec Succès Boston, place forte ie Pu souveraineté et sen int Croix, rec es 4
[ged qui ont êté chassés de leur |Fränee. [et Port ‘de mer russe situé sur la pendance. FE , Cloches
der rare 5" ET pays, cette proclamation dit; |, “Les mg por My MOTS Ur are La “lril » bubiié |: re de gt id L Le La ” 5
? + 4h Se pont «, eur< forces dans un immen% ef- ome, S—La “Tribuna” pubiie |: sb j ; er Lie « : :
LES OPERATIONS Parmi les familles belges, 1 Ya Aectiné à s'emparer d'Ypres, [une-dépêche de Pétrograde, cor luisme dans une lutte qui ne peut ||! Etc. Huile de Sanctuaire,
TURQUES ! «! 0re_ beaucoup CEE op 2 date par le feu de leur ur-|cethant des opérutiotis rnssés on
Fo À. 2 4 DS ES tillerie, d'énormes masses enne-| Arménie, La dépêche dit que les
. s joindre à l'armée, mais il et Br ee re 0 photo at pe gone ont va de Fun po «+ br drerptitet
Les Russes occupent plu- indispenseble que tous fassent. de [82e RP 7 à: not Constantinoplé par le mot
sieurs points stratégiques | mue sanà retard. Pr “L'ordre impérial était de pren-| Tsargrade, trädnetion de ce mot
qu'être désastreuse ét 1 ebt cer-
tuin que l'Afrique septénirionale
n'uidera en aueune façon es
Füres à compromettre a eausl. |: Le LE TR.
musulmane.” . e no e
Cierges,
Vin de Messe,
de la plus haute impor-! :\. 5: | dre Yores à n'importe quel prix, |2n vieux slave, à =. — Livres de Prières
s ? , Nous faisons un appel solen- Let pour tâcher d'exéeuter vet-or.| La dépêché ajouté: Londres, 14.—Tewtik pacha, aw. jé GTS. Chape
tance [nel à tous les Belges valides, entre | dre, les chefs allemands sucrifiè- | “Les Russes! en Armérie, opè- |bassideur de Turquie en Angle’ |[t ab 1 l D ta
— — hs: 30 aus, pour sengager pen- rent leurs soblats sans compter rent sur un front-svanteiiné lon- lerre, a reçu aujourd'hni ses pas || rication de Piété
ant la durée de la guerre, Tou- Des deux «4155, les pertes farent | guéur-de’200 kilomètres. Pis soit sports, + ||! Articles de €
Pétrograde, 7.—Une armée tur-ites les facilités seront données à énormes, 12 combat dura pendant
entrés en Turgitie- par déux ron-
[touie + journée, mais le soim{ttsi"ume colonne s'est “dirigée ‘sur
{VYores était, comme il est encore, | Erzeronm et l'autre a pris la di-
entre les maims des ans Lrection du Shd, : s
| “On rapporte que le kaiser en-
ane couriveait ss troupes par s& pré-
reux villages ont.été occupés par |qui n'auront jmé& répondu à evt|sence."? me: ils regardent cétte “trierré
s uvant-postes de cette armée, appel au 15 Novernbee pourraient F9 | {gags 2 ie.x \ 2e conmyé une gugrre de d£hivtance,
Dans, iles. can ogm normales. étre requis pour le,sérvice unilitai- |" endééss 5e Vue dépêche de !Plusiviss régiments tures ont été
cette armée se composerait de 80 re, d'accord avec la loi.” Rotterdam au “Times” faisant lfaits prisonniers,” ne
La giérre n'a pag Été . Eucort
.: e : . Lou: OU le 1 * *
pee, forte deo#,000 hommes, es hommes pur le ils belges
‘
Ccomoprehant les fe, 10e et lie{pour eur permettre ndlr
fovmellessent déclarée avec Va , : J'+% pa Là ce
Turquie, mais le rappel ge Cons- ||! . CRETE ’ Ba FU ï 4j
tautinople des ambassadetrs dell: W g Chur h G d C
France, de Russie et d'Angleterre : Inn! 'C 00 S 0. ‘
est regardé à Londres comme é-1|: :
quivalant à un signal d'hostilités 17 ut }
que” br : j
per
ps d'armée. est mussée, dit lelles centres d'enrûlement en An-
“Vovoe Vreniva’”!, le longe de lu !gleterre ou en France.
“Partout les Ariménieris ont ae
cuelli les Russes avec efthotiside
frontière du Caucase, De nom- “Les Belges entre 15 et 30
ASE" +
8 Lu A À | è DRE DOTE NE LA RATE |
retire
DANS L’'ADRIATIQUE
Une belle lettre de marin
Li
l', : te l'es : ‘ 1
reçu «il ot Ier Le navire im | e «in rx les werbx ot
lettre ‘ ! ru | 4 e roug |
Des e ! Î 1a 111 }
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bord sorte d'un incommprél ) | ul, i 1 \n#, Qu ls
silence, Mui- les ce ions nt Dbra ans et moi nnelons. HOoitrs
qués, un homme dert ière chaque _ LS ha LT ourant. Avant peu |
piece charg w, le loigt u1 la . l'= 4 } pariera pour de
tente, ne ferme pas Îles UX 4x x mille mètres de distan
momefht où il arrive à celui dix mille mètres, n à
on de relève, Lä-haut les pro) se do os sal | mul
teurs sont prets, l'un oup quent Jar
VORO! « à ë tirer, # fouiller, pe RNA AS Po ie a
harceler. Et sur ,v passerelle,
}» Fi . | » lle = 1 \ ! +
OR . ARIUN BEL ERPLOFT
fouilk pendat l i et des D’AVIATEURS
heures, cette nuit noire et cette FRANCAIS
Mila
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; rase rd du leon la la dé. ils lancent des bombes sur
cision, Cett ( de défaillan- | un chateau abritant l’état
re SR Sn major allemand
a torp e, où sèmera la mine qui |
engloutissent, Par moment, dans | ds
un lointain irréel, on voit dk Dans le nord de la Fran }
urands pinceaux de projecteurs : | Des aviateurs français s t dis
lg tâtonnent k et la mer, s'ur- |[tingués aujourd'hui aux dépens
rétent soudain, et le vent ports les Allemands. Un grou le
bruit d'une rafale de projectiles, [biplans et 2 monoplans, quittant
Et pu lu { 1 )}t rs et eur DA à Dunke: jue, dirive-
canons ta Cest lu muit ut vers le sud« le Dixmud
1 ule et ence Ma le Ou {taquer 1 intea plu
coell at puis Vite Ï ont par ner entout | juets
Là lant lo à l'heur | t {a LE | il 1} 1
ert L 110 1 11» ) 1 1
(n voudra el verres [4 ‘ iVOIr il | lof
des jumelles et é tendu \l ! Cstend }
D'où viendro udain {des navii guet
quelq ‘ Oo le À I comm | À eux tous trop in (
motista 4 li eut il l etru ortaient 240 bombes, L l
ve, | s e crété “Alerte ! issèrent l'un après l'uutr \
1.500 metres! S0 degrés à tribord ! {dk | châten « incant
Projecteurs éclairés! Plus à gau quelques-uns de leurs pro 1 k
che! Dérive 38! Commence e|A peine e demi-douzun l
feu!” Toute es b ces | bo l elles attx it
ONE bONUI WUIX blaces, Du il [| 1 que ni « { l !
faisceau paré, b | un ) re | 14 lraient a hit les
à trois ou quat iinées ju
fonce comme un sur l'écu S (lé it-na4}0 1
mé, 15 canons crachent à la fois lemand s'enfuirent de tous côtés
sans s'arrêter: le vaisseau fantô t cherchèrent 1 À lans les
me est devenu un volcan, “Plus à juets du pare où x t les
droite! Mille mètres ! rouver de nOUvt = ) s lur
Le torp lleur ent ui d aruit des pal s aviate a >!
dañs une auréole de coups, de ger- limarent wrière-garde de la pa
bes d'eau toutes blanches sous {tro e acrk Cette sou
l'électricité livide, mais 1} appro- ftermminée, les avions retournère
che avec la mort, “S00 mètres!” [à que où tous arrivèrent
Les coups se rapprochent, font [sains et saufs dans da soirée,
JEAN J. DAOUST EMILE DUG
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LES RIVES ul
|
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|
1
|
|
(|
|
|
. | ue le souvenir de ces forces alle-
mandes que le destin ie” si é-
prouvées près
Winnipeg, Man. 10 nov. 1914
DE L'YSER
Les Allemands reculent et
lesBelges occupent Îles,
deux rives. — La bataille! —
continue entre Dixmude,
Ypres et Roulers
FRA |
14 « * I Cp he
ovÉ l'Amsterda i ige ru
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T4 l« u 11 vppre l [LL
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(L forn par les villes |
Dixmude, Roul et Y] Un
oran 1 l'habitant uit
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on de Ja Holl ande.” |
ee mrespondant di Dail
Î N | nord d à Fra
\ ft graph jeudi ‘€ qui
“Le combat primecipal cont nue |
naintenant un peu plus au STE
luns les environs d'Armentières |
Let uw ln frontière, à quelques ki- |
| net re à l'est de N pPpe.
“Lille est en flammes et battu!
brèche, Les alliés Ÿ sont entrés |
t nt s obligés d'en sortir |
et nos projectiles ont mis le feu à |
a partie ouest de la ville, Si nous!
é pouvo chasser l'ennemi noïs|
{devons le pousser vers les Flan- |
| da au iuilieu des flammes et dé
1 tu |
On ann que l'empereur
tCruiliatme, M "om paré de son!
| “tat-iu]or, dbtie es opérations
| Î puis To rnAai, ville belce sitiree
es de la front avant pour |
ni tif Boulogne et Caluis, en
passant par Hazebrouck et Saint-|
Ou ul les Allemands réussis- |
sent à percer nos lignes, ils ren- |
Pa ront route les condui- |
uit directement à la côte. La ba
taille ji ivrera en t endroit
Îne sera As terin née avant plu-|
sieurs jours. |
Le correspondant du “Dailv |
Mail” dans le nord de li France,
[télégraphiant le 7 novembre, dé-
[erit la satisfaction éprouvée par
s habitants de Calais et de Dun-
Ik rque el des petites villes et vil |
lus voisins le jour où les Alle-
| wunds ont battu en retraite, r'e- |
traite qui, dit-il, néquivaut à
lrien moins qu'une déroute,
Il dit encore:
“L'aile droite des Allemands a
116 mise 4 n pièces comme un verre
h Le + à
[tait cauimne,
{
{bleuissait,
{nous voulions en témoigner.
Quand nous entrâmes dans
Reims. il faisait nuit noire.
Point de lumière, sauf celle des
incendies Le bombarn lement s'é-
Nous longeñmes ln ca-
Les tours sombres se dé-
rougeovant,
discerner à
lont
hédrale,
tachaient sur le ciel
Mais pouvait
tte heure les blessures
dificg était meurtri.
A quel jues pas, l'hôtel
sous-préfecture flambait.
l'on
1°2
10
de la
avait
Il
reeu un des obus destinés à sa
grande ve TE Les flammes finis-
saient de lévorer, Chaque por-
te, chaque tre était une four-
naise, À un vaste mAgAasIN
de tissus brûlait aussi.
| Le lendemain matin nous nous
lirigeñmes de nouvean vers la ca-
iédrale,
La cnnonnade était très violen-
te dans la campagne.
Cela faisait ani mugissement
continu avec des crescendo, des
de brutales repri-
de notre To ri-
allemand,
decrescendo et
Le “rrran sec
postait au “bououm
ses,
Mais sur la ville, à ce moment,
les coups étaient espacés.
Eu chemin, nous aperçümes
Dartout les ravages exerce és les
jours précédents par l'ouragan de
feu, maisons crevées de part en
part, njourées comme les dentel-
les à travers lesquelles le ciel
boutiques en cendres,
le vin qui tombe. Canons, maga- lies harpentes de fer tordues
[sis l'appros isiOnI inents, fusils ER ES les file de laiton.
même les bl s ont té aban- | Il ne restait plus une vitre au
s par eux quand ON! bel hôtel de ville dont fronton
précipitamment ce ChAMD Lt orgueilleusement décoré par
le bataille jui leur avait éte si la un: Louis XIII à cheval. I4 "#48
dl. La chance des Alleman ls é- lcude avait été criblée par l'éclu-
in quand l'inonda-
positions compléta
SOI déc!
ton de leurs
[tail à
“Il ne reste plus maintenant
de l'Yser. Trente |
mille Allemands, disent . Bl |
res, ont été mis hors de combat.
Pas un seul canon u'est resté de
côté de In rivière, et Les IOTtS
j fl 1 dent pu d { se
| no) { les b == le souvenir de |4
| L s iris le hicsses, qui 1 |
|vuient quitté la ligne de bataille
| TE 5 lerniers, tout cela mon-
[tre biet qu'on n'a pas xagéré le |
| wrtes de l'ennem Le alliés ont |
lû faire également plusieurs mil. |)
| prisonniers.”
| Ï wrespondant du *’Tines”
[dans le Pas-de-Calais, envoie la |
{dépêche suivante :
| Je crois être bien informé en
| lisant que les Allemands dans le |
lu iprene « fort qu'ils ont fait pour
attaquer les Anglais entre Ypres
{et Lülle ont perdu plus de 30,000
| hommes, combat dure tou-
ljours. mais il a diminué de vio
ar * par lu force des choses, Les
| Allemands ont @té r poussés, mais
lil est et re trop tôt pour dis-ou-
[1 sur ce que sera la démorah
{tion allemande,”
Une lépêche l'Amsterdam a!
lCentral News” fait savoir que |
|quarante obusiers sont arrivés
| er à Aix-la-Chapell venant |:
| d'Essen, à destination d'Arras.
Doux trains composés d'un !
grand nombre de wWagotis vides |
sont partis pour Namur et soi- !
xante automobiles blindées sur |
lesquelles sont pla ées des mitrail- |
| . ont quitté Aix-la<4 ‘ha pelle |
| our Ostende,
|
| Les durillons.et les exeroissan-
es disparaissent traités avec le
Halloway' Corn Cure,
Li
jqui éclata l'après-midi du samedi
ler and elocheton s'éta effondré
|sur la voie publique. Dès cet ins-
KE: x: tant, la solidité de la voûte était
|done fort compronise.
boussement d'un projectile qui a-
vait creusé dans les dalles de la
place une excavation de deux mè-
tres de dinmètre.
Nous nous approchämes d'un
groupe,
Un infivmier civil racontait que
la veille au soir quatre soeurs de
l'hôpital Jésus avaient, été tuées
par der obus, 4
Nous nous étions réfugiés
lans la cuve, expliquait-il. L'obus
raversa un mur d'un mètre cin-
juante comme une feuille de pa-
pren Un amas de moellons s'é-
roula sur les soeurs. L'une d'elles
fut ps À ao tout contre moi, Je
voulus la dégaser, Ses deux jam-
bes me restèrent dans les mains.
Les quatre religieuses avaient été
brovées, Leurs corps nageutent
s'échappuit de
tonneaux éventrés et qui se mélait
dar is ke vin qui
au sang. C'était horrible. Nous é-
tions deux infinniers avec les
soeurs ét, par miracle, aucun de
nous deux ne fut touché
Hantés par ce tragique récit,
uous parvinmes à la cathédrale.
Nous en fimes le tour, Le bom-
du ven ndredi avait dé-
ja causé de graves dégâts, Sur le
sud, à la croisée de la nef et
un obus avait troné
Conunent n'avait-il
pas le feu à cet enchevêtre-
ment de charpentes qui, duns les
églises gothi ues, couvre la voñte
la forêt’ C'est une
San doute, l'incendie
bardement
du transept,
“toiture.
ris
le [LL
t s'appelk
énigune,
fut allumé par un projectile tom-
Lé au même endroit.
L'abside était toute
le bal ifres profon les,
Du cêté nord, plusieurs contre-
forts avaient 18 et un
labourée
été
La façade occidentale était. cel-
le qui avait le moins souffert
Un obus qui avait fait explo-
La destruction de la cathédrale de
Reims racontée par un témoin
[4
semblent
nr 1 In SE Ve 1 (AU
Nous a âmes de vendredi {sion au milieu du parvis avait lé-
vers la fin de la journée sur la |gèrement éraflé les statues du por-
auteur qui. à une distance de che et un pli de la robe de la
trois kiloi : enviror domime | Vierge qui sourit à sainte Eliza
teims au S beth avait été brisé.
Là, no lesendimes de voitu-! Sous le porche central, des sol-
Dour er dans un ‘ban »|dats étaient assis sur des chaises
ui foriua lus au-dessus de Ha le pail Ils avaient rangé leurs
route. LA tacle qui s'offrait à |wbels entre les figures des saints
: trrifiante beau- comme à un râtelier d'armes.
Læ caporal du poste nous ap
l { re planait s \iprit qu'il gardait deux cents bles-
nitiré uumense vautour, |sés allemands réunis dans la ca-
a plusieurs points. mai prin thédrale.
ipalement autour de la cathédra- On les avait placés là comme
le. ces dies <'échevelmient, otages pour preserver le monu-
\ chag etant. sur les toits, [ment. Et un g'tentesque lrupeau
s'éminouissaient les étoiles feu [blanc barré de la croix de Genève
rod tes pai tement des o-{elaquait au vent sur la Tour du
us, De place en place, au- lessus | Nord pour avertir he mi que la
le la fumée, de petits nuages | basilique était transformée en hô-
lances en boule subitement ap- pital.
urus persistaient longtemps. Nous entr'ouvrimes la porte,
C'étaient les coups de canons ti- | Dans | le choeur était répandue une
rés par les défenseurs de Reims paisee couche de paille.
“ontre les “Taubes”. Mais à cette Les blessés v étaient étendus.
| distance, on ne distinguait pas les! Chacun y avait fait son nid et
aéroplanes allemands qui survo-|s mmnolait. [ls avaient l'air de
laient la cité. forçats, C'est l'apparence de tous
| Nous poursuivimes notre route. les soldats allemands, Leur tête
Vous devinions des horreurs et [est rasée de si près et si mal qu'ils
:
teiwneux,
“Hier, nous dit le caporal, à
5 heures, quad a commencé le
bombardement de: la cathédrale,
tous mes prisonniers voulurent
se happer. C'était une épouvi ante
générale, Même ceux qui avaient
la jambe enssée se levaient sur un
trainuient pour fuir.
Mes hommes durent leur appuyer
là baionnette sur la poitrine pour
les empêcher de franchir la porte.
Dans leur affolement, certains
blessés cherchaient : à grimper
lans les tours, Mes sentinelles
eur barrèrent le chemin.
“Eh bien, monsieur, par un af-
freux hasard, les obus ont épar-
uné les Allemands et ils ont tné
trois Français: deux de mes hom-
mes et un gendarme.”
Contre la cathédrale est un en-
los, un chantier où, en temps de
paix, l'on taillait des pierres
pour remplacer celles di monu-
ment que le temps avait etfritées.
Cet espace servait de préau aux
blessés, Ils y venaient prendre
l'air à tour de rôle. Une palissade
ajustée derrière une grille les ca-
chait aux passants, Mais
planche avait été disjointe, et, en
l'écartant, l'on pouvait observer
les captifs,
—Saligauds! saligauds! grom-
mela un civil qui les épiait, Après
ce que les Allemands ont fait à
Reims, les cochons auront le
droit de se mettre à table, ma pa-
role! Pourquoi les traite-t-on si
Ne devrait-on pas les fusil-
cenou et se
bien {
ler !
Alors un soldat
couté, un simple
sans doute, un rougeaud un peu
lourd qui n'avait certainement
jamais fait d'études, lui répondit
cette parole sublime,
— Quand ils sont blessés, ce ne
sont plus des Allemands, Ce sont
des hommes"!
A ce moment, une auto s'arrêta
devant le portail, Deux mujors en
descendirent et gravirent rapide-
ment les degrés.
Rien de nouveau!
Non, monsieur le major!
Ils entrèrent pour panser
blessés,
Deux minutes se passèrent.
qui l'avait é-
gurs de ferme
les
Soudain l'on entend un bruit
formidable, C'est un sifflement
terrible qui vrille l'air au-dessus
le nous, Cela fait à peu près
chrerr... et puis: “rrrang!” une
létonation coupante, effroyable
se produit derrière la cathédrale,
Certainement l'abside est tou-
hée et probablement des éclats
mt pénétré dans l'édifice.
—Voilà qu'ils reconunen-
“nt à nous expédier des colis!
fait le caporal goguenard,
Puis il cominande:—ÿSac
dos!
—{'est la facon militaire de di-
ret-—Équipez-vous et prenez vos
fusils-pour monter la garde!
S'adressant alors aux KRémois
présents :
—Les civils dans les caves!
Et, se tournant vers nous:
—Je vous avertis qu'il y a du
langer, C'est à cette place qu'hier
deux d'entre nous ont été tués.
Nous nous éloignons par lave-
uue qui s'allonge de la cathédrale
à la porte de Paris,
Cependant les majors fran-
cais, dans l'édifice bombardé par
les AHemands, soignent les bles-
s6s allemands,
Nous nous retournons sans ces-
Le.
Les
blent. |
Un obus éclate sbr le
au
iftlements de mort redou-
Parvis.
ut jaillit du s01 nous empéche de
une
Une immense colonne de fumée
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Dictionnaire Historique des Canadiens et
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Prix : $1.50 reliée et franco, cinq pour $6.00 |
voir si les hommes du poste sont |croyait
que les Allemands à
encore vivants,
Tsing-Tan, avaient coulé le eroi-
Dans les rues, les fe PRES quilseur autrichien “Kaiserin Hizu
faisaient la queue devant la porte |beth” qui s'était réfugié dans le
entrbâillée des boulangeries aux
volets clos regagnent “hâtivement
les maisons, la plupart les mains |
vides, quelques-unes seulement a- |
vec les pains en forme de gros!
croissants, particuliers à la ‘ré-|
gion. |
Et c'est la fuite hors de la ville, |
Les citadins emportent de pau- |
vres paquets et gourmandent les |
enfants trainards, |
Les énormes obus continuent à |
pleuvoir avec un fracas d'enfer. |
Nous quittons Reims, Une der- |
nière fois, nous disons adieu à la |
cathédrale, dont les tours hachées |
par la canonnade des barbares |
semblent des bras suppliants ten- |: londres, d— Le correspondant
dus vers le ciel. | du “Standard” à! Pétrograde, an-
Le lendemain, nous once:
[port de cette ville aussitôt que le
Japon eut déclaré la guerre à
l'Allemagne, On pense également
que les Allemands ont détruit les
docks flottants.
mr 2 —
L'AUTRICHE VEUT
LA PAIX
Des pourparlers sont, dit-on
engagés
apprinmes
4 2 F HIT: UT FE | . RARE 3ù À
de ln bouche d'un témoin fugitif | En dépit des menaces et des
que très peu de temps après notre | Promesses de l'Allemagne et, de
départ le s majors franc ais a- {#01 dégoût, le gouvernement r'us-c
valent ordonné l'évacuation des est informé que VAutriche ne se-
blessés allemands et qu'eux-amé- {l'ait que trop heureuse de se reti-
mes, au péril de leur vie, avaient rer de la guerre, si elle pouvait
lavoir une entente directe avec la
1Russie, avec l'approbation de la
|France et de l'Angleterre.
“Le gouvernement russe est en
rapport avec Londres et Paris à
Lee sujet, et on s'attend avant peu
à certains évènements, Berlin ex-
2 les plus hautes influences: à
Vienne, quoique en dant que for-
ce combattunte, L'Autriche-Hon-
|grie à autant dire-cessé d'exister.
aidé à les transporter.
Paul Gsell.
——— —+ 4-0 ———
DEVANT TSING TAO
Les Japonais détruisent 26
canons et font 800
prisonniers “Les avages de la maladie ont
contribué méme plus que les ur-
mées russes à faire péricliter l'6-
tat des affaires d'Autriche-Hon-
Tokio. -Une dépêche reçue ! grie.
le Tai-Nun, province de Shan-! “Toutes emtentes :que Vienne
tuug (Chine), annonce que les! peut faire avec Pétrograde, com-
forces japonaises qui sæ trouvent {prendraient bien entendu la Ser-
levant Tsing-Tan, place forte, si- |bie, La question est de savoir, si
tuée sur le territoire allemand de {l'Autriché-Hongrie ne sera pas o-
Kiao-Tchéou, ont détruit 26 ea- |bligée de capituler avec déshon-
nous allemands et fait 800 prison. |neur, si les termes de paix ne peu-
niers. |vent être pronptement conehuys
L'artillerie japonais attaque | pour sauver le» apparences, Cette
maintenant Les retranchements laltærnative æule apparaitrait une
illemande, et a tendu devant eux |soumission abjecte à Berlin, Dans
des fils de fer barbelés. jee cas, il est douteux que l'aide
-+ Dans un rapport publié au-!des Allemands puiss: différer
jourd’ hui à Tokio, le département | longtemps l'ocoupat ion de Vienne
de lo marine à fait savoir qu'il ipar l'armée russe.
ge
pe
eubarge he ab Pi V4]
Winnipeg. Mas. 10 nov, 1914
ratuarades n'ont pas interrompu ="
l…
| æur
néraux Kléber et Marceau. battu leon fils dans ss bras, et nous a-|grand/peur, Le marquis, distrait
à Laval
Nous marchons sur Gran
s'est reformé à Antrain.
lle...
vons tous
la rétablir s&
ur
son trone.
juré de mourir ou de|de sa curiosité, s'efforca de la ras-
surer, et Snit par dire que Paulet|le bras, l'attara sur le seuil, et lui souffert eu Soua
l'entrée, C'était Paulet. [1 saisit
mademoiselle de la Charuaye par
se frottant des jambes. ce n'est
ricu auprès de ce que nous avons
be,
4
traverse pour lui couper le passa-
ge: un soldat plus animé était
sur le point de l'atteindre, Ce
danger la précipite encore, mat
dres étaient froides, mais on y a-
vait laissé des débris de bourrées,
de la cheruinée,
sabor où l'on met les al-
I! tüta le loug
trouva le
manie
.
La partie continue
L R BA AN Les autre: dorment, Un Capo- |
al a trouvé dans la bibliothèque |
d'une école les “Comes choisis” de |
Maupassant. On s'inscrit pour les |
lire, Tous ne savent pas très bien |
Dans les tranchées l'auteur. Mais c'est de peu |
. d importance Quelques- uns |
di 110006, mettent des pièces, posent | SRI AG
sem -|des boutons Un paysan ronfle| … Nm on A À ge verrières, à Québec, dans l'église de Saint-Jean-
‘ | lans un coin sur une digestion | vue | _ lresée rechercher d': se I! où È € Chante Sie eme D URNT ER en A gr on
! ollaborateur du “Figaro” |belle. Obns à gauche deux bies- | jiffoile. D'une longue lettre adressée [rechercher d'autres. ls rumènent iles & Ce ique de Sainte-Anne de Benapré et dans toutes les
TR : delle dos 1 D, HS de ar un eune soldat blessé à son ainsi 700 ou S00 blessés, dont 400 villes du Canada. Comnarez notre travail avec celui des autres et ju-
dress du front une lettre!s lont lun Obus au centre. Nos tranchées sont profondes, Ù “Petit M illais” ex-|F ges par vous-même de l'excellence et de la supériorité de nos dessins et
pleine de bonne humeur et k [Res par miracle Nous avons A l'intérieur, nous avons étendu | père, le eti Fa ee ex- % mk j de nos coloris.
vailfance, Nous en détachons cæ cinq blessés qu'on æcoure d'ur- ide la pailk Une banquette nous | trait les passages suivants: Je Tu. trempé, Je el puis Notre personnel d'Européens, artistes compétents, et nos nombreu-
pra ge |gence. comme on pe Les autre s | permet de nous asæoir. Nons.a- Blessé au milieu du Corps, vers pi us, J'ai faim: Je ge igwnote avec po + Ÿr pr sont une er ve Farantie de la perfection de no-
Atout : pique atten lent, inuets, figés dans leur |vons fiché nos baïonnettes dans la [SX heures du men, je rene 0} LUN Un Bacon ne. Dstue mille prix. TR UT de
Manillon de eve volonté, un peu pâles, « disant : | paroi, Elles nous ærvent de por longé sous Ja pluie et dans une taire que je trouve délicieux. Sur B. LEON Fou Leman ASS
Hoi: de coent “Le prochain! incore un! iemanteaux. Pour sortir. des|boüe si épaisse que je suis obligé | prière instante, un Allemand . ARD
Je coups [blessé ! Va-t-on partir! Non, La panneaux mobiles qu'on rabat Ja [de m appuyer sur les coudes pour |Consent à ps donner un verre de 53 RUE SAINT-JEAN, QUEBEC
N'allez pus croire que je vous batterie est toujours là ; auit. ne pas y enfoncer ma tête, pli le Mag “don qu il vient d'em Nous faisons une spécialité de verrières pour les églises catheliques.
écris dans un « fé, L mn Debx Derrière io, ef Mais où peut pas faire ln La bataille contine à faire ra rs P à r ‘Allen pe à ela me, ré-
| e table de marbre et que mes]en ordre uisine dans les tranchées, C'est | ge. Je suis entre deux cainps, et, soi res pu coment r s'éloi-
voisins Sont de petits rentiers, dés! On part. Enfin! Mais, jusqu'au | interdit, El faut aller au village. à | Sans exagération, plus de 130,000 ui gr squ'il se bis et me de
employés qui s#æ réunissent, 8prés | bo nous aurons la coquetterie | quatre kilomètres. Deux cuisi- [balles s'échangent au-dessus de Le vin À ap M vec di 4 verre
le bureau, pour jouer aux cartes, |de notre attitude. Et nous défi-|niers par esconuade v vont matin | moi. ch É NA L LS Dr qui l ñ-
Non, lox: au pas, sans hâte, sur la cré- let soir. Ces cuisiniers sont à leur Quelques-unes frappent à côté 3 us AragOaiDe un pen d'al
79 ‘ [€ [ra E se | lemand: je comprends et lui don- IQUEURS UPERFINES
Les Allemands sont là. à deuxlte. Les derniers s'attardent, ai-! facon des héros, Car les Alle- {et je m attends, à chaque minute. ns ne pièce de di L œule
kilomètres. Mes camarades ont |dant les blessés [mands guettent leur apparition. [à en recevoir une qui abrège le ho. sean Lu een rage:
placé leur fusil chargé à côté .…. Ils connaissent l'heure. À peine le spectacle. Je reste aïnsi sans for chistent ere ad ie re ee
d'eux, dans la tranchée. Ils font On « moins exposé dans les!dernier cuisinier est-il sur la rou- |ce, de six heures du matin à qua- De. oMiciare AN Fr
une maille en attendant É tranchées, Méêine, on y joue aux |te, qu'une pluie d'obus commence [tre heures du soir, et sacterr À md la | nent nous causer. L'un d'eux 1m Crême Yvette. Punch au Arrack Suède.”
[ls attendent depuis six jours. |cartes. | à tomber sur la petite troupe. Les pluie cesse, C'est là que j'ai com: | it: Css d'N fai Drésde.
Il ne suffit pas alx soldats d'e Vous n'imaginez pas le nombre CANONS la nes allongeant à pri la nécessité d'un prarapluie, -C'est la faute à vos gouver Crême noyau. Apricot Brandy,
tre courageux. Il faut aussi qi ils ide tranchées que nous avons creu- | ‘naque coup leur ur de cinquante moi qui n'en portuis januis. Ju: nants si vous êtes là. à Class | Calibts. Cherry Brandy,
aient de la patience, beau ‘OuD le !sées 4 puis notre arrivée sur ja [RESTES jalonnant la route. Fous dégrafé ma Ccapoie; mais je ne Tous parlent francais, Je note Crème Cacao. Blackberry Brandy,
patience. Cur la guerre, aujour- ligne de feu. Des tranchées, de [!es Jours, un, deux. quelquefois peux me ren lre compte de la gra- Ja remarque de cet officier, parce Crème Vanille. Kummel Russe,
d'hui. est bien différente de celtoutes sortes: ‘de simples trous, [trois cuisiniers sont blessés pen- vité de ma blessure, car y a au- qu'elle m'a paru indiquer une Céns Wine CPE ARS
qu'unaginent les petits garçons|des taupiñières, d'autres, plus | dant le trajet, ou bien dans le vil- | tant de sanz que de boue, mentalité euriéuse, (verte et blanche), Cherry Whiskey,
qui font manoeuvrer des soklats | grandes, qui pouvaient dissimuier | lage. que les Allemands bombar-| Vers huit ou neuf heures du! 4 {troisième jour de ce calvai- Cite Aniôlie. Orange Whiskey.
L plomb auwr des parquets cirés. [un homme à genou. Celes où nous dent sans arrêt. Et le lendemain, matin ma blessire est enfin pans fe cé. où: nous het deb une taie. CS Pronelle au Cognac. Okite Cia,
Depuis le début de la CAHBIPA- | sommes aujourd'hui sont Île mo- | les “rescapés ? ceux qu la veille et contente. par ri bandage sé- sur de paille. Nous n'avons re- Punch au Kirsch. Orange Curaçao,
gue, mon régiment a pris part À |dèlé Qu genre. On a parlé desfont "eu la chance”, de messe bits: Je reste tonjours roulé dans çu encore aucun soin, Là, je stp- Punch au Rhum. | Bénédictine,
neuf combats, dont trois grandes |tranchées allemandes, Les nôtres | leur marmite à la main, sans hé- int couverture, Enfin, on nous plie les Allemands de me üésha- Punch au Arrack “’Norwège.”" || Chartreuse,
batailles, 11 a été cité à l'ordre duré leur sont pas inférieures, Et | sitation. loujours les mêmes [l {transporte à Bar-le-Duc en auto [biller, J'ai pu attraper une cou-
jour, Eh! bien, il y a des compa-{nous y trouvons réuni tout elfe sen est pas (rouve lin st LA rh lverture qui se trouve là, Je ne
gnies entitres qui n'ont pas tiré comfort moderne. pour renure Un tablier si lourd, "| J'attends cinq longues minutes, | a; pas à qui elle appartient:
un coup de fusil. Pas un, Ce ne Ro LS à: de Le gran événement de la jour- [avec un eulme qui me surprend linis ln nécessité étouffe les scru- L H RICHARD BELIVEAU Li ité
sont pas les nnpagnies Qui Oùt ereuser il y a cinq jours. La si uée, cest arrivée du vaguemes- moi-même. ll est vrai que j* [putes L'URSS UE NES à d IE = , Im! [1
été le moins éprouvées, d'ailleurs. | {ation était simple. De l'infan- |U*- Les plus rudes ont des larmes | fait le cent ré de mn vie. Sur- que je leur demande,
Elles \Walent reçu la mission de lt ullemande, soutenue par de | dans les veux en lisant des lettres { prise! 1 n Allemand me demande | Ma capote, mon pantalon trein- Marchands de Vins, Liqueurs et Cigares
“soutent" une batterie où un}, grosse nrtillerie, devait es- d'êtres chers. Mais comme er 24 jee françnis : : pés, qui ne sont plus que des pa- hs Did d8Rs
groupe d'artille: Vous savez en éuver de forcer la ligne en un [mettent longtemps SR BA Qu'as-tu : . . [quets de boue, sont enlevés: mes
rt mere gant PET: 1e point déterminé, L'état-major lui | 1072" cd em fi sl pre péfru.> vs ee Ka TRONVES l'endroit ou Je | souliers défaite, calecons et chaus- 330 Rue Main Phones M. 5762-5763
plus ingrate, la plus périlleuse, la}, opposé de linfanterie--nous [plus grave encore, ben PTE, de | suis dessé. R , settes suivent le même chemin, Winnipeg.
plus poignante de toutes. A “taih Hobthes de canons PPS que nous envoyons s'éga- -Rassure-toi, me dit-il: ce ne | Mo pieds et ma blessure me font
|: , — Serge LA pes. « nt, Quatorze des miennes se {sera peut-être rien, En tout cas,
Des soldats sont là, derrière ane fé gros calibre appuie, de crêtes [TE w . 3 | l Gi SA souffrir, Je prends mes petits ci-
crête, AN côté d'eux, à cinquante lointaines, Ver POTOUS Y £ 1 [tu AIRE pen non (5 SOU pliants de poche, Je coupe
mètres, {les canons tirent, L'enne- | Ceja dure, comme je vous le di- | Foutes les lettres du cufonel se | «9 apprends qu'ils sont Lor-|,, chemise et ma flanelle pour
ui ést loin Muis sh cavalerie est sais depuis” six jours. L'infante- LP PRESS “ w Par pal : ue he so su aus Hot dégager ni blessure du ventre, . L ‘ d : ñ ”
mobile, Un peloton de uhlans.|:, pe Po le n'avance pas RU Lo a demande de la colocelle, à malheur. qu les: vétements que je n'ai pus encore vue. Elle à près, on ane le service suni-[res du soir, je vois venir, au liet
Lien conduits, peut essayer d'en- + 1e ne Fe gt + À î de lenvové an chef les corps une de- [gris qui les rendent presque invi- line longueur inquis tante: muis l'aire du 03e, qui à été fait pri cles bruncardiers espérés. … 145
lever les pièces. De l'infanterie ride " mé spots CE Dositions,” [m0 le de renseignements, C'est le !sibles à la guerre: je le leur dis. plus rien ne m'étonne après ce sonnier, Les médecins français Allemands, “Cette fois, e'est a
est nécamsire: pour les protéger, Fous couchons 1 l ; Mis ‘olonel qui l'a ouverte, Je renon- Ils me répondent : que je viens de Passer, procèdent à des premiers punse bonne, me dis-je: je suis Î ee |
A présent, les canons allnnanéel: Par-dessus res tes, re fu Ice à vous décrire sa colère, d'au- | Eh bien! avec vos pantalons | dre dir nt Dia que mal un ments, Ou m'en fait un avec de In Coups de crosse ou de baionnette,
répondent, Is ne savent pas où lieux duels d artillerie se Hvrent. ltant qu'il est du Midi. : À , |[rotges, nous Vous VOYONS de loin. pansement avec le pansement mi- teinture d' ide, Mais, au moment [ils vont n'achever, 1 ne dernièn
est notre batterie, Il: | a cherchent. Souvent, (op 4 ag SUV cent Je ms driars dis pas à bientôt. Ce Vous faites des cibles superbes, lits aire que jav ais dans Hion sac: qu l'on aluit n Re 7 veu tre Mado famille et, spas cle
Leurs cbus se rapprochent "pet "à fai-ons xs ns. ee ee tnt De bien long, je crois, Mais nous Les Allemands continuent pur] puis je in'enroule dau ind conter. dage sérieux pour tenir la bles- prendre mon fusil pour en finir,
peu, Les soldats ne voient pas [ont été blessés À ro À AD vais avons la victoire avec nous, Les |che min, en me promettant bien Fa ture. Je n'ai plus, de militaire, Xe. les Allemands emmènent les [Ti est inutilisable, Ce n'est plus
l'ennemi, Ts tiennent entre les] Ée se 0 VOUP MT RUNErR ut bulletins trompent notre impa- lrevenir me chercher, ainsi que les que le képi, et je suis à peu près médecins français et les blessés al- qu'un paquet de boue, de cette
jambes leur fusil inutile. Ils re- Rs i à F ASE lautres, sont étendus comme moi{nu, Heureusement que mon jersey lemands. Puis, ils nous transpor ; we glaise qui ne s'enlève pas
gardent, Quoi?.,. Les obus quil Eh bien, là, très sincèrement. | - 2m -— — [sur le champ de bataille, Je re- {ins tient chaud. tent à notre tour à Tabécourt. facilement,
sont tout près maintenant... [n[nous ny pensions plus. Quan l| | prends confiance : il me semble Cette opération fuite, je sens un tés: re En dehors du cauchemar d'une
frucas etfroyable! Une vagne delnous reconnaissons, an sifflement Une brute, .|même bon de vivre, quoique je! grand soulagement, On fait le tri Nous sommes à la fin du qua- {horreur infernale que je viens d'a
terre a recouvert la section. Onltrès net qui l'accompagne, qu'un | fn sois dans une fichue position, des blessés allemands et des bles. {trième jour de cette exercice. On voir pendant huit jours, j'ai bon
se relève. On se compte. Non. obus approche, nous né sommes! Les heures se passent ; la nuit “és français, Quelques heures a- [nous à prévenus que nous étions! espoir sur le résultat final de la
Cette fois, rien encore, Cependant | Presque plus émus, | A Garbéville sul l'hôpital a [arrive. Elle s'achève toujours prisonniers, A la nuit, nous ap-|guerre, car j'ai pu constater une
ke prochain coup. Va-t-on par- Nous sommes devenus tous fa- ! {té épargné avec de rares habita- sous la pluie, Le Jour se relève. — = = | prenons que les Prussiens bat- chos se qui m'a beaucoup surpri
ürt Et ln batterie française quiltalistes. Nous avons eu sous les !tions. Personne: ni brancardier, ni ines tent en retraite, Que va-t-il arri- [je l'avoue: c'est que les ravita illes
continue à tirer? Qui la défen-|veux de tels exemples de précan- Nos lecteurs savent par quels Lorrains de la veille, Ce n'est que! Zu constipation et sa quérison.| ver! Vont-ils emmener où se dé- [ments en vivres et en munitions
dra? Elle n'est pas en danger, Les [tions inutiles et vu de tels mira- | prodiges d'héroïque abnégation, | vers quatre heures du soir, le se- | Quand les organes excréteurs [barrasser de nous, car 1 n'y a que [sont merveilleux. Nous n'avons
avions n'ont signalé aucun partilcles Je vous disais qu'un ser-|an prix de quels sacrifices La reli- cond jour, que les Allemands re: lrefusent de faire leur travail, lesldes Lorrains dans l'armée alle- jamais manqué de pain, ni de
éhneri aux environs, N'importe. {gent de mu compagnie avait eu | wieuses de l'hôpital ont pu sauver | Viennent, J'ai pass trente-quatre lintestins se bloquent. Cela s'ap iwande, Toute la nuit défilent des viande, ni de cartouches—pas un
On ne sait jumais, I faut rester, [sa gourde crevée par un éclat d'o- [l'établissement où s'exercait leur [heures à réfléchir, sous la pluie. pelle la constipation et peut deve- [troupes sous notre fenêtre. Onfseul jour, Ces services sont orga
Et l'on reste, bus Dans le méme temps une balle lyèle, leur dévouement .… avec une blessure qui me fait ljir gent si elle n'est point entend le bruit de pas cadencés et [nisés inerveilleusement, C'est un
Les obus allemands, maintenant la truversé son sac et brisé une Nous soignons vos blessés, dit [beaucoup souffrir. traitée. Les Pilules Végétales de [des commandements gutturaux. des gros succès de cette guerre,
éclatent au-dessus de nous, Nous!{bouteille de médicament. Une au- |}a supérieure au comimandant al- Les Allemands me mettent sur !|Parmelee v parviendront rapide Vers deux heures, il y a un peu Ce n'est plus comine en 1870,
sommes accroupis dans la posi-[tre l'aurait blessé à l'oreille, S'il {Jemand, une toile, avec deux morceanx de !ment. Dès les premières appari-[d'accalmie de la part “des balles. | J'ai enfin dormi, et dans un lit.
tion prescrite, afin d'offrir lefn'avait à ce nroment précis, eu la | Cela m'est bien égal, répli- lbois aux extrémités, IIS me por-|tions de ce mal, celui qui en souf- {J'attends les brancardiers: mais {Je n'ai pas de fièvre, Je rêve seu
moins de surface possible. Mulgréfimnin juste à l'endroit, où la balle {qua l'officier, Si l'on suivait mee |tent vers un hameau, qui est à un {fre devrait se procurer un paquet [comme soeur Anne, je ne vois rien | lement, quand je soinineille, qu'on
cela ju frappé. Il s'en est tiré avec une [conseils et si l'on exécntait mes! kilomètre et demi, et m'étendent [de ces pilules et se mettre immé-|venir, Ces heures me paraissent me transporte et qu'il pleut, Mais
Un obus éclate à droite. Le ser-écorchure à l'index, consignes, je tuerais jusqu'au der- là, en plein air, toujours sous la diatement sous traitement. Le latrocement longues, bien que je ne [cette petite hallucination dispu
gent à sa gourde orevée par un! Alors... Un obus vient de tom- [nier tous ces €... de Français | pluie, muis sur un terrain plus |bon effet de ces pilules se fera im- | fasse plus attention à la pluie, quil raîtra vite,
morceau de, fonte, I l'a échappé !ber, à dix mètres de nous. Mes] (La Presse.) ferme: puis ils repartent pour en/médiatement sentir. continue, Enfin, vers quatre heu- | Je vous embrasse de tout coeur,
'
F4 | | -
ane: ET 214 AOUES 7 Ah! malheureux! s'écria le!saurait sans doute la cause de ce[dit tout essouffk:- Cela va mal,f-au nepuomo uoub suoñ sy [sa robe s'embarrasse dans un
RIAITIATIANIIANTINNAINTIAALNE marquis; que ne puis-je mourir | qu'ils avaient entendu. Un peu a- {ils viennent de brûler le château. {tatent plus qu'à quelques pas. |branchage; elle tombe, « déga
[aussi après avoir vu cette scène ! | près, il revint à ses idées domi-{J'ai fuit une demi-lieue pour | Mademoiselle de la Charnave vit |!ge, retombe, ou court, on la
Oui, madame, vive le roi votre|nantes.—Toujours les Anglais? {vous avertir. On à découvert que !par l'ouverture les baïonnettes | prend, On vit alors sa robe tachée
No. s L Mar uis de lauguste fils!'— Mademoiselle de! Vous verrez comine ils s'en tire-[le marquis est dans le pays, et on [qui dépassaient le taillis, puis ul le sang. Elle avait trois alles
e q la Charnaye profita de cet ins /|ront. Une partie gagnée...[le cherche; ils battent les buis-|distingun à travers les branches}! dans les sr Le sergent s'ap
| [tant pour reprendre haleine. Nous n'en avions pas pour trois|sons, Ne bougez pures ce fourré|l'éclat des armes et des unifor-| procha et dit de la part du eapi
.On s'est mis en route aussi- |mois à prendre Paris, Continuez, [est inabordabe. et c'est encore |imes. Les soldats étaient éparpil-|taine qu'on ne Jui fit pas d'autre
A | arnaye \eot je vous prie... l'endroit le plus sûr.—Je veuxflés et s'avançaient avec précau- | mal, et qu'on la menât an quai
| Une détonation épouvantable, Mademoiselle de la Charuaye sortir! S'écria üdemoletis de laltion vers In hutte, À ce moment tier. Comme elle étuit évanounie,
fau milieu d'un bruit de mousque-!ramassa le papier. Charnayve hors d'elle-même: nefun véritable délire la saisit, lefon eroisa les fusils, on l'emporte
per \terie, ébranla tout à coup les pro- .Notre artillerie s'est enri-[me quittez pas, nous allons sor-!battement de ses 1empes l'étour- {sur ee brancard.
|fondeurs du bois. Mademoiselle |chie de nos prises. Un corps deftir.—Dieu vous en garde! vous {dit, elle ne voyait plus, n'enten-| Les soldats, sauf les quelques
le la Charnaye, terrifiée, regarda ! Bretons vient de nous rejoindre,[ne feriez pas un pas sans vous dait plus; elle entrevit seulement hommes qui s'étaient détachés
par la lucarne, et vit dans la di-lce qui nous fait en somme un ren-[livrer; du courage! j'ai mon fu- {comme un éclair que tout était} pour escorter la brigande, ve
rection du château un nuage de!fort considérable d'hommes et defsil ici près, je reviendrai vous |fini, et qu'elle sauverait peut-être [tournèrent sur leurs pas, Haras
fumée et les lueurs d'un vaste in-|munitions. Nous comptons en ou-!prendre.—1[l s'approcha avec un {son père en se livrant : elle se le-|sés de fatigue, et à pen près sa
cendie:; un moment après, la flam-|tre trouver de nouvelles forces{regard qui semblait dire: Peut-|va, s'arrêta encore, se jeta eq le! tisfaits de cette capture, ils ne
Or ‘mademoiselle de la Char-| Que diable vont-ils faire àlme s'éleva.—Qu'arrive-t-il! répé-|dans chaque département. Dieu lêtre ne nous verrons-nous plus: il |bois, et se mit à courir, avec tou- !cherchaient plus qu'un abri pour
naye avait sur elle la dernière Granville? dit-il encore. tait le marquis. Mudemoiselle de | vous garde, et vive le roi! baisa la main de mademoiselle de [tes les forces du Mbelsir., d'un|se reposer, La terre était partout
lettre supposée qu'elle avait éerite | Mademoiselle de la Charnaye!|la Charnave monta sur le rebord —Vive Je roi! répéta le mar-[la Charnaye et se perdit comme côté opposé, en répétant, les!trempée de pluie, [ls se rappro-
la veille du départ: elle réplique lavait disposé cette lettre d'après |d'une charpente et leva la tête|quis avec enthousiasme. Ma fille, un daim dans l'épaisseur du bois. [mains crispées sur sa poitrine:!chèrent en causant de l'endroit
que Paulet lui avait remis sr pa- {les rumeurs vagues qui couraient [hors du toit : elle vit tout le châ-!écountez-moi. faisons diligence, je Tout à coup, dans la direction | Mon Dieu, mon Dieu. savez ON où ils étaient d'abord. Des ei
piers.—Qu# ne Les lisez-vous|sur l'expédition d'outre-Loire,|teau de Vauvert en feu: les com-| vous en prie: je ne imourrai pas[qu'il avait prise, partit un coup{père!—Une brigande! era un f vaux passèrent an galop, C'é.
donct dit brusquement le mar-| Elle reprit: Me bles seffrondraient, les tours s'6-linutilement, j'en suis sûr: je veux de feu suivi d'un profend silence, bleu, Le Minge blanc qu'elle portaient le représentant, le chef de
quis, Elle jugen qu'il fallait enco- .Cette marche a été décidée |eroulaient, les soldats couruient | qu'on attache non cheval à celui! Elle rentra en s'appuyant aux {tait la faisait distinguer à tra-! brigade et quelques gendarmes
re faire cet effort, qui serait le sur mt des secours de la{de fenêtre en fenêtre, pillant et|de mon fils, et qu'il me mène aufparois, sa raison était ébranlée. vers le bois, Elle ‘avait réussi. | qui regagnaient les postes,
dernier peut-être: elle s'approcha [Motte anglais; la reine d'ailleurs jetant du linge et des meubles. | milieu d'un bataillon ennemi. Ne pourrions-nous nous remettre [Les soldats se détournèrent, se la! Tandis que cette scène s'était
d'une ouverture qui laissait pé- [l'a approuvée en plein conseil. ."! Elle ne pouvait détacher ses yeux Ïl se mit à chantonner entre len marche! dit Je marquis.—[l\montrèrent lun à l'autre, et se! passée, le marquis, étonné d'u-
nétrer un ravon de lumière, et lut {A ce mot, mademoiselle de la!de cet horrible spectacle, et ne ré-| ses dents la vieille marche du ré-!plent, lui répondit sa fille.-—Je firent à sa poursuite, appesantis! bord de se trouver sul, avait ap
ceci d'une voix altérée: “...On 8 |Charnaye, qui venait d'apprea-|pondait rien à son père, Mais !|wiment de Flandre. le crois, et ce logis est déjà très- | par leur bagage, pelé, sa fille, de trop loin heureu
repris les hostilités depuis le 15: ldre le si ipplice de Marie-Antoi- Bientôt le sang de la noble race| Mademoiselle de la Charnaye,[humide, Au moins, qu'on fasse! Elk couruit avee une vigueur! sement pour être entendu, F1 pen
le moment à été jugé favorable à nette, s'arrêta suffoquée et leva !qui avait vécu sous ce toit vénéra-|regardant toujours la fumée que!du feu, Nou, dit-elle vivement, inconcevable es cheveux flot-|sa qu'elle était sortie pour parer
cause des divisions de la Conven-[les veux au ciel, comane pour de-f[ble s'indignu dans les veines delle vent chassait au-dessus des ar-|car elle savait que c'eût été seltants, s'accrochant aux branches, !en quelque chose au dénûüment où
tion et des sucrès les al 58, L'Es- mander par lon à cette ombre au- cette jeune fille : tout l'esprit de Lres, épiait des bruits sinistres, wahir infail libler ent. Non, l'e- 1j Miwpatit les herbes, déchirant ils étaient ; ét, counne le froid li
pagne a œæessé les négociations, la | guste. à | la fainible se ralluma pour un ins- Le tambour s'approchait en di-| | prit-el lle glacée de terreur. Elle |ses pieds et ses mains. pour les | devenait Ut, il réduit
guerre se rallume de toutes | —La reinef dit le marquis—{|tant eu elle seule: eile faillit s'é- [vers sens: elle entendit des cris |vet a d'entendre la marche et {attirer le plus loin possible, Onldans sa loge, cherchant çà et là
parts {l'y vois à peine, reprit mademoi-!cerier: Mon père, on brûle votre|an loin, puis des pas tout pro-|les voix d'une troupe nombreuse, [lui tira huit ou dix coups de fu-!les moyens de faire du feu. 1
Dieu soit loué! interrompit Lo île le la Charneye d'un ton fer-|maison! et le traîner avec elle|ches, puis un mouvement dans la Je suis transi, dit Le imar-!sil malgré les cris du sergent.{avait une longue habitude des
le marquis, point d'accommode- | me. |sous les décombres, ramée ; elle se couvrit le visage dé{quis en lui prenant les mains; et | Elle ne tomba point. Les bleus chaumières du Bocage, et
ment avec ves monstres. | +,..La reine, au moment du! Ellkre tomba sur le bane en di-}son mouchoir, Un coup de poing |vous-méme, mon enfant, vous|les plus éloignés coururent à la |fouilla d'abord le foyer; les ven:
“*,,,.bLe corps d'ormée des gé _|dé part, a passé dans nos rangs,|sant:—Mon père, ce bruit me fait |fil sauter le volet qui fermait tremblez: c'est égal, ajouta-t-il en
2 carre mis we , Man... 10 nor: 1914
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ét « CE - D LR = en = _—— = lés Cyr près de moi, L'un APPAREILS DE CHAUFFAGE |
èe nes cert ai 1 q k 1 y « bien des u la station jeudi soir à De- | le fait entendre, dans les arbres | eux. un clairon, : leux balles |
’ Mlle , ‘ PARA PSI AE Manitobe qui ai : + qua ” ia DC à dé illé L ere Rs ie | dans le bras gauche, une bonne
Le PRET CHENE la à | | lora Etant la premiére «es re aepoui! es € eurs parure Un lit de Parisien, la pipe a ix_ lè Ch Ki Girk Cie Li it
11 #i niver 114 )ilis fus Bruxelles qui nous arri- | bruit qui pleure. Cest la saison | res pus de fusil mais il serre arette, Kairi ir 1e Im ée
" res tucdes e us | we ine foule se massait sur le|des angoisses et de Tn tristesse, [Mae «a main Anal son Br DS DR TU DU Le LE D UE RUN LG DT A
“ * S Ti-Jules jua cle la gare pour la recevoir, | mais malgré le deuil de ka nature, arrête. Ur pi mes Ft il mé lit | SATISFACTION GARANTIE
; | Partie de Deloraine depuis!nous nous sentons fort à l'aise AU Loue. fout simplement :
RAR nd EP juillet dernier, pour visiter sa |fover, près d'un bon feu qui pé- F + T \ 11 £ Prix Moder.s. J. A. CHARETTE, Gerant,
{ . jsoœeur à Bruxelles, Belgique, Mme !tille, | av à l'heure, comme on]
MARIAPOLIS Buxt * lus donné de *s D | | charge ait à la baïonnette, ane bal-
PAS SRE ; eme MAT ne ss “ "| Pen&ns souvent aux vaillant: 9 Le m'a démoli le bras gauche, et | : ,
PAPER nou elles de} ee l'occupation du léfenseurs de notre patiie Que autre m'a démoli mon fusil, | me
FISHER BRANCH Bruxelles par l'ennemi. A la chu- {sont à présent softs les drapeaux | uns. j'ai tapé di E . Care
Mercredl Jul 1e 25 octobre, ! {6 d° Anve les Anglais de Bru- et loin de leurs foyers, ils aime- | 1 at pare de | Ÿ BANQUE D'HOCHELAGA
FA 4 ’ juunte perso le Delo selles ainsi due plusieurs hab: raient eux aussi pouvoir jaser au ŒERIK s Coups de clairon {ls He X
: : mont \ussi des ltants le Bruxelles se sont enfnis coin du Lu: MR 4 dr où-16 crient k amp comme des la | Plus de 100 Bureaux ot Agences au Canada,
[ | 4 unpées {le la ville vers Ostende. Mine | evoir les appelle: et! l$ longues | EU L | Capital autorisé in vos di Net . $4.000,0.0
De LÉ # tre tentes pour assister f'Buxton a fait le trajet de Bru journées de combats, ‘les nuits! À il est parti tranquillement, | Capital EE ue Es ue ee EN ut dote . $4,000,000
Le HAVR y e soirée de paniers. C'était à !xelles à Ostende en gros wagon [sans repos et phases dans les le bras gauche sanglant, fumant INégerve 5 cpodnonecn tasse o 05 6 06 c120089. 000
11 | 14 1 1 11 ! EC Lu . ç + nl = 2
Hi cd le «le 1 1mont ne, IClde fermiers. 41 eh fil et son froi les tran hées le 'éer velit qu'à sa pipe, K alron au poing lroit. E. BELAIR, gérant,
* Mie d s étugier noue Len dont. DES 9: ASIN ADRIE ANSE Lise SU CSN CNRC LE dr èe 433 RUE MAIN asser et vendonsuraies,
Ba { | petit Oran impro t ui va L r'elle a: ul de suis |! a ”. misère in # an ne potat. Au.-TS Notre li nc allemand D seuueis ruthène, et bobé-
De 1 lre dl ‘ [ | ce amp, 00 18 a fait en Le œ Sa à nce e qu des hontilités pie VIRGTE, VOUS, CORAN lle l'infanterie ; il a été cité à l'or re i aies Mage pe mob M Dee, - Las :
nagnifi et le R ST On ae NS : _ [sera bientôt votre partage dune lu jour et décoré de la mé laille
L À l'I , it un jo- |. RMts De bn font: dée | ** * manière définitive. militaire, Sa famille avait up us
ur. La que quelques IMOrCeAtx le musi | M. le pres E.-A. Halde, de| Y'ronnice. Vaga La gapl épier per la voie des
\ s Laurier. était en visite chez M. journaux: il se décida enfin à ex
sers opeune, HR a. Puis vint Ja vente de 31 pa ke ‘ à Delorain | PRE CT FOIE phquer lé beau re qui
* qu } to paro qui ont rapporté ln somme PARC IMET ps AVAIL Valu de telles distinc-
ee fa | CU JLES GAÏETES DALTON REALTY CO
| Une rafle a donné #22, La mon Len ARR SE ATEN Il el ere à À bois, une é
ee ltre en or donnée pour cette rafle | nuit, Voldeck-—<'est le nom de ce
N Yo nalntenant es était due N la pr, nat 1% des Da- | FANNYSTELLE DU FRONT héros—se présente avec deux co-
ha ar. Semaine, el |, es de l'autel de Deloraine. L'en- | —— pains de nr su ie ÿ
ious ju pia le or arrivet (D A tuss “4! té S12,70, DE FR : è F 3 tombent dans une embuscade: P k d
A D à < 2 ar OPA ns M. l'abbé Allaire, curé de Hay- pie vingt-cinq hommes cachés dans our ac ats e terrains,
: plusieurs | à eu 4,50 dé lépenses, « qui FA cé so Pervmr cpee Ms age La barbe du capitaine un fourré les criblent de balles. t l
‘5 q ennent pour Se|ne done pour profit net en faveur uu presbytere cette semaine, PERANE L'un des nôtres tombe, tué raide, pre S, assurances ou oyers
rest ds et, com-lde la future « “hapelle S169,4. | se Aus tr d frè TON | LAS les Eee DE, nHeux: vaut
4 ( 1 aue auelaue . 4 , # û l * uit A Hi de nos contreres, TRUACteUr | fuisser parler notre ‘ ;
4 % { es ris 5 HR re PÉSAIM FPE D Fe M. 1: Alphons Poirier, ; au “Radical”, actuellement soldat is FANS: FREE VENEZ NOUS VOIR
1] : [ulers qui ut été. apportées, 19! Franklin, Man. est en visite pour [A ; . # Aussitôt, on se met dans un
ça nent e- | l'ont été pur les catholiques et é- quelques jours chez son frère M. d'artillerie, el qui estsur le front | fossé, et à nous deux. nous avons
PEN . CINPATEL AU DIUS l'trangers de Deloraine, ce quil Édmond Poirier, depuis le début, écrit 1me lettre |{i4 à notre tour. Ah! il aurait DALTON REALTY CO.
ue prouve que Deloraine a fait sa HS tram extrayons les passages |fallu que tu à là pour voir ce #s |
* lpurt dans cette soirée att rofit | À S 3 que c'est quand tu vises bien le . .
MM \.-M. Gendreuu, ex-sur | le la chapelle le ln ner ee. la | M. B. l'a! low est retenu chez] J'ai recu le + octobre, ta lettre 2: 3 [ls los cb. de Premier Etage, BATISSE BANQUE UNION
intendaut de la Northern Onta- Montagne, [hui depui s quelques jours par une lu 5 septembre, La correspon(lan- mouches, et bientôt. des vingt-
Light and Power Co. de Co mn attaque de rhumatismes. e des armées de la République va !cing hommes qu'il y avait, il en
bu lt mn frère Wilfrid, inspec- | Le “Ous Volk” étant un des MR? très lentement. ' restait sept. Alors, ils se sont ren | me > ee |
té ( Hupteurs à air compri- [seuls journaux qui actuellement M: Gédéon Couture est en pro- | Je te réponds dans le bruit-de dus, Quand ils sont von de der- LA FUITE SOUS {pris de panique, aussi, beapcoup
méme compagnie, sont [s'hnprime en flamand, il mérite !menade à Saint-Boniface pour {ln nitraille, Aandis qu'obus, |rière Teur buisson avec leur fusil AH LE de personnes furent foufées aux
en te chez leur ancien ami de [d'étre encouragé. Abonnons-nous [quelques semaines. shrapnels et autres machines in-{en l'air, en criant: “Kranssonais LA MITRAIL pieds, et d'autres Séricusement
Collège, M. W. Grégoire, ex-ins- [de suit | EE fernales éclatent devant nous, iuéchants, nous nous rendons!” à | blessées,
l'école De Laval, Ts x PRE | M. Geo, Reid nous a quitté Ca fait un tapage de tous les Hlors je suis sorti avec mon copain. | : : » + “{ne fois nous fûmes obligés
homestend et Dimanche le ler novembre, M. | vendredi pour Toronto, Ont, où |qiables, mais il y a beau jour que {et pendant que je tenais les Prus- Un Anglais fait le récit de de sauter un fossé de plus d'un
ent se bâtir bientôt, curé versait l'eau sainte sur la |il résidera à l'avenir, hous n'y faisons plus attention... siens en joue, l'autre leur atta- l'évacuation de Lille Par mètre et demi de lavee, poutre bais-
CN [tête de Maria-Martha, fille de M. | "+ La victoire définitivet-i n'en a /Chait les mains derrière le dos. la population civile sær passer les spahis .:qui , arri-
M. À < icon plâtrier b hurles Ai crise, L'enfant, née | .M. D. Wilson, de London, Ont. l jamais été plus question qu'en ce |: DS nous nous sommes r'amenés Ta vient derrière nous à toute vites-
» dédans de l'hô. | 27 :0CF0976, Tai TENUE fou "est en voyage ici par affaire, Il homer et jamais Parmée fran- {avec les sept Prussiens, dont un| is , pour frayer un chemin à lar-
M D Ménard. EH a PSPISMOUX DR M. A. Lesy et | doit partir pour Humbolt, Sask.. | ais n'a fait montre d'un plus bel|° apitaine et six DRnaee. AOL | Landes d'aoM Nain dan ride française et à plusieurs ré
Stan nets PAS John Schoonbmert, ces jJours-ci, où réside son fils. esprit, d'un pareil entrain, d'une aurais été là, tu aurais ri, car une tire 1iamen£a à er IIS qui sé giments d'infanterie,
} | i- | JE re gaieté plus complète. capitaine il avait une gri pa bar trouve à Birkenhead, lui fait le! “Nous fumes done obligés de
eminées, Il 4 Mercredi le + novembre, M Décès, Marie-Gilberte- Lucie, Oui, mon vieux camarade, RASE je ; al le amené par la barbe, récit suivant de l'évacuation de|rester au milieu des chainps pen-
le lui pour | Buxton recevait une lettre mvs- | fille de M. et Mme Alfred Piché, [a cela d° admirable dans trotre rar | , Œ es ( s ü Ho pa ace qu'il fai- Lille par la population civile: dant plus de deux heures, san:
| térieuse, pour lui, adressée à Mme |jr, âgée de quelques jours. Les fu- [ce que, malgré les blessés, na gré | ti PATES ait k Fr pie FA; RHESI “Nous avons marché toute l'a- pui ler où pouvoir allumer une al
k |Buxton. Elle venait de Londres |néraiiles ont eu lieu -véndredi à [les morts, malgré, toutes. lés hor-|bie s Le noi : alors, il me disait près-midi etitoute la tiuit sans iumette, Pendant ce, temps, les
| » rère de t demandait à Mme Buxton!+ heures Nos plus vives svmpa- [reurs dont nous sommes témoins de le âcher: je tirais plus fort. nous reposer, jusqu'à ce que nous | LATIONS faisaient rage, Ë
nenuisier | comment elle s'était rendue. M.!{thies. nuit el Jour, nous sohunes, TOUS! 'Tl'est difficile -d'être héroïque ayons atteint Neuf-Chapelle, De “L'obseurité élait complète, im
passer vue! Buxton ne sachant pas du tout| M 4 mais. gais comme <le petites folles, avec plus de gaminerie et d'i ingé- [puis notre départ de Lälle nous! f95s10e de SA VOL OÙ ON :56 NFOWr
) Il doit nous} que Mine Buxton était en ronte L'été indien est terminé, et à|gais le IaUN, als le soir, guis en |nuité. Et puis, la morale de cette avons dû avancer entre les armées! vait, Quel horrible moment !
ochaine pour | pour revenir de Bruxelles, ne sa-[notre grand regret nous voyons |trottant, gais en galopant. Exem- histoire vraie, c'est que les Pari-| françaises et allemandes, Les bal + “En arrivant à Cnlais, il fut
ole à Régi ut pas expliquer une telle let- [l'hiver manitobain à nos portes, |P'€: : siens d'aujourd'hui sont tout pro-|les et les projectiles volaient sur eq pdt de se procurer des lits,
tre, Mais le lendemain matin uufavec ses premiers frimas, Gas Hier soir, dans un villhige a-{ches de ces Gaulois qui, le danger [nos têtes, Nous étions environ dix des milliers d'hommes, de fem-
Nr télégramme de Winnipeg expli-| + Les cieux sont enveloppés d'é-|bandonné et triste, nous” -ROUS passé, Uraient la barbe de leurs mille, v compris les femmes et lesimes et d'enfants ont dû passer
M'A t part | quuit tout, Mme Buxton débar- |pais nuages, la bise est froide, et'sommes installés dans Pécole des{adversaires. enfants. trois fois nous fümes! toute la nuit dans lex rues
ee —— ——————— — —————- — nee ere _
{ ÿ was ! RSA AN. ;
lumettes, | Thérèse! Thérèse !—Les soldats !dats se mirent à rire, et allumè-{nier effort pour sauver-du moins|du Teanple.—Et la coalition 6- | Silence! dit le commandant : qu'illdu Panloup, officier vendéen, ‘qui
et du bûche- {ronflaiert et ne bougèrent point. |rent leur pipe sans lui répondre. |M. de la Charnaye, On venait |trangère/—Vaineue, dissoute, s'explique, ‘on verra.—1Il reprit!!se réfugia à Nantes fige, où!
unadou dans | Le marquis s'échaufle au bruit de! Messieurs, reprit-il, avez 6 d'expédier sa fille à Nantes, mais Et mon filst—1{l est mort, mon-|-Dis done, l'homme, comment [pass les jours les plus affreux
U prit feu; sa voix et reprend du haut de sa | gard, je suis vieux et infirme, Di- L malade, qu ils espéraient qu'el: sieur le marquis. t'appelles-tu? Qui es-tu { [du règne de Currier sous, les ha-
\ iffla, etitête:—Panlet! Paulet ! tes-moi si vous savez quelquelle échap perait au suppliee. A ces questions faites coup sur Le marquis se leva au milieu bits d'un PepeR lu peuple :
eines, qu'il | Qu'est-ce qu'il y a? dit lefchose sur les événements, et si Ils convinrent que Paulet s'in- | coup on eût dit un honmme qui |d'un profond silence, et dit:-—4Je| .M. de Ja Charnaye fut je-
e feu aux fi poral à son cmnarade, qui sé-}vous n'avez pas vu ma fille près|troduirait auprès du A roule dans un abime, et jette ses | m'appelle Marie-Athanase Chres- [té duns la prison qu'on appelait
s établi t rait sur ses fagots. Le marqu | d'ici. \pproche, qu'on l'ex ARR sous prétexte de son métier d'es- | mains de place en place pour se |tien, marquis le Ja Charnaye, et PHôpital. Quatre mille prison
La flumme | appelait toujours—Il y a quel- |: e, dit le caporal en le prenant au|pion, et le décidermit à cacher sa!retenir, Il sembla que le marquis, |le dernier de cette maison !— |niers, entussés, les unis sûr les au
* les flots delaqu'u à, dit un soldat,—{juel- |collet.—Prenez garde à qui vous|qualité, après quoi l'on -tâcherait | par un miracle terrible, rouvrait | Vous voyez bien qu'il ne faut pas|tres, s'étouffaient dans ce char
fuun [qu'un de chez nous!—Le caporai|parlez, dit le marquis en se re- à le faire évader, Le capitaine les veux devant ces effrovables | l'écouter! s'écria Paulet, Le capi- nier, sans feu et sans pail, On
Un £ le quatre ou cinq{se leva. dressant de toute sa taille, sachez! Mainvielle risquait sa tête pour |événements. 11 laissa tomber sa [taine Mainvielle pâlit et dit en|n'y relevait pas les forts, on
s'engage: par | Il enter la mème voix, quifque je suis l'un de vos officiers, et}son ancien officier, : [1 aevormpa-|tête sur ses genoux; Paulet se re-|haussant les épaules:-{C'est un fn “employait à le vider que 7
et soccupait {semble sortir de terre et qui lelque ce sont les bleus qui m'ont{gna Paulet lui-même, et lui mé- [leva plein d° impatience, —Ù n'y alvieux fou.—Non pas, messieurs, |CHuTreLtes ” la guillotine, M.
d on in ter-{guide, Il cherche, soulève les{mis dans l'état que vous voyez.—|nagea la bonne volonté des -fac- point une minute à perdre, il s'écria le marquis à pleine voix, | marquis de la Charnave fut he
s UE SA meher, | branches, se glisse au travers.—|e te gêne pas, dit le caporal en |tionnaires. faut vons sauver, les soldats vont | je suis le marquis de Ja Chur-|fondu dans ne multitide! et
” | l'eux. levant la tête | Holà! dit cet homme à demi en-|se tournant vers ses hommes, je Paulet se glissa jusqu ‘auprès |venir: il y a un officier qui vous|{nave! j'ai perdu mon roi, ines 61- | personne n'a rien dit ‘dé ce” pri-
) \ pluie, hésitu un {dommi: voici l'abri: nous som-{te conseille de t'en vanter, C'est | de M, de la Charpaye qu'il trou- | protège: vous avez des hrabits de |fants, mes biens: obligez-anoi de |sonnier aveugle: il est probable
\ vait [mn bien bons de rester à l'air. 1 on prendra soin de toi.—|va debout, encoretout échaidté, et Paysan comme moi, on dira queline laisser mourir.-Al ouvrit sa {qu'il y serait mort de faini-dans
ï qui partait de! Le marquis s'était tu à {Puis il appela ses camarades en!tâtant au long des murs conne vous êtes mon père où que vous! veste, prit son portefeuille et le !un eoin #il y fût resté plus lon ge
rigand.-Grand [bruit, Deux des soldats eurent le dehors; la hutte se remplit delpour sortir.—Alhi! etes toi, Pau- {ni ‘avez pas la tête à vous; laissez- [jeta aux pieds du commandant, |temnps. ré HAN a
) faset-dit le caporal: je fcourage de se lever. et luts. let. s'écria-t-il, cela est heureux. . finoi parler, cela suffira, Le commandant Innen un re- 1 hi jour la foule entoura: les
sitis puisse êtat desde x léranger, | dax ui les fainéants, dit le capo- | Le marquis continuait sur le—kKt, comme ilentammitéses ré-| Le murquis ne répondit point. gard sévère au capitaine Main- |charretées qui waréhadent Perse
pérance l'un ral. [ls se glissèrent en ramn- finème ton.—Ah! c'est done ainsi |crimirniations, Paulet”se:feta à sés | Je les entends qui viennent, re- | vielle, 11 fit examiner les titres! l'échafaud. Carrier avnit fait à
gite les Hit tous æ ever fpunt dans la hutte, qui était obs- [que se conduisent nos hommes à pieds, lui prit les nikins--les{ prit Paulet hors de lui : c'est con- [par les secrétaires-—{"est bon, [jouter au cortège un choeur de
s te en quête. CF leure, / | présent { J'en informerai vos|mouilla de pleurs.—Monsieur lelvenu: vous n'aurez rien à dire. ldit-il ensuite: qu'on J'emmène. musique patriotique: On vit sur
[ls se dégagèrent avec peine di | M. de la Charnaye était dar laus |chefs, et je vous ferai dégrader à | marquis, qu'a ves- vous fait! tout |vous vous appelez Jacc es, c'est M. de la Charnuve, à dater de |l'une des charrettes nreatiéillard à
fourré arrivèrent aux amas de [un voin qui écontait : ils ne le vi- la tête de vos paroisse, Je vous !est perdu !-£Et il vaconta: à la Île nom de mon père, —Et il s'en [ce moment, ne répon lit point à |cheveux blanes at aveugle, qui
fagots ichuient Ja hutte: [rent point.—Voïilà le feu qui fu- vs rai, blanes-becs, à respec- hâte, d'une voix entrecoupée de talla, personne, pas méme à Paulet, qui !inspirait une pitié profonde, Per-
ais ils erchèrent inutilement |me, dit l'un: les brigands ne font ter les vieilles moustaches !—-(C'est sanglots, où ils éraient, ce qui se En etfet, le commandant arri- pus plusieurs fois de lui parler, sonne alors ne le recommuts mais
d sur ce ciel bru- [que de partir Je pense bien qu'il [un restant de ei-devant, dit le ca-| passait, l'état du pays ét tout ce Vait, s’informant avec les offi- chose singulière, il ne dit plus| voici ce qui arriva, ce que tout
fumée qu'on avait vue, [v en a un qui s'étouffé par ici. poral en sortant ; allons chercher [qu'on lui avait caché, Le marquis |ciers et rapportant les ordres du _ mot de sa fille. Nantes a vu et qui a été raconté
[ls donnèrent quelques eoups | Bon! dit l'autre, mon anadou 6-| l'officier et le représentant, qu'ils|le repoussa comme s'il: rêvait; représæntant. Le capitaine Main-| Il passa la nuit au campement, |par les valets de l'exécuteur, Il y
bac dans lex boureées, [tait mouillé, | fassent de lui ce qu'ils voudront. |Paulet ajouta ce qu'il put. avec | vielle Ani dit que cet Homme était let fut dépêché à Nantes le lende- [avait sur la méme charrette «ane
et, n'y voyant nulles traces, il! Le soldat prit un tison pour al Ou laissa deux hommes en fac-|des protestations pressantes et nn paysan idiot et de plus avêu-main. Cet homine, à cet âge etljeune fille à demi norte déjà et
s'accoumodèrer le idroit, Sv|lumer sa pipe.-—Qui va là? sé [tion à l'entrée, des iwarque de désespoir qui mefgle, On fit dégager l'ouverture dedans ve malheur, avait conserv D Enr à les soeurs cle: las M gesse
établirent çà et R, et Sendomui- |eria le marquis--Qui va là, toi-| Les soldats pensaient que cet {permettaient pus un doute, M. de |ln hntte, et les officiers s ‘y intro-|une force de corps et d'esprit in-{qu'on exfrutait aussi de jour-là.
rent pour la pi part fiméme? dit le soldat en lui por- [homme était le maitre du ehâ-[la Charnaye, étourdi, dit enfin :|duisirent. croyable: il fit dix-huit lieues à | Ayant tolirué la tête-veié letvieil.
Une heure s'écoula. Le mar {tant son tison au visage —Il vit |teau qu'on avait tant cherché. Le! Bt nos arinées{— Ali! monsieur Le capitaine Mauinvielle dit au pied en plein hiver, la tête dé-[lard, elle ‘appuya sur Le rebord
quis, blotti an coin de -l'âtre 6- qu'il était aveugle, représentant, pressé de partir, le marquis, vous Re #avez rien: | marquis : Citoyen, voici le chef couverte, attacké à un fourgonlet demandh ax religiensis «le ln
teint, récitait son chapelet pour En voie un, dit-il, qui n° ac hargea le chef de brigade de s'en !détruites, dispensées: le prvsest |de brigade qui vient t'interroger. |cûte à côte avec des sddatx. laisser pale jisqu ‘auprès de cet
s'exhorter à la patience. Cepen-| pas pu suivre les auteesæe-Mes- [assurer Le capitaine Mainsiellelen cendres. —Ær di reineé “Murte | —C'est bien Re ppp er y À -i ut » horme, qhelle uppela son père.
dant il sw lassait d'attendre, le ! sieurs, dit le marquis en se levant | fut le: pimier inssuit de la: dé*|à Paris sur l'échafaud : c'est. mon |
froid Favait
l'empurte, 1
repris :
l'inquiétude ! et d'un ton impérienx, à qui-ai-
couverte, et résolut avec Paunlet,
| & met à cerier:- ji l'honneur de parler {—Les sol-
LI
qui s désolait, de tenter un der-
deux mois—F#t -le. jeune rot
Toujours en prison dans lu tour
x
Winntpeg
re, qui est un pauvre
infirme, H fit signe de la main
qu'il m'avait pas l'esprit libre, —
à
On trouve de’ Fe détails | Is firent
sur M. de la Charnaye dans la
correspondance d'un M. Huon
ouvement l'un vers
(A suivre sur la page T),
: f; fil É
tt di REA NT
sta 4
Winnipeg, Man., 10 nor. TFT4
le
TRAIT
D'HEROISME
Comment meurent les off.
ciers francais
Ce trait d'héroïame nou est ra-
uté par un témoin.
A 5) mètres de la ligne enne-
mie le colonel du... d'infanterie
ouvre un pli qu'un sous-officier
vient de lui remettre. Il s'était a
vancé, æul, pôur mieux voir les
abords de la position que le régi-
ment allait enlever, Ses officiers,
penchés sur la carte, sont à trente
pas en arrière: le sons-officier
tend, immobile, à la distanre ré-
glementarre
Soudain, d'une lointaine batte-
rie allemande arrive un obus qui
lans un roulement de tonnerre €-
late, Le colonel est I!
‘hancelle, Le sous-officier qui ap-
porta le pli et un officier le sai-
sissnt par les bras et le soutien-
nent. La blessure est grave: un
éclat de l'obus a frappé la cuisse
déchiqueté les chairs, rompu les
muscles; la botte s'emplit de sang.
blessé,
Un frisson d'émoi est passé
sur le front du régiment, aligné
à 100 mètres de Jà sur une pente
azOontnée, Le colonel était ui pè-
re pour ses hommes: ils l'ado-
raient. L'anxiété étreint le coeur
les officiers, qui s'empressnt au-
tour du vaillant soldat,
Tout à coup, les lèvres pälies du
colonel s'entr'ouvrent :
Messieurs, je vous en prie, é-
loigmez-vous..., non, par ici...
ne ne soutenez pas; non, “pas des
vant mon régiment”!
Chacun a compris et chacun o-
béit. Autour du bless, le cercle
respectueux s'élargit.
Et colonel, domptant la
souffrance, faisant un effort sur-
humain pour se tenir droit sur sa
jambe brisée, marche lentement
vers son régiment, Il achève de li-
re l’ordre qui vient de lui être
transmis,
1
La
La batterie allemande tire tou-
jours. Un nouvel obus gronde, é-
clate à trente pas du groupe...
et un paquet de mitraille emporte
la tête du colonel,
Le colonel est mort!
Il est mort ‘debout,
son régiment,
devant
———— 2-4 2-2 —— —
UNE PECHE
MIRACULEUSE
Un chalutier prend un sous-
marin dans ses filets
Londres, 4—-\Une dépêche de la
Rotterdam au “Daily News” dit
qu'un chalutier à vapeur de Y-
muiden, signale que vendredi, a-
lors qu'il pêchait, un sous-marin
s'est empêtré dans ses filets et le
jeta contre un rocher. Le capitai-
ne salua le sous-marin, en anglais,
mais n'obtint pas de réponse: le
chalutier abandonna le filet et
rentra en hâte au port.
Le correspondant du “Daily
Mail” à Amsterdam dit que c'é-
tait le fameux sous-marin “U-9”,
qui s'est empôêtré dans ies filets du
chalutier.
Le Marquis de la Charnaye
(Suite de la b)
Page
l'autre, mais ils avaient les mains
attachées, On la vit mettre à
genoux; elle semblait lui deman-
lee pardon. M. le marquis de la
Charnave (car c'était lui) pleu-
ra, lui qui avait paru si ferme
jusque-là. Elle se pencha ensuite
sur son sein, et ils demeurèrent
ainsi comme deux statues jusqu'à
la place fatale. Les coeurs étaient
brisés de cette srène,
“Ils descendirent les derniers, et
l'on essaya de les séparer, Le cou-
teau de la machine tombait et se
relevait avec un bruit terrible.
Comme l'exécuteur vennit les
chercher, le vieux M. de la Char-
naye lui dit en se détournant :-
Monsieur, je vous demande ume
grâce: cette femine est ma fille,
et je vous prie de la faire mourir
avant moi; moi, du moins, je ne
la verrai pas.—Le bourreau lui
accorda ce qu'il demandait et sai-
sit mademoiselle de la Charnave:
le père monta derrière elle, en la
tenant par le pan de sa robe, Ils
s'embrassèrent encore sur l'éha-
faud, Quand on la lui arracha, il
s'écria: Vive Le Roi! et, quand cœ
fut son tour, il eria encore par
deux fois: Vive Le Roi! et leurs
têtes s'allèrent rejoindre au bas
de l'échafaud, Un mouvement in-
définissable trahit l'horreur de la
foule qui regardait...”
se
Fin.
ns .e merci Dome en ce mme - vanne aarn ee mn one mn
| , " phtt-à PE Tr , Cathédrale. S
| the hrs PERL ERP LE RMS RTS M A RL Ge RER RSS EE
Le]
Lettre de Mgr Charos, Evéque
de Lille, ordonnant des prières à
dé« larée
à la France par l'Allemagne
Nos Très Chers Frères,
Une heure grave entre toiues 4
lans l'histoire de France La
guerre à laquelle nos pacifistes
croyaient avoir fermé portes
de l'avenir: la guerre la
France nouvelle, résignée et plus
attachée à la paix qu'aucun pays
du monde, avait tout fait pour é-
carter, t imposée à nous à no-
tre sécurité et à notre honneur.
Elle a surgi d'une facon si brus-
que et si inéluctable, que ceux-là
même qui en ont machiné la ter-
rible intrigue, semblent être em-
portés bien au<lelà des bornes
qu'ils avaient prévues. Dieu ap-
parait au fond de la scène hu-
maine, tenant dans ses mains les
destinées des peuples gt les faisant
ærvir, eux et leurs ambitions et
leurs folies mêmes, aux vues secrè-
tes de sa Sagesse et à lexécntion
de ss dessins.
Elevons vers Lui, N. T. C. F,,
notre foi et nos coeurs: Sureum
Corda! Malgré nos fautes, hélas!
trop indéniables, nous pouvons a-
voir l'humble confiance que
fléau n'est pas un châtiment que
sa Justice nos prépare, MAIS un
moyen austère que sa miséricorde
nous à résærvé, Car Ja guerre va
d'une part, reconstituer dans no-
tre patrie stérilement divisée, l'u-
nité morale qui la fitisi ardente et
si forte, et de l'autre ipar le grand
souffle du sacrifice et du dévoue-
ment patriotique balayant tous
les égoïsmes et tous les lâches cal-
culs, elle va relever le tempéra-
ment et le moral d'un pays où il
y avait, avouons-le, trop de jouis-
sance, trop d'attache au bien-être,
et trop d'antipathies aux charges
susceptibles de le réduire,
Nous avons le droit d'interpré-
ter de cette façon les tragiques
événéments qui "se précipitent.
Car si la France n'aborde pas cet-
te guerre terrible “d'un coeur lé-
ger” elle y va pourtant la tête
haute et la loyauté dans les veux
comme dans son épée, Du sang
humain qui va couler à flots sur
la vieille Europe, pas une gontte
ne mettra une tache au front de
la France. Elle dont Les aigles
victorieuses avaient volé vers tou-
tes les capitales, elle s'avançait au
milieu de l'Europe grondante a-
vec un rameau d'olivier, C'est sa
l'occasion de La querre,
sonné
1
1e +
que
ce
modération même qui a accru
l'arrogante présomption de ses
adversaires; ils l'ont prise pour
un effacement craintif ou pour le
goût du repos, cher aux peuples
las, qui se sentent vieillir,
Ils seront bientôt détrompés.
Ils escomptaient la perpétuelle
impuissance du pays à s'unir et à
se discipliner, et ils ont refait
eux-mêmes en un instant l'union
fraternelle de tous les Français.
Ils comptaient pour nous désa-
gréger sur nos théories humani-
taires et socialistes, Elles ne tien-
nent pas devant les réveils de
l'instinct national et ils se sont
chargés de le réveiller eux-méê-
mes en le froissant brutalement.
Ils répétaient qu'un peuple sans
enfants est nn peuple sans sol-
dats: que s'il se dérobe devant la
vie et ses charges, il se déroberait
devant la mort et ses risques. Et
voici que dans cette nation restée
brave et fière, la vision des
champs de bataille et des hommes
qui tombent, remet de la gravité
morale et le parti-pris du sacrifi-
> dans les coeurs. Nous avons
vu des mères et de jeunes épanses
accompagner en larmes jusqu'à la
citadelle ceux qu'elles aimaient, et
puis, sans maudire la guerre com-
me les mères dont parle le poète
romain, allant finir de pleurer et
de prier au pied des autels. Nous
avons Vu nos jeunes soldats assié-
géant nos églises et dans les rnes
mêmes, demandant aux prêtres et
à l'Evêque des absoudre et de les
bénir, La crajnte de Dieu exclut
toute autre crainte: ils sont par-
tis, non pas dans une excitation
bruvante comme celle de 1870
dont nos souvenirs d'enfant nous
retracent encore l'image fiévreuse,
mais avec une résolution maîtri-
sée qui tenduit leurs traits et met-
tait au fond de leurs veux un é-
chair.
Encore un coup, ayons confian-
ce, et d'autant plus que, malgré
Îdes efforts insensés pour séparer
[l'Eglise et la nation française,
| Dieu a-voulu que leurs destins
|restassent solidaires, et qu'un a-
|moindrissement de la France ne
pût pas se produire sans un affai-
blissement de l'influence eatholi-
que dans le monde,
LA FRANCE ET LA GUERRE
Eloquente lettre pastorale de Mgr Charos
évêque de Lille
5 . :
LT ap de 2 Lei pes hd ch rat caps es es fra ro een pen rs ae ee ee en be ed
RS
flexion fut formulée plusieurs
fois, devant nous, dans un récent
voyage à Rome, par ceux qui
composent le Sénat de l'Eglise.
Et le Pape Pie X n'aime-t-il pas
à redire que notre peuple est res-
té le premier dans la catholicité
par la générosité et par la fer-
veur de l'apostolat !
Nous croyons pouvoir à notre
tour le déclarer sans jactance: si
res réalisait, s'ils devaient ar-
racher encore à ce pays de nou-
veaux lambeaux de son sol si en-
vié, de nouveaux milliards de son
or si convoité, si la France enfin
tombait au rang d'une puissance
secondaire, ce n'est pas seulement
l'équilibre européen qui serait
“ompu; ce n'est pas seulement la
clviisation qui perdrait sa délica-
tesse et sa grâce, c'est l'humanité
qui serait atteinte dans les por-
tions les plus nobles d'elle-même :
c’est le dévouement aux idées gé*
néreuses réalisant parmi les hom-
mes toujours plus de justice, de
dignité et de liberté: c'est la syun-
pathie pour les faibles et les op-
primés, qui tendraient à dispa-
raître avec la race qui fut tou-
jours l’enthousiaste et séduisant
champion des nobles causes. Et
c'est un utilitarisme méthodique
sans grandeur et sans coeur et
lourdement infatué, qui rempla-
cerait tout cela.
DE
Et ce serait enfin, sur combien
de points dans le monde un recul!
et nous allions dire un refroilis-
sement de l'Evangile, Qui le pré-
che et le persuade autant que nos
incomparables missionnaires? soit
dans les sables du désert africain,
soit sur les plateaux rocheux de
la Syrie où elles acclimatent no-
tre langue, soit au fond de la Chi-
ne, impénétrable à tout autre qu'à
ces pionniers spirituels et qui s'é-
veille enfin à la foi? Toute la for-
ce d'expansion conquérante qui
caractérisera de tout temps la
France et qui s'est restreinte dans
l'ordre politique, il semble, an
contraire, qu'elle atteigne aujour-
d'hui son maximum chez ses mis-
sionnaires et qu'elle ait été mise,
grâce à eux, au service de cette
note fle catholicisme où d'univer-
salité qui est une note de l'Eglise.
Eh bien! qui rempilacerait notre
pays dans cet office providen-
tiel? Qu'on nous montre son sup-
pléant avant de nous faire croire
que la France soit à la veille d'é-
tre imise à la retraite dans l'his-
toire des nations !
L'Europe devient une arène
formidable où nous entrons à pas
lents et comme à regret. Mais
nous y entrons à la veille de la
Consécration grandiose de la Ba-
sllique nationale et expiatrice du
Sacré-Coeur, qui mettra ka Fran-
ce dans les bras de Jésus-Christ,
Nous y entrons au lendemain des
grandes assises eucharistiques de
Lourdes, où la Fille aînée de l’'E-
glise honor»nt le Pape personnifié
dans son Légat, honorée elle-mé-
me par un concours de deux cents
évêques a rendu un éclatant hom-
nage à la royauté sociale de No-
tre-Seigneur, Prince des peuples
et des siècles, Et sa divine Mère
N.-D. de Lourdes, la plénipoten-
taire de la Miséricorde infinie
aura-t-elle en vain fait briller
aux grottes de Massabielle son sou
rire, ses larmes et ses miracles?
Aura-t-elle en vain vu, pendant
plus d'un demi-siècle la France
entière à ses genoux, tandis qu’el-
le vient d'être outragée de l’autre
côté du Rhin? Et Jeanne d'Arc,
qui ramena sous nos drapeaux la
victoire infidèle, et “bouta” hors
du pays l'ennemi qui s'y croyait
chez lui comme l'Allemand en
Alsace, aura-t-elle en vain été mi-
se sur nos autels{ C'est sous ses
auspices que nous placons cette
guerre nationale, qui a pour en-
jeu, comme celle dont la bonne
Lorraine fut la sublime héroïne,
tout l'avenir du nom français.
Nous savons que notre état-major
a porté à sa perfection la plus sa-
vante les plans de la campagne
qui va s'ouvrir, Mais la Vierge
de Domrémy aura encore à tour-
ner en notre faveur cette part
d'inconnu qui reste au fond de la
stratégie la mieux conçue et la
mieux concertée; les hommes
l'appellent la fortune; elle est
proprement la part de Dieu, le
point réservé de sa Providence !
Prious-le ardemment, N. T, C.
F., ce Dieu des armées, cet Arbitre
des batailles qui ne se prononce
pas seulement, comme ceux des
manoeuvres militaires, sur la vie-
toire gagnée, mais qui en décide
et qui ls donne. Puisse-t-il l'ins-
Cette ré- |vrire en noms immortels dans les
plis frémissants de nos drapeaux
qui emportent au-dessus des ba-
taillons en marche l'honneur de
la France et son existence de
grande nation !
Invoquons le Père qui est dans
les Cienx en faveur de nos sol-
date qui s'arrachaient hier sux
bras paternels, qui demandaient
à une mère angoissée, à une jeune
| femme laissée au foyer avec des
le dessin de nos avides adversai-
enfants en bas âge, de ne point
pleurer pour ne pas les amallir.
et qui ont détourné les yeux de
ces êtres si chers pour ne plus re-
garder que l'ennemi, Dans leurs
rangs, nous saluons nvec me in-
dicible émotion nos prêtres qui,
au nombre de 375 dans le sul
diocèse de Lille, ont laissé leur
ministère de paix pour marcher
au feu: nous saluons nos reli-
gieux nccourus de da terre d'exil
et rentrant sur.le sol français
pour le défendre contre l'agres-
sæur, Tous s'apprêtent à nous
donner leur sang: est-ce assez le
leur donner nos acclamations et
nos larmes? Que notre prière
soit leur bouclier, et que notre foi
ne cesse pas d'entourer les blessés
de nos soins et de nos veilles!
Prions enfin pour que cette
guerre soit aussi brève que glo-
rieuse, La gloire Ja plus éclatante
coûte trop cher quant elle est a-
chetée dé tant de sang et de tant
de douleurs, Fasse le Ciel que la
paix noûs soit bientôt rendue
dans l'honneur, et que la paix re-
ligieuse plus nécessaire encore
aux nations que celle qui est si-
gnée dans les traités et par les
diplomates, complète la première
et la couronne et. la rende fécon-
de !
A ces causes,
Le Saint Nom de Dieu invoqué,
Nous avons ordonné et ordonnons
ce qui suit :
Art. I—Nouùs demandons à
tous nos prêtres de bien vouloir
célébrer trois fois la messe /em-
pore belli à TV'intention de la
France. Nous leur prescrivons
d'ajouter tous les jours aux orai-
sons de la messe, et fant que se
poursuivront les hostilités, l'orai-
son de la même messe tempore
belli,
Art. 11—Les litanies de la
Sainte Vierge et les prières ré-
cemment indiquées pour le salut
du TS, Sacrement au cours de la
neuvaine prescrite pur Nous, se-
ront récitées chaque dimanche
pendant toute la durée de la guer-
re. Nous autorisons MM. les curés
et aumôniers à donner le salut s0-
lenuel en semaine, toutes les fois
que la dévotion des fidèles leur
suggèrera de le faire. On ajoute-
ra aux versets en langue françai-
se, “Dieu soit béni, ete”, Jes deux
invocations: “W.-), des Armées,
Priez pour nous: Bienheureuse
Jeanne d'Arc, priez pour nous.”
Art. LI1—Nous demandons à
nos chères filles des Communau-
tés religieuses et à toutes les per-
sonnes pieuses de bien vouloir of-
frir plusieurs fois par semaine
leur communion pour la sauve-
garde de nos soldats, le succès de
nos armes et le rétablissement de
la paix,
Art, IV—Nous antorisons et
bénissons de grand coeur le pieux
dessein d’un bon nombre de jeu-
nes gens de la ville de Lille de
passer en adoration devant le S.
Sacrement exposé la nuit du jeu-
di au se | de chaque semaine
jusqu'à la conclusion de la paix.
Cette adoration se fera dans l'E-
glise du Sacré-Coeur.
Art, V—Nous célèbrerons di-
manche prochain 9 août dans l'é-
glise Saint-Maurice (1) de Like
à 6 heures du soir un salut solen-
nel pour appeler la protection de
Dieu sur la France et sur ses ar-
mées. Nous y convions spéciale-
ment Notre Chapitre et tout le
clergé de la ville, les antorités mi-
litaires, M. le maire de Lille, et
MM. les membres du Conseil Mu-
nicipal, MM. les Sénateurs, Dé-
putés et Conseiller généraux des
trois arrondissements du diocèse.
Art, VI—Un groupe important
de Dames catholiques de notre
ville, imitant l'exemple donné
par Lille en 1870, lorsque fut
promise l'Eglise votive du Sacré-
Coeur, nous a soumis le projet
d'un voeu. Aux termes de ce voeu,
les fidèles de la cité de la Vierge
s'engagent à subvenir aux frais
de l'érection du transept de la
hTTF-F-FV-O-S-OOSS
Des milliers de mères peuvent
témoigner de la valeur de l'Ex-
terminateur de Vers de Mother
Graves parce qu'elles savent tout
le profit qu'elies en ont retiré,
ND, de la Treille
détourne de nos murs l'invasion
étrangère. Nous
appronvons et
bénissons ce voeu, et nous ke for
mulons nous-même an nom de
notre ville épiscopale,
Et æra Notre présente Lettre
lue et publiée dans toutes les é-
gliæs et chapelles de Notre dio-
cèse, le dimanche qui en suivra la
reception.
Donné à Lille, sou le seing et
<au de nos armes et le comre
sing du Chancelier de l'Evêché
le 5 août 1914, en la fête de Sain-
te-Marie des Neiges,
t Aléxis-Armand,
Evêque de Lille.
Par Mandement :
FL. Dewaillv. Chancelier.
(1) Une des 18 églises parois-
sinles de Lille: elle peut contenir
plus de 10,900 personnes,
———— 2-20 —
UNE MISE EN DEMEURE
Note énergique de l'Angle-
terre et de la Russie au
gouvernement turc
Londres, 3.— L'Angleterre et la
Russie ont présenté à ln Porte
une note comportant les deman-
des suivantes :
“Une explication de l'action na-
vale de la Turquie dans la mer
Noire;
“Le renvoi des officiers alte-
mands employés dans la murine
turque :
“Le désarmement des eroiseurs
*Goeben” et “Breslau”,
Si ces demandes ne recoivent
pas satisfaction, les relations di-
plomatiques entre l'Angleterre et
la Russie, d'une part, et la Tur-
quie, d'autre part, seront rom-
pues,
La réponse de la Porte n'a pas
encore ete reçne,
CRE
Washington,,3.- Il est évident
que les alliés s'attendent à recevoir
une déclaration de guerre de ln
part de la Turquie, Ceci est dé-
montré par Ja démarche faite au-
ès du gouvernement des Etats-
Unis pour s'assurer s'il était dis-
posé le cas échéant, à se charger
des intérêts français, anglais et
russes à Constantinople,
Quand cette demande prendra
corps, le gouvernement américain
consentira à s'occuper des ambas-
sades de ces trois nations à Cons-
tantinople,
Le département d'Etat a été in-
formé que les représentants di-
plomatiques des alliés se prépa-
raient déjà à quitter la cnpitale
de la Turquie,
LI
Washington, 3.—D'après un
message privé daté d'hier et
transmis aujourd'hui de Constan-
tinople aux Etats-Unis, par l'in-
termédiaire des voies officielles
du gouvernement américain, la
guerre à été officiellement décla-
rée entre la Turquie et la Russie.
ss.
Londres, 3,—-Suivant dépêche
à la “Central News Agency”, un
message officiel de Constantino-
ple reçu à Rome annonce que la
flotte russe a attaqué ln flotte
turque près de Sébastopol, dans
la mer Noire,
Les détails sur le combat man-
quent.
———— 2452 — -
LA VERSION
ALLEMANDE
L'état-major allemand an-
nonce des succès entre
Verdun et Toul
Berlin, 3, (par T. S. F., Long
Island.) — Les renseignements
fournis aujourd'hui à la presse
par les milieux officiels, sont:
“Les critiques militaires des
journaux de Berlin considèrent
que les développements d'hier
dans les environs de Verdun sont
de la plus grande importance, et
ils disent qu'ils entrevoient un
nonveau mouvement offensif.
Dans la bataille au sud de Ver-
dun, les Français font tous leurs
efforts pour écraser et repousser
l'armée qui à pénétré jusqu'à
Saint-Mihiel à la fin de septem-
bre, et qui durant le mois écoulé
s'est battue pour tenir le terrain
gagné, Les Allemands se sont em-
parés de la position principles,
et leurs forces opèrent <lans la di-
rection de Toul.
“L'attaque des Français à
Pont-à-Mousson a été aussi sans
résultat. L'attention peut main-
tenant être dirigée sur l'objet ori-
ginal de cette campagne.
“Le commencement des hostili-
tés navales, par la Turquie pro-
met d'attirer l'attention des for-
ces russes, engagées en Pologne,
où ils avaient pu concentrer des
forces supérieures contre les ar-
mées allemundes et autrichiennes.
On ne signale rien de nouveau en
Pologne.
“L'Autriche annonce officielle.
ment que la marche des Russes
rm
ee ee
contre les positions autrichiennes
dans la région de Turka a été re |
poussée, (Turka ect en Galicie à |
20 kilomètres environ au sud-|
ouet de Sambor).
“Des du
front serbe aux journaux, signa-
lent qu'un régiment entier de Ser-
bes, commandé par le colonel
Ï dans un piège
lépêches spéciales
Ivanoff, est tom
à Vishegrad. I]
AVaient ete avi
*S peu avant, que les Serbes 0
Cupaient encore cette ville, La
chose était inexacte, et le régiment
rapidement entouré, s'est rendu |
sans résistance,
“Les outorités militaires alle-
mandes démentent toutes les his-
toires qui ont cireulé en Aïllema
gne et à l'étranger au sujet des
obusiers aHemands de 400 milli-
mètres,
“Les essais de ces canons ont
“ommencé il y a 6 ans, et les ar
Olleurs allemands ont été entrai
nés à les manocuvrer depuis plu-
sieurs années, Le secret de ces ca
nons fut gardé avec succès,”
LES CRIMES ALLEMANDS
D'un le moignagé belge
Tout ce que les journaux disent
des atrocités commises par les
Allemands en Belgique est au-
dessous de la vérité. [ls ont coupé
mains et les pieds d'un de
nos bourgmestres, crevé les yeux
à d'autres civils, coupé les bras à
des enfants, brûlé vifs de pau
vres paysans, tranché la gorge à
des femmes après les avoir vio-
lées, fusillé des milliers de civiis.
Ils ont pris mon cousin X.., qui,
étant religieux, s'était fait ambu-
lancier militaire, et l'ont obligé à
marcher devant les mitrailleuses
françaises, Le Seigneur l'a épar-
gné, et maintenant ils se sont em-
parés de lui pour soigner leurs
blessés, — (La Croix.)
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le Directeur du Séminaire, tous
les élèves assistent à notre séance
l'inauguration de l'Académie Tn-
ché, et la fanfare nous fournit
son concours pour rehausser lin-
térét de notre réunion.
Le-ture est donnée du comyte-
rendu des élections, pus M. le
r'résident de l'Académie prend la
parole pour nous expliquer, en un
solide discours, notre devise “Es-
Main 3154
to vir!” Sois un homme! Il faut
être des hommes de caractère.
nous dit-il: des hommes qui, lors.
iqu'ils ont entrepris : une bonne
l‘atise, ne laisse nt abattre par
| a eue crainte, terrasser par au
cune difficulté: des honimes qui
ne reculent devant rien, mais qui
tuarchent toujours aux premiers
rangs, le front haut et d'un air
nn
résoln,
F ‘homme le caractère, avoue-t
fil | encore, n'est pas nécessairement
_ ; nes toujours emporté: il
814-816 BATISSE BANQUE STERLING ds pas non plus un homme po-
JM Tarn ar AVENUE PORTAGE er RUE SMITH [Pi pulaire on aimé de tous. IL est
JA Term v” pese [Res ferme sans emportement :
1BLAL WINNI PECG. aime sans bassesse et il voit sn
JP TRemgLar CANADA. > ause par dessus tout. Le carac-
' , nie ière s'acquiert par la piété d'a-
? | bord, et tous ceux qui prient d'un
coeur sincère et qui luttent géné-
LES POSITIONS DES ALLIES
SONT PARTOUT MAINTENUES
Les Belges font de légers progrès àl'est de Nieuport. —
Des tranchées cédées au
reprises
Paris, 7.—Le
ciel euivant a
“I] n'est arrivé aucune nouvelle
concernant les opérations au nord
de la Lys.
“Au cours d'un violent mouve
ment offensif des Allemands au
nord d'Arras, nous avons perdu |
quelques tranchées que nous a-
vons reprises plus tard.
commu ni jué
été publié ce soir:
“En Argonne, dans la région
de Saint-Hubert, toutes les atta-
ques de l'ennemi ont été victorieu-
sement repoussees,
“Sur le reste du front de batail
le il n°y a rien d'important à si-
gnaler”
Paris, 7.—Le communiqué offi-
jel suivant a publié cet
après-midi :
“A notre aile gauche,
été
les alliés
ont fait de légers progrès à l'est
de X gr re sur la rive droite de
l'Yser, Entre Dixmude et la Lys,
les Allemands ont renduvelé leurs
attaques pendant la journée
d'hier, mais, en de nombreux
points, ces attaques, surtout celles
de l'infanterie, ont été moins é-
nergiques,
“Les lignes franco-anglaises se
sont partout maintenues, €t nos
troupes, prenant l'offensive, ont
fait des progrès seusibles sur de
nombreux points.
“Entre La PBassée et la région
de la Somme la journée on été
marquée par un duel d'artillerie.
Dans la région de KRove nous
continuons à occuper Le Ques
nov-eni Santerre et nous avons 4
vancé en particuher vers Ande
chy.
“Au centre, entre l'Oise et la
Moselle, nous avons à noter une
ser de l'activité allemande,
ui s'est surtout manifestée pat
de la canonnade, Les att aques de
l'ennemi, sur de nombreux points
de notre front, ont en fin de
compte été repoussées, quoiqu'en
plusieurs cas le combat dura pen
dant la journée entière.
#A notre aile droite, il n'y a
rien de nouveau.”
Les troupes de réserve françai
ses et anglaises ont été envoyées
pour les armées qui opè-
rent au nord de Soissons, Les sen-
tinelles aériennes signalent
les Allemands ramènent
divisions de poupe de réserve
sur des positions vaguement dé-
crites, L * l'on suppose être ‘le
long de l'aile gauche” et laisse en
trevoir aux chefs militaires que
les Allemands n'ont pas abandon
né leur plarr d'atteindre les villes
de la côte.
Londres, 7.—12 correspondant
du “Daily Mail” à Rotterdam dit
qu'il a recu la confirmation ofi-
cielle de l'avance des alliés sur
tout le front ouest des Flandres,
Il ajoute:
“Les boulangeries militaires al-
lemandes ont été dirigées vers le
sud d'Ostende, laissant entrevoir
assister
que
plusieurs
la retruite probable: de l’armée
principale allemande,
“J'ai appris, de sources sûres,
que le transfert du % corps d'ar-
mée allemand de Belgique et de
France vers la Prusse orientale, n
eu lieu la semaine dernière et que
la moitié seulement de ce contin-
gent a été remplacé par des vo-
lontaires,
“Les Allemands manquent de
munitions pour leurs gros ca-
nons, à l'ouest des Flandres, et les
transports sont impossibles en
raison des inondations. Les Alle-
mands prisonniers disent qu'ils
peuvent se battre avec des hom-
nes, Mais pas avec une masse
d'eau.” "
ofti- |
ui mauvais pence hate, peuvent
étre des hommes de caractère,
Il en est qui naissent mieux fa-
vorisés que d'autres, mais il de-
meure certain que tous peuvent
devenir des hommes de carnetère
‘ils le veulent. Ceux qui ont déjà
de belles qualités doivent encore
les perfectionner: les autres ont
le devoir de travailler à acquérir
ce qui rend vraiment homme de
levoir et d'honneur,
nord d'Arras sont aussitôi
La vie des
dans les tranchées,
soldats du kaiser
où ils demeu-| L'étude aide aussi à tremper la
er agenouillés, est horrible à [volonté de tout jeune homme, en
f À
[l'ésééne ouvrant son esprit à de nouvelles
Ü Une nourriture convenable a [F2nnaissances et en l'habituant
[fnit défaut: les soins n édicaux pei à peu aux efforts personnels.
Le bon exemple ne peut êtie
finanquent et la maladie a fait son |, | r
étranger à la formation du carac-
apparIUOon, ravageant s rangs|)'., ‘ sé Ÿ
de ceux qui n'ont pas ét: frappés tère, chez les jeunes gens, € est là
par les shrapnels l'action la plus salutaire qu'ils
L'énervement menta! et physi- [Peuvent exerve dans les milieux
où leur dde influence se fait
que des lingnes vigiles durant les- | N
quelles les hommes alors sengir,
Telles sont les leçons pratiques
qui se dégagent du travail sérieux
de M. Norbert Bellavance,
en face, à
Hlegmatiques
plus que ce-
constamment In mort
affecté le moral des
envisagent |
Allemands beaucoup
lui des troupes nlliées. Ils hési- Il m'appartient de féliciter, au
tent, quand ils sont ss le feu, et|nom de tous, notre dévoué Pré-
n'abandonnent pas rapidement |sident, pour son discours d'ouver-
l'abri de leurs tranchées pour at- Lo adémie pains,
taquer en rase campagne, H. Lapointe et J, Hébert
..
Londres, 7:-—Une dépêche de clamer, l'un, “La chute des feuil-
Rotterdam au “Daily Mail” dit les à, de Millevoye, et l'autre ere
qu'Anvers est de nouveau enl'ntéressante poésie, intitulée
“Carcassonne”, Gustave Na-
daud,
Le programme de notre premiè-
re séance régulière n'étant pas
fort chargé, il nous a été agréable
d'écouter les conseils que nous ont
largement donné nos bienveillants
Directeurs,
M. le Directeur de l'Académie
nous rappelle, pour mieux
graver dans notre esprit,
proie à la panique et que, en rai- PRE
son de l'attitude agressive des Al-
lemands, qui accusent les Belges
l'avoir mis le feu aux réservoirs
le pétrole, plus gr 15,000 Hhabi-
À 2 quittent de nouveau Anvers.
Fous les permis sont supprimés,
Les Allemands ont interdit aux
Belges de 1S à 30 ans de quitter
la ville et en ont arrêté un grand
nombre,
les
certai-
ture de
MM
viennent ensuite, sur Ja scène, dé-
AE + nes idées du discours du Prési-
dent : il nous redit ce qu tendra
sans cesse à poursuivre l'Acads-
ST-B NIFAC mie pour le plus grand bien de
[notre préparation à notre carriè
—— re future,
\ l'Archevêque a quitté M. l'abbé Morean, ré ‘enment
Mont éal pour le sud des États- ordonné prêtre an Petit Séminai-
Unis. Il est inutile de lui écrire re, ucce pie l'invitation qui lui es!
l'ici à deux mois: les lettres ris-[ftite de nous exposer : quelques-
juer de ne pouvoir pas l'attein- sh des bons pue rh ® une A-
dre. Les médecins nous permet - cac lémie peut produire dans une
tent l'espérer en un complet réta- me d'éducation.
RH Shan Le l'abbé Moreau, qui fut déjà
RÉ LE EX résident d'un cercle de jeunesse
MUR LEARN. an Séminaire de Québec, procla-
BAPTEMES me sans restriction les services
2 novembre, Eugène, fils de J.- [que peut rendre un cercle où une
B. André et de Rébecca Goffart. Aceécbie dans un collège ou sé-
Parrain, Eug ne Tellier: mar-[Mminaire.
raine, Mme E. Tolller Outre l'avantage si grand d'ex-
S novembre. Chara-londina,{ercer à l'art de la parole publi-
de Oscar Boone et de Eu-fque. l'Académie est surtout pro-
hrasie Verleven. Parrain, Flo-|[fitable à cause du travail person-
rent Boone: marraine, J. Boone, [nel qu'elle impose à ses membres,
S novembre, René-Pierre, fils !M. l'abbé Moreau nous avertit ce-
pendant de ne pas vouloir étudier
un peu toutes les grandes ques-
tions pour avoir l'air de petits sa-
J.-R.
soriners,
Meyer et de Emma Ce-
Parrain, H. de Columoe:
marraine, Marie Clovzin,
S novembre, Louis- Ass, vants, Il importe avant tout de li-
fils de James Dufault et de En. lmiter le programme d'études
génie Anthier, Parrain, Azarie [Pour avoir le temps d'approfon-
Du fault ; marraine, Maria Du- dir quelques sujets de majeure
faut. importance.
M. le Directeur du Séminaire
S novembre, Marie-Florence,
fille de T! Fox je | veut à son tour nous adresser
de mnt auvreau et de *
G me à rh 7” Cche . sr is ” quelques mots d'encouragement.
sie! PORWATTEZ AFPAUL |T1 nous invite à bien profiter des
Charles Schwartz: marraine.
avantages que l'Académie nous
offre, et que l'on a énumérés du-
rant la séance, Il nous recom-
Théolinde Desjardins,
Victor-Bernard,
S novembre,
fils de Napoléon Goulet et de Ro-|nande à tous, d'être pour le cu-
drigue, de Saint-C laude, Man. | »setère, l'énergie et le dévouement
Parrain, Mizael Rodrigue: mar- apostolique, de dignes sucees-
raine, Emma Paquin. seurs des Taché et des Langevin.
S noembre, Marie-Marguerite, Antoine Deschambault,
fille du docteur Lachance et de!—18 octobre 1914. Secrétaire,
Eugénie Forest, Parrain, J.-B. Pet
Portras: marraine, Agnès de
Moissac. (ruérit l'asthme à bon marché.
.. —Des milliers de piastres ont été
SEPULTURE dépensées dans le but de trouver
un remède contre l'asthme et ra-
rement avec profit, L+ remède du
docteur Kellogg en dépit de son
efficacité coûte si peu qu'il est à
la portée de tous. C'est le rermèx le
4.9.9 | national contre l'asthme. H n'a
M. l'abbé DeMunter a été nom-|sucune parenté avec les prépara-
mé p'ofesseur de théologie et de tions doutenses et d'essai. Votre
phil sophie au Petit Séminaire, Imarchand vous prorrera,
à novembre, Julie Péquignat,
épouse de Jean Langlois, décédée
à fochester, Etats-Unis, le ler
novembr:, à l'âge de 64 ans,
,
emma sermasemen atteints
LA
LA TACTIQUE
DE JOFFRE :
Ménager ses troupes tout en
grignotant l'ennemi
Paris. 6.-_Les personnes atta-
chées au ministère de la guerre
esthoent que les Allemands pos-
sèdent en Belgique et en France
et sur la frontière allemande, dn
côté de Ja Suisse un effectif de
1.750,000 hommes. Les Français
et les Anglais ont sans aucun dou-
te un eflectif supérieur, qui sur ou
près des lignes de bataille atteint,
it -on, 2,225,000 hommes
La raison pour Iagnelle les al-
liés ne chassent pas les Allemand:
de France et-de Belgique, est en
partie parce qu'ils sont mieux ou-
tillés pour se défendre, possédant
une artillerie et retranche-
ments d'une construction tout à
fait moderne, ce qui leur permet
de mieux se tenir sur la dé fensive
que de prendre l'offensive, H n'y
a probablement aucune position
sur toute la ligne de combat que
l'une où l'autre armée ne puisse
prendre si elle était bien résolue
à le faire. Il s'agirait fout simple
ment de concentrer sur ce point
des forces suffisantes et de con-
sentir à des pertes qui sont en pa-
reil cas inévitables,
On s'empare d’une position en
éprouvant de plus grandes pertes
que celles qu'on inflige à l'ennemi,
et les vainqueurs en avançant se
trouvent en présence d'une autre
position de Jaquelle ils doivent é-
galement s'emparer. Si cette opé-
ration est répétée plusieurs fois.
la supériorité numérique de l'at-
taque deviendra une infériorité,
et les semaines se succédant amè-
ueront la défaite forcée de Fen-
nemi,
Le général Joffre ménage la
vie de ses hommes. Ces derniers
cherchent à obtenir les meillèurs
résultats, en laissant les Alle-
mands les attaquer dans des oc:
casions qui jeur sont défavora-
bles. et quand ils veulent le faire.
iæs généraux des armées alliées
pensent certainement qu'il est
vréférable d'engager la bataille
en France ou en "Belgique qu'en
Allemagne. Leur effort tend à
disposer les troupes alliées sur
telle ou telle partie de Ja vaste li-
gne de bataille, de façon à anéan-
tr où à faire prisonniers le plus
grand nombre d'Aemands,
Pour les alliés, dhaéser les Al-
‘emands devant eux (si cela était
possible) équivaudrait à les re-
fouler sur leurs bases en laissant
leurs armées intactes, Le problè-
me qui consisterait à battre les
Allemands sur leur frontière de-
“lendrait de plus en plus difficile
à chaque fois qu'ils reculeraient
d'un kilomètre.
On se montre convaineu, aussi
bien au Quartier général de l'état-
major qu'au ministère de la guer-
re, que la guerre sera longue, ei
que la victoire ne sera gagnée que
par attrition, et que cette manière
de procéder peut être employée
aussi bien dans le nord de la
France qu'en Belgique et sur les
bords du Rhin. *
L'état-major des armées alliées
s'appliquent surtont à ne pas gas-
piller le ‘matériel humain.
La France dispose probable-
ment encore de 1,500,000 hommes.
dont la Pblupart quoique sous les
armes n'ont jamais été sur le
iront,
Parmi eux se trouvent des jeu-
nes gens et des réservisies des
plus anciennes classes, qui reçoi-
vent l'instruction nécessaire pour
pouvoir les remplacer sur le
champ de bataille. La France
veut donc perdre 1,500,000 hom-
mes et conserver un effectif aussi
Hapariant que celui qu'elle pos-
ède Deer A 21 Il en serait
probablement de même pour l'AJ-
lemagne, et pour les experts mi-
litaires, ces nombreuses et impor-
tantes opérations qui ont déjà en
lieu ne sont que le commencement
d'un conflit qui n'atteindra sans
doute toute sa violence qu'au
printemps prochain.
ee
LA GUERISON
DU TETANOS
a
Admirable découverte d’un
médecin des Ardennes
des
Pañis, 9—Un des traits les
plus frappants de lu guerre ae-
tuelle a été l'extraordinaire pré-
dominance du tétanos parmi les
blessés, Tous les hôgitanx déplo-
rent l'effet terrible de ce mal, cor-
tre lequel la science médicale a
été sans effet. Le docteur Delor-
me, chef du service sanitaire
français, »vone l'impossibilité de
guérir un cas avancé dans un r'ap-
port sur le traitement des blessés,
publié à l'Académie de médecine.
I dit :
“Quatre-vingt-dix- neuf pour
cent des cas sont mortels, Je ne
PAROLES DE
puis seulement conæiller ‘que des
palliatifs Le docteur A, Blake,
ae l'amb rap e américaine. disait
récemment que le tétanns était le
plus sémienx prohlème auqnel les
médecins avaient à faire face pen-
dant cette guerre, et qu'il consi-
dérait qu'une inoculation pré- 4 A ‘
entire immédiate d'un sérum sn. IM. Caillaux frappé de quinze
- a , à
tétanique faite sur tons les bles! jours d’arrêts de forte-
trouvés sur le champ de ba-|
resse
ta ile était la seule méthode de
combattre cette entamité. ———
De telles injections, céepen lant, Paris L'an président
n'ont pas gnéris les cas avancés. | lu consil des ministres, M. (
On annonce que sur ces cas avan-!lanx, n été fr 1ppé de quinze jours
sont
gtaine
x RUE
mille blessés
peine une vin
cés quatre
d'arrêts de forteresse pour avoir
prononcé récemment
morts et qi
sors
oné pu être. guéris dens legnel il insultait les An-
Le docteur Doven, ke ehirur-[glais M. Cnilanx est attaché à
sien bien connu, a annoncé au: | l'armée comme trésorier.
jourd'hui la découverte d'un re- Le due de Rohan, en racontant
nè le dont il donne ci-dessous les{le fait à la chambre des députés,
détails: a dit
M. Caillaux est allé
maine à Doulens, où il a rencontré
des réservistes et territoriaux ap
“Je ie suis rendu compte le-
puis
r'etux
longtemps du caractère sè-
du tétanos, J'ai étudié de
puis le 10 se ptembre, Je fus mis partenart à Sa Ccirconseription
sur la boune vole par les rapports électorale, I! leur a dit:
d'un traitement pain lécouvert “me semble que vous entr
par un mé le in de ln région des|Prenez une bien dure besogne, NS
Ardennes, où le : Létaos régfa en quelques-uns de vous désirent
1909. fa remède consistait en in- [être transférés dans une région
jections antitétaniques dans lu ltnoïins dangereuse, ils n'ont qu'à
colonne vertébrale, et le maintien [me le dire, La situation est ex-
du malade dans une position ren- [Cessivement grave, Car nous som-
ines seuls à lutter contre le mon
de, Les troupes anglaises ne sont
d'aneune utilité pour nous.”
Le général Galliéni a ordônné
aussitôt le transfert dans une for
teresse de l'ex-ministre,
Lorsque le général Jotfre
informé de ceci, il a doublé
punition,
au-dess QUE] di ui
tait là le secret
du tétanos,
Dr Brisset
la tête
veau des reins. C°
le la guérison
aa direction
ME LÔ a traité dix ças avancés,
et le docteur LemonnieY de Gran-
ville, quatorze. Il n'y eut que
wois décès, deux à Granville et un
à Sauint-L6, où le cas était dès le
début considéré sans espoir,
l'homme ayant été mis littérale-
ment en pièces, Ces chiffres repré-
sentent plus de S0 p. c. de guéri-
sons.
“Le traitement consiste, d'a-
bord, d'une injection de sérum
versée, ni
Sols
le de
fut
la
a
LES RUSSES
ENVAHISSENT LE
TERRITOIRE TURC
“uns la région des reins: le pa-
la tête en
5 degrés
de maniere que “le sérum puisse
Les Turcs se retirent en lais-
sant de nombreux morts
sur le terrain
alors incliné,
arrière, à un angle de
tient est
passer dans la région vertébrale
le cerveau, S'il
très grave, je renouvelle
Un communi-
qué officiel de l'état-major de
l'armée russe dans le Caucase a
été publié aujourd'hui à Pétro
grade et annonce que les troupes
russes ont traversé la frontière
turque, repoussant l'avant-garde
de l'ennemi et s'emparant de plu-
sieurs villes,
Le texte du communiqué dit:
s'agit d'un cas
l'injec-
quarante centi-
dans l'intervalle de
quarante-huit heures,
el
Pétrograde, 6.
tion, “administrant
mètres cubes
de
1
ad-
ininistrées par la bouche, pendant
“En outre des injections,
fortes doses de chloral—12 à
grammes chaque jour—sont
que la blessure est traitée locale-
ment par de puissants antisepti-
ques. “Nos troupes ont traversé la
“J'ai résumé les détails des cas, ! frontière turque et, après avoir
et le traitement dans nn rapport [repoussé les: avant-gardes tur-
ques, se sont 'emparées, après en-
gugements, des villes de Zwine,
Karakilissee, Passenka, Akhtv,
Boutakh, Khoroun, Myssem et
Arzap.
“Les Tures ont battu en retrni-
te après avoir subi des pertes et
ont abandonné leurs morts.”
Le ed Se —
LA PRISE DE
JAROSLOV
Les Autrichiens sont battus
et en pleine retraite le long
de la rivière San
destiné à la société médicale fran-
caise. J'espère que cette méthode
sera adoptée off ‘iellement dans
le plus bref délai.”
UNE SCENE
EMOUVANTE
Un prêtre-soldat grièvement
blessé meurt en donnant
l’absolution à un soldat
Paris, Plusieurs soldats
blessés aient étendus sur de la
paille dans la salle d'attente de ù NA LE
la gare du Nord, en attendant d'ê Lemberg, 6.—On a reçu hier à
tre transportés à l'hôpital. Hnit Lemberg. la nouvelle que la ville
d'entre quelques-uns même, sem- de Faroslav a été rec apturée par
blaient n'avoir plus que quelques | les Russes qui y ont fait 3,000 pri-
instants à vivre, sonmiers, EL Ÿ
fade son donnions ÉMal dur on a gg militaires publiés
signes évidents d'inquiétude, Une le pe PES: a op so pes
infirmière s'approcha et lui offrit sg vire gl tes dog Poe Rex
d'arranger les bandages de sa attnquaient continuellement, nuit
et jour, Le feu de leur artillerie
blessure: mais le malheureux lui [© } re :
leœure; mais ik était particulièrement violent ce
dit : “Je désire vivement un con- qui donnait. l'impression qu'ils
fesseur. ï ñ Ne tentaient leur dernier effort, N&
ds, ail un, pr tre 1e1 de- lanmoins les Russe onf repoussé
manda l'infirmière à haute voix. l'ennemi et brisé sa résistance. de
A ce moment un autre soldat sorte qu'il bat maintenant en re-
mortellement blessé, tira linfir- [truite tout le long de la San.
mière par la manche et dit: Lette dernière batuille s'éten-
“Madame, je suis prêtre. Je |dait sur un vaste front et on pour-
vait entenglre la canonnade à une
peux lui donner l'absolution. Por-
grande distance, D'énormes forces
tez-moi près de Jui.”
Président.
The Guilbault Co. Limited
ENTREPRENEURS GENERAUX
Qu'est une heure de vie comparée
à cela!” et le soldat essaya vai-
nement de se soulever pour
traîner aux côtés (le son camara-
de; on l'y porta.
La confession ne fut pas lon-
gue, mais les forces du prêtre-sol-
dat diminuaient rapidement.
Quand le moment fut venu de
donner l'absobution, il fit signe à
l'infirmière et prrupre “Aidez-
moi à faire le signe de la croix”.
Celle-ci lui soutint le bras.
Peu après le prêtre et son péni-
se
ER
EE
Materiaux de Construction
BOIS ET CHARBON
FLëL ‘sou O1 tuent odram A
_
| On dit iei que les canons autri
hiens ont détruit le château que
* prince (Czartoryzky possède
près ch Lexaisk, sur ls San. Il
st probable que ln bibliothèqu
lstorique de grande valeur qu
se trouvait dans le château a €
| Ni MTEL
Londres, ( D'après les no
velles reçues par l'ambassadeur
tussie à Londres, les Russes
versé ln Kan en forre, «a
nord et au sud de Prremysl et s'a
\ ent de nouveau le long de ln
voie ferrée de Cracovie
A moins que les Autrichiens ne
iussissent à arrêter les Rasses
ls seront obligés de « replier sur
les Corpathes, actnelement cou
verts de neige, où depuis plu
sieurs semaines d'important
corps de cosiques attendent
moment de les attaquer de flan
Prremvst n'a pu être secourui et
la chute de la forteresse peut
produire d'un moment à laut
Jaros iv nes ‘à 25 kilomètres
la Pr a
AD à ——
UN ECHEC AUTRICHIEN
Les Russes font 4,000 prison-
niers près Przemysl
Londres, 5,--Le co respondant
du “Morning Post” à Pétrograde
télégraphie ce qui suit :
“On persiste à dire que Prze
mysl, en Galicie, a été pris, mais
cette nouvelle n'est pas exacte, Ce
qui est vrai, c'est que les Russes
ont fait 4,000 solduts de ln garni
Son prisonmers, et se sont empa
rés d'une grande quantité d'armes
et d'équipement, quand ln garni
l'eflectuer une sortie,
“L& choléra et le typhus fant
de nombreuses viétimes à Prze
mysl
“De nombreuses femmes revien
nent la frontière rus
se, ce qui prouve qu le nombre de:
aventuriè res qui suivent les a
mées est conéidérable Ces fem
mes se coupent les cheveux, revê
tent un uniforme de soldut et s'
cnappent en secret, étant de con
nivenee avec des amis qu'elles ont
parmi les soidats, D'autres par
tent seules, sous différents prétex
tes, comme celui de rechercher des
parents blessés, et endossent un
costume d'homme quand elles ar-
rivent à la frontière,
Ine jeune Cosaque, Hélène
Choba, qui a revêtu l'uniforme de
soldat, s'est rendue sur le front
avec Ta permission des autorités,
après s'être longtemps distinguée
comme cavalière, excellente tireu-
&, maniant les armes avec adres
se,
SON à essayé
blessées de
Toute personne 8e trouvant seul chef
de famille ou tout indivdu mâle de
plus de 1S ans, pourra prendre comme
homestead un quart de section de ter-
re de l'Etat disponible au Manitoba,
dans la Saskatchewan ou dans l'Alber
ta, Le postulant devra se présenter à
l'agence ou la sous-agence des terres
du Dominion pour le district, L'entrée
par procuration pourra être faite à
n'importe quelle agence mails non à
une sous-agence, À certaines condi-
tions,
DEVOIR—Un séjour de 6 mois sur
le terrain et la mise en culture d'icelui
chaque année au cours de trois ans,
Un colon peut demeurer à neuf milles
de son homestead sur une ferme d'au
moins 80 acres moyennant certaines
conditions, Une maison habitable est
requise hormis qu'on réside dans les
environs.
Dans certains districts un/ colon
dont les affaires vont bien aura la pre-
emption sur un quart de section ge
trouvant à côté de son homestead,
Prix, $3.00 l'acre,
DEVOIR-—-Devra résider six mois
chaque année au cours de trois ans à
partir de l'obtenticn de la patente:
cultiver cinquante acres en plus. Une
tenue aussitôt qu'une patente de ho-
patente de préemption peut étre ob-
mestead, à certaines conditions.
Un colon qui aurait forfait ses
droits de colon en ne pouvant obtenir
sa préemption pourra acheter un ho-
mestead dans certains districts, Prix,
$2.00 l'acre.
DEVOIR—Rester six mois dans cha-
cun des trois ans, cultiver cinquante
acres et bâtir une maison valant $300.
Le terrain propre à la culture peut
être diminué par de la mauvaise et
rocheuse terre. L'élevage du bétail
L'infirmière hésitait. enr Jelautrichiennes s'efforcèrent d'em- peut moyennant certaines conditions
malheureux prêtre-soldat avait [pêcher les Russes de traverser la |étre substitué à la culture,
une horrible Les ure causée par [San près de Monasturzek, mais +, W, 008,
ne e bless CaUSÉe pi Le bllaéés "0e: dE de Sous-ninistre de l'Intérieur,
un éclat d'obus, et le moindre [furent oDagées de Céder eVantl NN, B—La publication non-autorisée
mouvement le faisait affreuse- l'énergie des attaques russes, de cette annonce ne sera pas payée.
ment souffrir, Mais la voix reprit | mme ee —— ——_——
faiblement :
pe € ous avez la foi et vous con- ED. GUILBAULT, E. À, pt
naissez la valeur d'une âme.
tent mouraient tous deux, la BUREAUX ET ENTREPOTS:
main dans la pe. ndant que Coins des Rues Des Meurons et Goulet
l'infirmière et iommes de SAINT-BONIFACE : - - MANITOBA
l'ambulance (none à Téléphones Main 604-7442
leurs côtés, APT ORSAS
L
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